des Mœurs. §prendre sans que la personne mêmepuisse s'en offenser, doit vous servir demodele. Si vous êtes obligé de reprendre »faites-lë ; car il ne faut pas donner dansla molle indolence de certaines gens qui.ne veulent faire de peine à personne, depeur de se faire la moindre peine à eux-mêmes: mais reprenez toujours, autantqu’il vous fera possible, avec douceur& fans emportement. Que vos remon-trances soient moins des leçons que desconseils : qu’elles paroissent dictées parl’amitié, & inspirées par l’intérêt quevous prenez à la personne qui en est lesujet. La raison peut éclairer, mais c’estle sentiment qui persuade » & lorsquec’est le cœur qui parle, il est toujourssûr de toucher le cœur qui l’écoute. Ilfaut blâmer le vice sans irriter le vicieux.
On ne corrige point l’orgueil qu'on humilie.Sous le pied qui l’écrase un serpent se replie.
Il y a des personnes qui ne devroicntjamais se mêler de reprendre & de corri-ger, parce qu’elles le font toujours mal.Les gens vifs ne se possèdent pas assez :les esprits durs ne ménagent rien. UnConfesseur de ce caractère vit, dit-on,un jour approcher de son Tribunal unSergent d’infanterie, qui avoir sa halle-barde & qui la posa à côté de lui. Ce