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aommoient Epagomènes , elle s’approcsioit à la vérité en celadú coûts du Soleil ; mais elle s’en eloignoit aulli, en ce que lèsdouze mois ne correljpondoient point aux quatre faisons de Tan-née. 11 s chángeoient de place, passant de l’Hy ver à TAutomne,& de TAutomne à l’Eté, puis au Trintems, rétrogradant toujours,& changeant de quatre ans en quatre ans : ce qu’iis appelloientle i. âeTbotb, e’est-à-dire, le premier jour du premier mois.Ceux d’Aléxandrie voulant fixer cette année vague, ajoutèrentde quatre ans en quatre ans un jour à leurs Epagomènes. Pourcela ils commencerent à compter par TEre de leurs Martyrs ,qu’on nomme ordinairement de Dioctétien , en Tannée 284. delàlut. Ainli leur année commença avec le cycle de la lune , oudu nombre d’or, le Vendredi 29. Août, qui lé rencontra avecTannée julienne 529. avec l’Ere d'Eípagne 522. & avec celle deNabonassar, 1052. Anatolius d’Aléxandrie, Evêque deLaodicée,en Tannée 277. inventa un cycle lunaire de 19. années, ou plu-tôt il corrigea celui que Meton, ícavant Aitronome d'Athénes ,a volt lui-méme invente en la LXX-XVI. Olympiade, pour tâcherde régler le cours de la lune à celui du soleil. Anatolius necorrigea ce cycle, que pour trouver plus aisément la fête de Pâ-ques. En éftet depuis, le Concile de Nicée , ayant arrêté le jourdu Dimanche pour la célébration dé cette fête , se rapporta àTEglií'e d’Alexandrie, pour régler le Dimanche auquel il la ialloitcélébrer. Comme les Egyptiens avoient alors la réputationd’élre plus sçavans enAlìronomie que ceux des autres Provinces,on ordonna que les Prélats d’Aléxandrie manderaient tous lesans au Pape on quel jour la Pâques suivante devoit echeoir, atìnque toutes les autres Eglises plus éloignées en puisent avoir con-noiíîânce. C’étoit ordinairement au jour de la fête de l’Epi-phanie , qu’on annonçoit celle de la Résurrection du fils deDieu. Théophile, qui fut depuis Patriarche d’Aléxandrie , dressaTannée 580. un cycle paschal pour cent ans. Ce cycie, quoi-qu’il ne sut publié qu’en cette année 580. commençoit pourtantavec le nouveau cycle de la lune , dès le 29. Août de Tannée379. qui etoit la 96. de T Eté des Martyrs d’Aléxandrie oude Diocletien . Saint Cyrille aulli Patriarche d’Aléxandrie, &neveu de Théophile, réduisit ce cycle à 9;. ans , & il le com-mença enl’annee 437. de salut, cjui étoit Tan 133. de TEre deDiocietien. Mous avons dé ja remarqué que le calendrier d'AIé-xandrie, c’est-à-dire , leur année ou premier jour de leur moisTbotb , commençoit par le 29. de nôtre mois d’Août. DiversAuteurs ont donne des règles infaillibles pour réduire les joursde Tannée d’Alexandrie à nôtre année julienne. Les curieuxpourront consulter les mêmes Auteurs que nous allons indiquer.Quoique la chronique d’Alexandrie ne soit pas éxemte de dé-fauts, elle est néanmoins d’un grand usage pour éclaircir quanti-té de faits d’Mifioire & de Chronologie. Plusieurs Sçavans cro-yent qu’ellea été faite d u terns de Maurice, cie Phocas & d’Héra-dius, à la vingtième année de TEmpire duquel elle finit. Ontrouve dans cette chronique plusieurs pièces ûe Julius Africanus& d’Eulèbe, qui ne sont pas ailleurs. Jérôme Surita est le pre-mier qui trouva cette chronique dans une bibliothèque de Sicile .
11 la porta à Rome , & contera avec Antigonius Auguitinus, avecqui ii convint de donner a cet ouvrage ìe nom d efajìes Ue Sici .le. Sigonius & Onuphre la citent 1 bus ce nom. Joseph Scali-geren recouvra une partie, qu’il fit imprimer en grec Pan 1606.dans sédition qu’il donna de la chronique d’Eulèbe, sous cetitre, Compendium, temporum attHoris mnominati , nunquam an-te editum , ab Adam primo bomine ad annum AW. Ileraciii, cumConjulibue. Frédéric Silburgius ayant trouve cette même chro-nique qu’il avoir achetée trcnte-lix écus d’or, en fit présent à la,bibliothèque d’Augsbourg. Le Père Matthieu Raderus Jésuite Allemand en ayant eu une copie, la traduiiit en latin, & la publiaTan 1615. à Munich, en un volume in quarto , sous le titre Chro-nicum Akxandrmum itemque ajironomicum U ecciejiujticum(vulgo Sicuium , vel Fajii Sicuíi ) grâce cum Latina interpréta-tione. La meilleure édition que nous ayons de cet ouvrage estcelle qui nous a été donnée a Paris par M. Du Lange en rógg.imprimée au Louvre. * Quinte-Curce. Plutarchus , in Alexan-dra. Diodore de ‘Sicile. Strubon, /. 17. Pomponius Mêla . Pto-lomée. Pline, 3. c. 10. Herodien,/ . 4. U 7. Amtnien Marcel!.
