DES M Œ O R S. 2sun éloge si glorieux pour lui-même,éîoit le Pere Sebastien , qui avoit un ta-lent rare pour les mécaniques. Il ouvritles montres assez promptement & les rac-commoda, fans savoir combien étoit im-portant par les circonstances l’ouvragedont on l’avoit chargé. Quelques joursaprès, il vint de la part de M. Colbertun ordre au Pere Sébastien de le venirtrouver : on ne lui dit rien de plus. 11 seprésenta interdit & tremblant. Le Mi-nistre accompagné de deux Membres del’Académie des Sciences, le loua sur lesmontres , & lui apprit pour qui il avoittravaillé : il l’exhorta à cultiver son ta-lent , lui recommanda de travailler sousles yeux de ces deux Académiciens quile dirigeroient ; & pour l’animer davan-tage & parler plus dignement en Minis-tre , il lui donna six cents livres de pen-sion , dont la première année lui futpayée le même jour. Il n’avoit alors quedix-neuf ans : & de quel désir de bien 4faire dut-il être animé! Il devint le plushabile mécanicien de son siede.
Léon X , dont nous venons de parler,récompensa d’une autre maniéré un Chi-miste, qui se stattest d’avoir part à sesbienfaits, pour avoir trouvé, disoit il,la pierre philosophale. Le Souverain Pon-tife lui fit donner une grande bourse vide,ajoutant que puisqu'’ilsavoit faire de Vor ,
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