ses Mœurs. ssjun devoir, que la plupart des gens dumonde négligent ou ne veulent pas rem-plir. Ils font occupés tous les jours àlouer , à remercier le souverain Maîtrede l’univers, le suprême dispensateur detous les biens. Ils le prient pour la prof,petite des royaumes , des villes & desfamilles. Cette fonction peut-elle doncparoître vile & méprisable ? En vain allé-gueroit-on quelques désordres, quelquesinconvéniens;quelle institution humainen’a pas les siens ? Quand la chose estbonne en elle - même , & n’a que desabus en petit nombre ou faciles à cor-riger ; ils peuvent servir de prétexte, &non de raison pour mépriser ou abolirune choie utile (4).
Tel est le fonds inépuisable d’orgueilque nous avons dans notre cœur, querien n’est à l’abri de nos dédains inju-rieux. Les Ordres même de l’Etat les plusrespectables , qui ne devraient s’accorderque de l’estime , fe prodiguent le mépris.
(4) On peut voir dans le savant Cathéchisme Philo sophique de M. Fléxier de Réva! , ou plutôt (leAl. l’Abbé de Feiler, plusieurs avantages réels, quela société civile retire des Maisons Religieu ses : avan.tages qui, pjfés dans la bal-ince d’une raison impar-tiale » ont fuit regretter à des Protestans même qu’onles ait entièrement abolies parmi eux Un uteurAnglois se plaint de la dépopulation en Angleterre,il l’attribue avec raison au libertinage, qui dévastefluslcsEuîs que le célibatEccléliaitique & Religieux*