/. 4. U l. 2. Sanctus Athanaíius, 2. Concil. Nicœn. can. 0.
Sanct. Epiph. harej'. 68- L ’piji. Tbeodojii U Valentinianiaäioneprima. Concil. Çaiced. nota. imp. Marmol & Jean de Léon, de-Jcr. Afric. Bellon, objerv. I. 2. c. 19. Sannt, L 9. fur le cycle.Bucherius. Scaliger . Betau. Guldin. Calvilìus Riccioli, fur lesProvinces dépendantes d’Alexandrie . Mirams, Notit. Epijcop. or.bis. Carol. à S. Paulo, geograpb. J'acr. De antiqua. Ecc lesta disci-plina de Ai. Lupin.
ALEXANDRIE , (le lac d’) Alexandrin lacus , MareotkSíAripotes Maria ou Marea, grand lac d’Egypte , environ à septlieues de la ville d’Alexandrie , du côté du Midi. On l’appelleaulli le lac d ’Autacon & de Buchenra , du nom de deux petitesvilles voisines.
ALEXANDRIE , ville de soixante stades de tout qu’AIé-xandre le Grand fit bâtir auprès du Tanaïs, fleuve de la Sarma-tie Européenne . 11 en fit bâtir plusieurs autres du même nom,dont une fur le mont Caucase, une dans la Thrace , une dans lesIndes , une dans laSusiane, qui fut la patrie de Denys le Géogra-phe , &c. * Quint. Curtius, lib. 7. Plutarchus , in Alexandro ma-gna. Plinius, hb. 6. Ptolomée. Strabon .
ALEXANDRIE ou ALEXANDRIE DE LA PAILLE, Alé-xandria. Statelhorum, que les Italiens nomment Alejjandria déliaPaglia, ville d’Italie dans le Milanez, avec Evêché suffragant deT Archevêché de Milan, est sur la rivière de Tanaro . Ceux de
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Crémone, de Plaisance, & de Milan , qui suivoient le parti d’Ale-xandre 111 . contre l’Empereur Frédéric Barberoujje, la bâtirentvers Tan 1138. & 1170. selon d’autres. On dit qu’elle eut aucommencement le nom de Céfarée, qu’on changea en celui d’A-léxandrie pour faire honneur au meine Pape. D'autres soutien-nent que TEmpereur voulut lui faire donner le nom de Céíàrée,& que les habitans s’obstinant à lui conserver celui du Pape , ill’appella par moquerie Alexandrie de la paille , peut-être parceque ses murailles n’étoient que de paille & de bois, enduits deterre. Car c’elt une fable, que le nom d Alexandrie de lu Pailleait été donné à cette ville, parce que les Empereurs y recevoientune couronne de paille. Le même Frédéric T assiégea ; & quoi-que les murailles de cette ville ne luisent que de boue, il futobligé de se retirer après six mois de siège. Ii y avoir dès-lorsquinze mille habitans qui la défendirent avec beaucoup de réso-lution & de courage. Ils la mirent fous la protection du SaintSiège ; & le Pape Alexandre IIJ. y fonda un Evéché. Cette villea été soumise aux Ducs de Milan , aux Visconti, aux Sforces, auxFrançois & aux Espagnols. Elle souffrit beaucoup dans le XVI.siècle. Aujourd’hui elle est forte & bien munie. Le liège quele Prince de Conty & le Duc de Modène y mirent en 1637. uefut pas heureux. Cette ville a produit de grands hommes , &entr’autres, Georges Mérula, qui est différent d’un autre GeorgesMérula , fils de Paul Mérula de Dordrecht en Hollande. *Blondus, 2 . 15. biß. Volaterran, t. 4. Georg. Platina in Alex. ÏH.Mérula, biß. 1. 3. Corio, hiß. Medial. Léandre Alberti, dejcript.Ital. f c.
r ALEXANDRIE , petite ville de Pologne , dans la hauteVolhinie, au Palatinat de Lusuc, sur la rivière d’Horin , qui sucbâtie à la fin du siécle passé,- & qui a été fort maltraitée par lesTartares dans les dernières guerres. * Baudrand, diction, geogr.Guillaume le Valseur.
