des Mœurs. ï?attendre, lui dit-il, j’ai consulté ma va-nité ; votre carrosse ornoit ma cour, &votre personne mon antichambre. Sonvisage serein devint ensuite sombre tout-à-coup. Monsieur, poursuivit-il d’un tonà glacer le coupable d’essroi, je vous aimandé pour vous dire que j’ai apprisque vous prévalant de la cherté desb'és, vous en faisiez de grands amas.Vous prétendez vous enrichir par la mi-sère du peuple & vous engraisser de fasubstance, j’arrêterai le cours de vosprojets. Si'tous ces blés que vous avezamassés ne font pas vendus dans unmois, je vous ferai pendre. L’or & lafaveur ne vous déroberont point à laJustice. Le Fermier-Général interdit seretira. II osa porter ses plaintes au Roifur le discours du Magistrat. Je vousconseille , lui dit le Roi, d’exécuter lesordres-qu’il vous a prescrits ; car s’il vousa menacé de vous faire pendre , il le feracomme il le dit.
Lorsque la nécessité de réparer le scan-dale , ou l’inutilité des réprimandes sé-crétés ne vous oblige pas à reprendre enpublic, faites-le toujours en particulier.On est mieux disposé à recevoir des avishumilians , quand la vanité en souffremoins. Observez la loi que la charitéexige, & que prescrit l’Evangile . Epar-gnez au coupable une confusion qu’il ne