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mais ont-ils donc plus de lumières &de lavoir que les autres ? le font-ils misen état, par une étude profonde & sé-rieuse , de prononcer fur cette impor-tante matière avec une parfaite connoil-fance de cause ? & ne font-ce pas , pourla plupart, des échos subalternes de l’im-piété, qui uniquement occupés de leursplaisirs, lèroient bien fâchés d’avoir desmomens de relie, pour examiner avecattention ce qu'ils ne le soucient pas deconnoitre? Ils ont pris une voie pluscourte, plus commode , & qui fait fansdoute beaucoup plus d'honneur à leurjugement; c’est de dire qu’ils ne croientaucun miracle, parce qu’il n’y en ajamais eu.
Mais pour soutenir un si étonnant pa-radoxe , il faut avoir une trempe d’espritque les plus étranges absurdités ne puis-sent ébranler. Car si les miracles que lesEvangélistes attribuent à Jesus Christ &à ses premiers Disciples, n’étoient pasincontestables lorsqu’ils les écrivoient,quelle folie peut être comparée à la leur !En les publiant au milieu de Jérusalem ,où ils rapporteient que la plupart avoientété faits publiquement, n’est-i! pas mani-feste qu’ils se seraient exposés au mépris& à la risée de tous ceux qui favoientlecontraire ou qui pouvoient si facilementle savoir? Et comment les artisans de la