des Mœurs. %fencouragement du mérite , des talens &de la vertu, & ne peut-on pas mêmedire qu’ils en font , dans cette vie, laplus digne & la plus douce récompenseaprès celle de la conscience ? On peut &l’on doit même louer les jeunes gens,pourles encourager ; mais il faut le faireavec modération, pour ne les pas rendreprésomptueux : la louange , comme levin , augmente les Forces , quand ellen’enivre pas ( 2 ).
Les louanges outrées & excessives font"tort à celui qui les donne & à celui quiles reçoit : c’elf une espece d’insulte.Ceux à qui 011 les adresse la sentent,s’ils ont le sens commun , & la punissentau moins d’un souverain mépris. Unflatteur lifoit devant Alexandre ce qu’ilavoir composé de son histoire. Etant ar-rivé à l’endroit où il le fai soit combattrecontre une troupe d'éléphans, dont onlui en faisoit tuer un de chaque coup ;Alexandre transporté de colere, prit lelivre, le jeta dans nue ri viere qu’il passoit
(2) ta pureté -le la morale chrétienne ne permetj,oint rte délirer les louants pour elles . mêmes &par vanité. On ne peut le» aimer & tâcher de lesmériter, qu’au tant qu'elles peuvent servir à procurerla gloire de Dieu , l'utilité du prochain ou la nôtre.La vertu craint même les louanges les plus méri.tées , parce que. l’orgueil n’a pas de voie plus sûrepour se giiiTer dans le cœur.
Tome HL B