49o Supplément au Mémoirepour lesquels il peut être honnêtementvêtu, logé, chauffé, nourri ; & cent millecitoyens ne contribuent que quatre milleécus ou quelques liards par tête à cesage établissement,. qui les affranchit detoutes les vexations des mendians. “
[ VLII. ] Dans les cas extrêmes , où lesalut du peuple devient la première loi. Iln’est point de vrai citoyen , qui ne désirede voir la mendicité abolie, au moyenmême d’une contribution plus forte quela somme qu’il emploie pendant le coursde l’année en aumônes. Dans le cas oùla libéralité feule ne suffiroit pas, onpoùroit, comme on le fait dans quelquesendroits, mettre en faveur des pauvresdes impôts sur les chevaux, fur leschiens (9), fur les cartes, fur les assem-blées de jeux, fur tous les spectacles &divertûfêmens publics. L es plaisirs fonttoujours ce qui coûte le moins ; & n’est-il pas juste que ceux qui les goûtent,contribuent au soulagement des malheu-reux qui souffrent?
Comme les impôts qui ne tombentpas fur le peuple ne font point destruc-tifs, on pouroit auili taxer les maîtres
(3) On m’a dit que dans un gros village où l’onavoit mi« une taxe fur les chiens, on avoît tué plusd’une vingtaine rte ces animaux, HU, jnangeoisnt (lujisiu futilement.