d e ,s Mœurs. 99jamais son cœur ni sa confiance. (standilvous feroit échappé , dit L’Ecclésiastique,à l'égard de votre ami quelques paroles fâ-cheuses , ne craignez pas, car vous pouvezencore vous remettre bien ensemble.
S’il est sage, il considérera qu’il esthomme comme vous, & que nos pasfions nous surprennent quelquefois.Mais si vous lui dites des injures, si vouslui faites des reproches, si tous le traitezavec insolence , si vous découvrez lessecrets qu’il vous avoit confiés, si , luidonnant au dehors toutes les marquesd’une amitié sincere, vous le blessez entrahison ; dans tous ces cas , votre amis'enfuira loin de vous ( 7 ).
Ce qui doit sur-tout nous faire rom-pre nos liaisons , c’est lorsqu’elles peu-vent nous devenir funestes ou dange-reuses , lorsque la religion & la conscience ne permettent point de les con-tinuer. On doit être bon ami, mais ondoit être encore plus ami de la vertu.Un homme à qui son ami avoit refuséquelque service injuste , lui dit qu’iln’avoit que faire de son amitié, puisqu’elle lui étoit inutile. Ni moi de lavôtre , lui répondit - il, puisqu’on ne peutla conserver que par des injustices. On
( 7 ) . .. lit his tmniius effught àmicus, Eccli. 23»
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