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Tome I
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à-dire, dit M. BailJet, de diviser la ville par quartiers ou parois-ses , comme nous parlons aujourd’hui, ordonnant que ceux dechaque quartier s’assembleraient en uù lieu marqué, iòus l’An-cien ou le Prêtre qui cn iêroit chargé, pour y recevoir les in-structions de la parole de Dieu , & y rompre ensemble le painsacré de la communion. C’est au moins ce qui se pratiquoit àAlexandrie dès la fin du 111 . liècle , ou le commencement dusuivant : au lieu que dans la plûpart des autres villes , tout lepeuple s’alsembìoit encore alors en un même lieu avec i’Evê-que. Cette Eglise fut depuis la seconde ; parce que cette villeétoit considérée comme la seconde de l’Empire , & que les Egli-ses ont suivi dans leur distribution la sonne de l’Empire. Ainsices Evêques ont eu anciennement le second rang , ne cédoientqu’à celui de Rome, & précédoíent celui d’Antioche même.Car outre le soin qu’ils avoient de régler toutes les annés I,cy.de Pascal, e’est-à-dire, d’annoncer, à quel jour on devoit cé-lébrer la fête de Pâques ; ils étoient comme Vicaires nés du sein»Siège , pour les a Raires de l’Orient, & leur pouvoir s’étendoit

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gûie ct'xiiexanane, oc veut yuc ilv^uw wv wuv r***w vsvuv. vson autorité sur ces Provinces, à l’éxemple & selon la coutumede celui de Rome. Ce canon qui a été li célèbre dans le XVII.siècle, par tant d’écrits & de diiputes, elì à la vérité très-avan-tageux à l’Kglise & aux Evêques d’Alexandrie ; mais il n’ôto auPape, ni le titre de Chef de l’Eglise universelle, ni les droits quisent attachés á la dignité de successeur de saint Pierre. Les plussçavans hommes des premiers siècles avoient été instruits dansPécule de i'Eglisc d’Aléxandrie. Le Patriarchat d’Aléxandriçétoit auffi étendu que le Diocèse civil de l’Egypte, qui étoitd’abord partage en trois Provinces , PEgypte, la Pentapole & laLydie, aufquellen saint Athanase, Apol. z. ajoute la Thebaide; SiAmmien, /. 22. PAuguitaamique. On y a ajouté depuis une Pro-vince nommée Arendte. Saint Epiphane, HereJ. 68. comptesept Provinces de l’Egypte; sçavoir, l’Egypte,proprement dite,laLibye, la Thébaïde, laMaréotide, l'Ammoniaque , le Alaréotide,ou plutôt la Marmarique & la Pentapole. La Alaréotide, qui elìdeux fois dans la liste de saint Epiphane, n’étoit point une Pro-vince , mais un pays où il n’y avoit ni Évêque ni Coévêque, &qui étoit gouverne par des Prêtres, comme íàint Athanase Pafsure. La notice de l’Empire marque six Provinces d’Egypte ;Ravoir, la Libye superieure, la Libye intérieure , la Thebaïde,l’Egypte , l’Arcadie & l’Augustamníque. Dutems de Theodoíè &de Valentinien, il y avoit dix Métropoles en Egypte qui depen-doient d’Aléxandrie ; car ces Empereurs ordonnèrent a DiolcorePatriarche d’Alexandrie, de se rendre à Ephèse avec les dix Mé-tropolitains de son Diocèse ; cependant on n’en trouve que neuf,après la division de PEgypte, de l’Auguitamnique & de la Thé-baïde en deux. En voici la liste & les noms des villes métro-poles de chaque Province.

Norm des Provinces.

La première Egypte .

La seconde Egypte .

La première Augustamnique.

La seconde Augustamnique.

La première ïhebaïde.

La seconde Thébaïde.

La Libye supérieure, o»

La Pentapoiitaipe.

La Libye inférieure.

L’Arcadie.

Villes .

Alexandrie .

Cabales.

Peluse.

Léontopole.

Antinoë .

Ptolémaïde d’Hermianc.

Ptolémaïtk.

Damis.

Oxvrenaue.

