des Mœurs. \j
dos défauts : le plus grand plaisir qu’onpuilfe nous faire, elf de n’en pas prendrela peine. Relevez les talens, les qualités,le mérite, mettez dans un beau jour lesvertus obscures , approuvez les senti-mens, excusez les défauts , ne faites passemblant d’appercevoir les vices : vousferez le meilleur ami. Touchez aux im-perfections , -aux penchans favoris , auxfautes qu’on aime à se pardonner ouqu’on craint de reconnoître : vousdéplairez.
Cependant un des principaux devoirsde l’amitié, un des plus grands servicesqu’on puifl’e rendre , c’est d’avertir sonami des lautes qu’il a commises, afinqu’il évite d’y retomber ; c’est de l'éclai-rer fur ses défauts qu’il ignore, ou qu’ilprend pour des vertus par une illusionallez ordinaire à l’amour-propre. Mais lasincérité qui doit être l’ame de l’amitié,est souvent ce qui la fait périr. La plupartdes .amis ne veulent pas être repris, ous’ils permettent quelquefois qu’on lesalle , ils exigent tant de ménagement,d’égard, de circonspection, il est si diffi-cile de ne pas leur faire quelque peine,,ils reçoivent si froidement le second outroisième avis , qu’on prend plutôt leparti de se taire, de dilfimuler, de flat-ter. Cependant, on l’a dit & il est vrai »un ennemi qui nous reprend même avec