des Mœurs. 47tioisstnce & d’estime. Le Comte lui ditqu’il ne prétend oit lui imposer aucuneobligation par Ibtction qu’il venoit defaire, qu’il se devoit à lui même la con-duite qu’il avoit tenue, & qu’il auroitfait la même cl;ose pour tout autre ;que cependant il conuoilfoit assez lemérite de M. Hollis & le prix de sonamitié, pour être prêt à l’accepter commeune insigne faveur, s’il l’en jugeoit digne.M. Hollis charmé de ce discours autantque de ce qui y avoit donné lieu, assurale Comte d’un attachement sincere &zélé. Par-là une ancienne mésintelligenceentre deux hommes généreux, opulens& voisins, fut changée en une vraie &solide amitié.
Quoique le secret doive être ordinai-rement inviolable, il y a néanmoins descas où l’on peut, où l’on doit même lerévéler. S’il doit nuire à l’innocence, s’ilcouvre un dessein criminel, ne craignezpoint de le découvrir à la. personne quien seroit la victime, ou à ceux qui peu-vent y mettre obstacle. Henri llî, Roide France , avoit fait arrêter le Roi deNavarre , qui fut depuis Henri IVL CePrince ayant trouvé moyen de s’échapperde fa prison, on soupçonna Fervaquesd’avoir eu connoiflance de cette fuite,& de n’en avoir pas donné avis. Le Roifurieux jura dans fa coiere que Fervaques