4L L’É c o l s
de Curé d’un village d’Italie , étant de-venu, comme nous l’avons dit, Aumô nier du Duc de Vendôme, mangeoit àla table des Gentilshommes de ce Prince.Leur orgueil s’en crut humilié , & ils enmurmurèrent. Le Duc, qui en lut instruit,ordonna un soir qu’on lui préparât à sou-per dans là chambre, & qu’on mît deuxcouverts. Comme il ne loupait jamais,tous les Officiers de l’armée qui venaientlui faire la cour, & tous ceux de fa mai-son furent surpris de cette nouveauté.Ils le furent bien davantage, lorsque leMaître-d’hôtel ayant servi, le Duc deVendôme dit à l’Abbé Albéroniqui étaitprésent, de se mettre à table. Quelquespersonnes , ajouta- 1 - il , font difficulté demanger avec mon Aumônier ; pour moi , jem’enfuis honneur , à cause de son caraêlerede Prêtre xi de son mérite personnel.
On traite souvent les Ecclésiastiques &les Religieux, de gens inutiles ; & ceuxqui leur font ce reproche, font quelque-fois ceux-là mêmes à qui il conviendraitmieux. Un libertin disait un jour : Aquoi fervent au monde tant de Prêtres ,tant de Religieux xi de Religieuses ? A quoiy servez-vous, lui répondit-on ? Ceuxque vous regardez comme les plus inu-tiles , font fur la terre ce que vous de-vriez y faire & ce que vous n’y faitespas. Ils acquittent pourrons les hommes