sur la Mendicité. 491à proportion de leurs domestiques & deleurs équipages, faire payer les galons ,les dentelles, les broderies, les étoffesprécieuses. Les personnes qui ont lemoyen de les porter , n’en, souffrirontpas beaucoup; & celles qui veulent serstettre au-dessus de leur condition , mé^ritent bien de payer leur folie, il est bon,sur plus d’un objet, de tourner au profitdes pauvres , le ridicule de ceux qui ne lefont pas.
[ IX. J En faveur du commerce, desmœurs , de Cordre est de la tranquillité pu~blique. Si l’on consulte l’Ecc'Rustique& le Séculier, le Noble & le Roturier,le Citoyen riche & celui qui ne l’estpas; tous se plaignent de la multitudedes pauvres & des vexations qu’ils euéprouvent. Mais ce qui se passe à cetégard dans les villes, n’est nullementcomparable à ce qu’en souffrent les habi.tans de la campagne , où les mendians,moins gênés par la Police,' demandentavec un certain empire, exigent mêmeavec insolence, & souvent peu contensde la charité, la reçoivent avec menace.Qu’on se figure le spectacle hideux d’unetroupe de mendians, qui se présententsur le soir à l’habitant de la campagne,pour demander l’hospitalité. Osera-t-illa leur refuser ? il s’exposeroit à leur retsentiment La leur accordera-t-il? fa
X 6