des Mœurs. xiLieront peut-être, & sûrement vous loue-ront un jour.
Ce n’est pas qu’il faille employer fanscesse les réprimandes & les corrections.On ne doit au contraire reprendre &punir que le plus rarement qu’il est possi-ble : ce qui est trop fréquent ne frappeplus. C’est de la fermeté qu’il faut, &non de la rigueur. Si l’on savoir mieuxconserver son autorité, sans la compro-mettre mal-à-propos , ou fans laisserprendre à un enfant fur foi un ascendantqu’on ne pcura plus lui faire perdre ; sion l’accoutumoit de bonne heure au res.pect & à l’obéissance, fans lui permettred’y manquer jamais ; si l’on corrigeoitdans les commencemens les petites fau-tes , fans leur donner le temps de sechanger en habitudes ; on n’auroit pas sisouvent besoin dans la fuite d’employerles réprimandes dures qui coûtent beau-coup à l’amour, ni de prendre la voiequelquefois inutile & toujours fâcheusedes châtiment fëveres.
Ce que nous venons de dire pour lesparens , convient aussi à beaucoup d’é-gards aux personnes en place. La sévéritéqui maintient le bon ordre,, est la gar-dienne des Etats. Elle est fur-tout abso-lument nécessaire, quand il faut contenirune multitude qui ne peut être arrêtéeque par la crainte, quand il faut réprimer
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