ï> e s Mœurs. 4 41de donner, & la gloire d’imiter sa bontépar vos bienfaits. Il a prétendu que vousauriez foin de vos frétés malheureuxcomme il a eu foin de vous, que voustiendriez fa place à leur égard , & quevous leur serviriez de peres & d’appuis»Lorsqu’ils implorent votre secours, c’estdonc moins une grâce qu’une dette qu’ilssollicitent; les refuser, c’est se rendrecoupable d’injustice & d’inhumanité. Ondoit, disoitM. deFontenelle, Je refuserle superflu , pour procurer aux autres lenécessaire} & il répondoit à ceux qui lelouchent d’une action de charité : Celase doit.
Quel qu’un témoignoit un jour à Eveil-Ion, Chanoine & Grand-Archidiacred’Angers , là surprise de ce qu’il n’avoitaucune de ses chambres tapüïees. Quanden hiver j entre dans ma maison, répon-dit-il , mes murailles ne me disent point,quelles ont froid} mais les pauvres quifont à ma porte tout tremhlans, me crientquils ont besoin de vctemcns.
Si nous sommes obligés d’être les sou-tiens & les appuis de tous les malheu-reux , qui nous font unis par les lienscommuns de la nature ; à combien plusforte raison devons-nous l’ècre de ceuxqu’elle a joints avec nous par des liensencore plus étroits, par ceux du mêmesang. Vous donc qui aspirez à la qualitéTome IL V