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d’honnête-homme,& qui voulez remplirtoute l’étendue des obligations que cetitre fi honorable & si beau vous impose,secourez en tout temps, en toute occa-sion & de toute façon, ceux de vos pa-reils qui ont quelque droit de compterfur vous. Courez au-devant de leurs be-soins. Que toutes leurs affaires soient lesvôtres. Répondez à la bonne opinionqu’ils ont de vous,quand ils vous croientmoins dur que le commun des hommescar il est rare qu’un malheureux ait desamis,plus rare encore qu’il ait des pareils.Le pauvre , dit Salomon, fera odieux àses proches même , mais les riches ont beau =coup d’amis (16 ).
Nous avons dans notre cœur desennemis de nos parens qui se trouventdans le cas d’avoir besoin de nous : notredureté & notre orgueil.Par dureté, nousabandonnons un parent malheureux à famauvaise fortune ; mais nous ne tardonspas à en être punis. Ce parent délaissénous déshonore, ou s’il fait fortune parl’entremise d’une main étrangère, illaissera ses biens à des étrangers & nereconnoîtra ni nous ni les nôtres. Dansl’état florissant de notre prospérité, nous
• Ci 6) Etîam proximo sue pauper odiosus, erii i amiclvero divitum multi 9 Froy. L 4 -