ALEXANDRIN, Alexandrbim Tr anus , petite Provincedu Duché de Milan en Italie : ce pays est renfermé entre la Lo-melline, le Tortonois, & le Montferrat. II prend son nom dela ville d’Aléxandrie de la Paille, qui en est la Capitale. * Bau-drand.
ALEXANDRIN de NEUST AIN, (Julej natif de Trente,Médecin de Maximilian II . naquit dans le XVI. siécle, vers Tan1306. 11 sut très-avant dans les bonnes grâces de cet Empereur;
& après avoir écrit en vers & en prose divers ouvrages,Sa/aèr/«»*ou de Janitate tuenda ; De Medicma& Medico, remplis de beau-coup d’érudition ; Annotât-,ones in Galenum , #c. 11 mourut áTrente en 1390. âgé de 84- ans. * Justus, m chron. medic.Joan. Sambuc, in Icon medic. Van der Linden, dejcript. medic.Croéselius, P. II. elog. hiß. DeThou. L’on trouve la liste defès ouvrages dans Teiílier , ou éloge des hommes illujir. deThou.
ALEXANDRIN , (Clément, dit) cherchez CLEMENT,t ALEXANDRIN , Epithète que Ton donne à un espècede vers dans la Poésie Françoise. Ces vers sont alternativementde 12. & de 13. syllabes ; les masculins font dc 12. & les fémi-nins de 13. syllabes. On leur a donné le nom d ’Aléxandrins àcause d’un Poème de la vie d’Alexandre , qui fut composé aveccette mesure de ver s par Aléxandre Paris, Jean li Nivelois, Lam-bert li Cors, & autres vieux Poètes François. Mais cette Poésiene fut point approuvée & Ton en négligea T usage. Du teins deAlarot ces vers croient encore fi peu connus, que quand il s’enlèrvoit, il en avertilíoit le Lecteur en mettant ce titre, vers Ale-xandrins. Baïf & du Buttas en renouvelleront T usage. Ronsard s’est vanté de les avoir mis en vogue. Cependant les Poèmeshéroïques étoient encore composes de vers de 10. & de 11. syl-labes, qu’on nommoit vers communs. Mais les meilleurs Toêtess’aperçurent enfin que les vers Alexandrins font les plus proprespour les Poèmes épiques, & pour la Poésie la plus relevée. C’estpourquoi on les apelie vers héroïques. * Furetière , Difí. cher-chez ALEXANDRE PARIS.
ALEXANDRiNUS, (Nicolas) Jurisconsulte, gendre dsBartole , a fait quelques répétitions insérées parmi les oeuvres del’on beau-pere. II vivoit vers Tan 1330. * tìibl. hiß. des Aid.
du Droit , par Denys Simon, édit. P arts. in i2. 1702.
ALEXANDRION , forteresse dans la Tribu de Manaffé,deça le Jourdain, bâtie fur une haute montagne, par Aléxandre1 . de ce nom , Roi des Juifs , pour empêcher que lès sujets ncíè révoltassent contre lui. * joseph, antiq. liv. 14. chap. 10.
ALEXANDRO 5 (Antoine de) de Naples , vivoit vers Tan1470. U a enseigné long-tems dans sir patrie, & y a fait la chargede Vice Protouotaire du Conseil du Roi. * Eibl. hiß. des Aut.du Droit, par Denys Symon, edit. Paris , in 12, 1702.
ALEXANDRO W, enlatin Álexandrovium, petite ville,
& plûtôt bourgade de Pologne , dans le Palatinat de Bracla w, àquatre milles de la rivière de Bog, a été presque ruinée par le»Cosaques. * Guillaume le Valseur. Baudrand. dict. geogr.
ALEX ARQUE , est le nom d’un Historien dont Plutarquc .parle in Parait, c. 7. Scrvius en fait aulli mention au 3. liv. dep Enéide , v. 334. 11 le qualifie du nom d’Historien Grec, & scsert de son autorité pour le nom d’Epive & de Noie. * Voisins,de Hiß. Grac.p. 319.
ALEX AS , de Laodicée , est le même que Timogènc présentaà Marc-Antoine , & lui ménagea les amours de ce Romain avec.Cléopâtre , & son divorce avec Octavie sœur d’Auguste. CetEmpereur étant maître de ia personne d’Alexas, le fit punir tíudernier supplice. On croît que cet Alexas est 1 e méme que Joiè-nhe appelle Aléxandre. 11 dit qu’Auguste ns voulut jamais lui'• pardon-