On ne scuit pas quelle est la dixième Métropole ; mais il sc peutfairequ’ily ait eu en Egypte du tems de Théodose & de Valen-tinien, quelques villes qui avoient le titre de Métropoles lans»voir de Provinces. Pantène, Clément d’Alexandrie & Origèneen avoient été ses principaux ornemens. Ammonius, le DiacreAmbroise, dont parle saint Jérôme, Anatolius Evêque de Laodi-cée, Didyme 1 ’ Aveugle , & un autre Ambroise son disciple , n’yavoient pas moins fleuri par la réputation de leur doctrine , quepar celle de leur piété. Saint Pléracle, saint Denys, Théonas ,saint Athanase , saint Cyrille & plusieurs autres, avoient renduillustre le siège de cette Eglise par la science & par la saintetéqu’ils portèrent sur la chaire patriarchale. Mélitius , & non pasMélétius, Evêque en Egypte , commença un schisme très-déplo-rable à Alexandrie. Saint Pierre , qui en étoit Evêque , Payantconvaincu d’avoir sacrifié aux idoles, fut obligé de le déposer«tans un Concile. Mais Mélitius , au lieu de se soumettre à cettesentence, se rendit Auteur d’un schisme pernicieux, & s’eniportaà publier beaucoup d’injures & de calomnies contre saint Pierred” Alexandrie. Voila de quelle manière saint Athanase rapporteI’origine du schisme de Mélitius ; & c'elt en vain que l’on op-pose à son témoignage celui de saint Epiphane, qui paroit avoirété trompé par les faux mémoires de quelques Alélitiens. Carquant à ce que saint Epiphane impute à saint Pierre d’Alexandried’avoir voulu rétablir les ecclésiastiques qui étoient tombés dansJ’idolâtrie, contre le sentiment de Mélitius , qui prit de-là sujet dese séparer de sa communion; rien n’est plus frivole que cette ac-cusation formée contre 8. Pierre d’Alexandrie en faveur de Alé.litius; & elle se détruit visiblement par les canons qui nous fontrestes de saint Pierre á! Alexandrie dnns un discours de la péni-tence, mlere dans la dernière édition des Conciles . Le dixièmecanon ordonne positivement que les Cl ères qui sent tombés soientprives de leur Ministère, & admis feulement à la communion •M qui paroit mema avoir été statué àl’oecasion de 1» chute d»

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Mélitius; Quelque-tems après la révolte de ce Schismatique ,Aises fit une playe encore plus dangereuse à I’Eglisc d’Alexan-drie , dont il étoit Prêtre , par ses opinions impies contrela divinité du Verbe: & ce fut alors que S. Alexandre Evê-que d’Aléxandrie, tenta toutes sortes de voyes pour étouffercette hérésie dans fa naissance, en déposant ect Hérésiarque danslc premier Concile de cent Evêques, qu’il tint à Alexandrie enj22. Constantin fut obligé d’v envoyer le fameux Oíìus Evê-que de Cordouë en Espagne , tant pour réunir les esprits diviséspar le schisme de Mélitius , & appailèr les différends qui s’étoientélevés au sujet du tems de la célébration de ia Pâque , que pouréteindre le feu de l’Arianisme. La condamnation de Sabellius fut le sujet du deuxième Concile d’Aléxandrie, tenu par le mêmeOíìus en 524. Les Evêques des Provinces de PEgypte , de laThébaïde, de la Libye & de la Pentapole s’aísemblérent en 540.à Alexandrie, pour la justification de saint Athanase . Ce ÉinSPrélat revenu de son exil de Trêves, après la mort de Constan-tin le Grund , se vit encore exposé aux persécutions des Ariens,qui avoient prévenu l’esprit de Constance. Les confrères de ceSaint s’unirent au nombre de cent pour faire connoìtre son in-nocence , & écrivirent alors une excellente lettre qui nous reste,& qui est un des plus célèbres monumens de l’Histoire ecclésia-stique. - Elle est adressée à tous les Evêques de l’Eglise Catholi-que, & Fut envoyée au Pape Jules. En y 50. le méme saint Atha-nase étant encore revenu dans son Eglise, y célébra un Concile,où se trouvèrent les Evêques d’Egypte, qui confirmèrent ce queles Conciles de Sardique & de Jérusalem avoient décidé en fafaveur. Deux ans après, lc Pape Líbérius ayant succédé à Jules,& les ennemis de saint Athanase s’étant efforcés de le prévenirau désavantage de ce Saint, soixante-quinze ou quatre-vingtsEvêques s’assemlssèrent encore pour justifier son innocence, patune lettre qu’ils écrivirent au Pape. Saint Hilaire avoit eu desseindc nous la conserver, en l’inserant danssun de ses ouvrages;mais cet endroit a été perdu. L’an 562. saint Athanase étantencore revenu triomphant dans son Eglise après la mort de l’Em*perçut Constance, assembla un Concile, où assistèrent Eusèbe deVerceil, Astère Evêque de Pétra , & plusieurs antres Prélats très-célèbres. On y tìt des règlemens important touchant ceux quiétoient tombés dans l’Arianisme. Le Concile résolut que ceuxqui avoient été les défenseurs de l’herelìe & les Chefs, pour-roient obtenir le pardon par la pénitence , mais qu’ils fermentretranchés du Clergé ; & que ceux qui avoient été entraînés parla violence des autres, seraient conservés dans leur dignité, ensouscrivant au Concile de Nicee . On y agita aussi la questiondes trois hypostases, & l’on jugea que ceux qui disoient qu’il yavoit trois hypostases dans ia Trinité,etoient de méme sentiment,que ceux qui n’en admettaient qu’une, parce qu’ils entendoientdifféremment ce terme ; enfin, on y parla du mystère de linear«nation, & l’on décida que le Verbe' avoit non feulement pris uncorps, mais aussi une aine & un esprit.

