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le Sénat ceux de leurs enfans qui por-toient encore la prétexte, robe bordéede pourpre qu’üs ne quittoient qu’à l'âgede quatorze ans. Un jour qu’on y traitaune affaire importante , & qu’il fallut laremettre au lendemain, on convint den’en point parler jusqu’à ce qu’elleJ!utdécidée. Le jeune Fapirius a voit assistéce jour-là au Sénat avec son pere. Samere lui demanda de quoi il y avoit étéquestion. L’enfant répondit qu’il avoitété défendu de le dire. La mere n’endevint que plus curieuse. Plus il inilstoitfur la nécessité de fe taire, plus ilirritoitses désirs. Enfin , pouffé à bout, il pritingénieusement le parti de lui donnerle change. Il a été quejiion , dit-il, dansle Sénat , de décider s’il était plus utileà la République de permettre aux hom-mes d’épouser deux femmes , ou aux fem-mes d’épouser deux hommes. Cette nou-velle surprit étrangement la mere, quisortit aussi-tôt de chez elle, & alla con-ter la chose à ses amies. Le lendemainle Sénat fut environné de Dames, quiprioient les larmes aux yeux qu’on neconclut rien fans les ouïr. Les Sénateursfort étonnés, demandèrent ce que c’étoitque la folie de ces femmes & ce qu’ellesvouloient. Le jeune Papirius s’avança aumilieu de l’assemblée, & raconta les ins-tances que fa mere lui avoit faites à