des Mœurs. 445refusons par orgueil d’avouer un parenthonnête qui nous réclame, & nous crai-gnons de lui tendre la main ; mais noustomberons à notre tour , & nous neserons relevés ni secourus par personne.Nous resterons ensevelis fous notre rui-ne, A ceux qui auront été témoins de no-tre conduite orgueilleuse, applaudiront àla vengeance divine.
Homme droit, obligez vos parens parjustice & par bonté de cœur : c’est votresang. Homme prudent, secourez-les parprécaution : vous pouvez un jour avoirbesoin d’eux. Homme dur, aidez-les parpolitique, de crainte qu’ils ne vous dés-honorent par leur conduite, ou qu’ils nevous couvrent de confusion par leursplaintes & par leurs reproches.
Nous supposons ici que ceux qui vousréclament ont une conduite sage & ré-glée.Car si ce sont d’indignes sujets,dontla vie est une espece de déshonneur pourvotre famille , refusez-leur, à moinsqu’ils ne se trouvent dans une extrêmenécessité , tout secours , tout service ;n’ayez plus avec eux ni commerce ni liai-son , qui ne soient absolument indispen-sables. Mais s’ils ne font que pauvres oumalheureux , ne rougissez pas de les se-courir , hâtez-vous de le faire, ne souf-frez pas qu’un autre vous prévienne &vous enleve cette gloire. Imitez le riche