des Mœurs.’ 427Une Dame vieille & laide étoic venuedans une afïèmblée, coiffée comme unefolle. Un étranger qui étoit au parterrerioit en la voyant. Le fils de cette Damefe trouva par hasard auprès de lui. Cetétranger lui demanda fans le connoffre :Ne trouvez-vous pas cette vieille bienridicule dans fa coiffure ? Je penser oi \ là-iejsus comme vous > répondit le fils, fielle 11 étoit pas ma nitre.
Ce que les enfans doivent faire pourleurs parens, nous devons avec quelqueproportion le faire les uns pour les autres.C’est le moyen de rendre le commerce dela vie plus agréable & plus doux. Notreménagement pour les autres nous en atti-rera de leur part. Notre indulgence àsupporter les défauts d’autrui nous rendranous-mêmes plus supportables ; elle ren-dra nos liaisons plus constantes, & l’ac-complissement de nos devoirs plus gra-cieux & plus facile. Nous devons tra-vailler tous, pour le bonheur de la so-ciété & pour notre propre bonheur, ànous rendre tellement maîtres de nous-mêmes , que nous sacrifiions volontiersnos inclinations & nos pallions à cellesdes autres. Si nous voulons suivre lesnôtres en tout & ne rien souffrir de per-sonne , outre qu’il nous fera impossibled’y réuHir,^! est encore plus impossibleçue nous ns mécontentions les autres,