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L' École Des Mœurs, Ou Réflexions Morales Et Historiques Sur Les Maximes De La Sagesse : Ouvrage utile aus jeunes gens & aux autres personnes, pour se bien conduire dans le monde : Nouvelle Édition, Revue & corrigée avec soin, & augmentée de plusieurs nouveaux traits d'Histoire / Par M. l'Abbé Blanchard, Chanoine d'Avenay
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des Mœurs. 27sots. Henri IF , fatigué dune grandetraite quilavoit été obligé défaire pouraller secourir Cambrai , parla par Amiens .Un Orateur' qui vint le haranguer, com-menta par le titre de très-grand, très,bon, très-dément, très-magnanime. Ajou-tez aussi, dit le Roi, & très-las.

Ce Prince naimoit pas les louanges :il disoit quelles seroient dun grand prix,si elles nous donnoient les perfectionsqui nous manquent, au lieu quelles nousôtent souvent celles que nous avons.

Le jeune Monarque , qui, en montantfur le même trône, paroît sêtre proposéce grand Roi pour modele , a témoignéégalement le peu de cas quil faisoit dela plupart des louanges quon prodigueaux Pfinces. Il en fut comblé par tousles Poètes François , qui sempressèrentà lenvi de célébrer les heureux auspicesde son regne. Une personne lui en ayantprésenté, il lui répondit : Quand on diradu bien de moi, je ne ferai pas fâché deTignorer ; mais fi L'on en disoit du mal,je voudrois Le savoir pour me corriger.

Quelquun ayant demandé à lEmpe-reur Niger la permission de réciter devantlui son Panégyrique : C'est se moquer ,répondit - il, de faire l'éloge d'un hommevivant , tfi sur-tout d'un Empereur. Cen'ejl pas le louer , parce quil fait bien ;mais cest le fiatter , afin qu'il récompense.

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