des Mœurs. fsapprofondis, une étude suivie, & desconnoiflànces qu’ils n’auront jamais.-
Dans toutes les matières il est plus aiséde juger & de prononcer, que de peser"& d’examiner les raisons qu’on auroit dele faire: & cependant n’est-ce pas ce queprescrivent la raison & la sageise ? Plusl’objet elf important & peut avoir degrandes suites, plus on doit y apporterun mûr examen.
juges de la terre, Magistrats, quitenez entre vos mains la fortune & lavie des autres hommes, c’est à vous sur-tout que convient la maxime de ne riendécider qu’après l’avoir bien pesé. Vousne devez ni prononcer légèrement, nicondamner fans les plus fortes preuves ;& vous en rendrez compte à celui quijugera les justes mêmes. Combien néan-moins , ou distraits, ou las de prêter uneattention suivie, jugent presque au ha-sard , & se mettent ensuite peu en peinede réparer les torts .qu’a causés leur négli-gence ! Qu’il nous soit permis de leurproposer ici deux beaux exemples, dontil servit à désirer que l’imitation fût moinssouvent nécessaire.
M. de la Faluere , Conseiller au Parle-ment de Bretagne, ayant été nomméRapporteur d’une affaire, dépouilla , parsa précipitation , .une famille honnête &pauvre des seuls biens qui lui restoient,
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