Ce Concile est un des plus considérables du IV. siécle ; soitqu’on ait égard au mérité des personnes qui le composoient ; soitque l’on en juge par la qualité & l’importance des décisionsqu’on y fit. Quelque-tems après la célébration de ce Concile,S. Athanase fut encore chassé de son Eglise, pendant la persécu--tion de Julien l’ApoJíat ; mais ce Prince ayant ete tué, Joyieaqui lui succéda, rappella ce saint Patriarche, cèle pria de lui en-voyer une instruction sur le parti qu’il devoit prendre pour ré-gler les affaires de l’Eglise. Theodore! nous apprend que saintAthanase assembla les’plus habiles des Evêques de l’Egypte , dela Thebaïde, & de la Lybie; & qu’ensoite il écrivit à l’Empe-reur la lettre que cet Historien rapporte , & que nous trouvonsauffi dans les œuvres mêmes de ce Saint, & dans les recueils ilesConciles . Celui-ci fut célébré l’an y 6y. Cinq ans après, saintDamase, successeur de Libérius , ayant condamné dans un Con-cile de Rome, Urface & Valens Cirefs des Ariens, il en écrivitune lettre à tous les Prélats en général. Ceux d’Egypte assem-blés avec saint Athanase, lui récrivirent pour le remercier de cequ’il avoit fait, & pour lui demander la condamnation d’Au*xence, qui s’étoi t glissé sur le siège de l’Egl.se de Milan . Outrecette lettre , ils en écrivirent une autre aux Evêques d'Astique»En y 99. Théophile, Patriarche d 1 Alexandrie, condamna dans unConcile les erreurs d’Origène. Saint Cyrille succéda à Thcophi-le.En 430. il assembla à Alexandrie un Concile contre Nestorius .Nous en avons les actes parmi ceux du Concile général d’Ephése.Dioscore , qui s’étoit élevé sor le siège épiscopal de l’Eglise d’Alé-xandrie, ayant ícû que le Pape saint Leon , dans un Concile deRome, avoit condamné les attentats de cette assemblée , qu’ona nommée le Brigandage d’EptêJe , songea à se venger, & ayantfait venir en tumulte quelques-uns de ses partisans, il osa pro-noncer anathème contre saint Leon en 1449. Trois ans apreson reçut les ordonnances du Concile de Calcédoine , dans u stConcile que Protérius fit tenir. Mais ce Patriarche ayant eksmassacré par les Hérétiques , Timothee Elurus usurpa cet taEglise ; & comme il étoit partisan de l’hérésie, il eut l’impudenccde condamner le Concile de Calcédoine , dans une assemble»de Prélats de fbn parti, qu’il convoqua en 439. Pierre Mongns,auffi Hérétique, a été un des usurpateurs du siège de cette ville,où il célébra vers l’an 484. ou 48;. deux faux Synodes en fa-veur de l’hérésie. C’étoit le malheur de cette Eglise de se voirdésolée par la fureur & par les impiétés de ces faux Patriarches.Enóyo. elle en eut un très-méchant en la personne deCyrus,qui d’Evêque dePlacidie, fut soit Archevêque d’Alexandrie,com- me pour récompense d’avoir trompé ['Empereur Héraclius , est1 « faisant tomber dans les erreurs des Mono.hésites. Ce f am-

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