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pardonner à la prière d'Hérode , qui avóit demandé sa grâce. *Piutarclius, in vit. Anton. Josephus , lìb. r. de bail. Jud. c. i ç.
ALEX A S ) .Juif , étoit l’un des favoris du Roi Hérode lèGründ, qui lui fit épouser Salomé sa sœur. Elle aimoitun Arabe,homme Silleus, qu’elle vouioit épouser ; mais Hérode la contrai-gnit de lè marier à Alexas ; & il employa, pour l’y résoudre ,i’autorité de l’ímpératrice Livie , qui lui fit connoítre que le Roison frère l’abandonneroit, 11 elle refusoit ce parti. Elle épousaAlexas, & cette obéissance la remit dans les bonnes grâces d'Hé-rode . Ce Prince etant au lit de la mort, fit venir Alexas &Salomé, & les conjura par toute l’affection qu’ils avoientpourlui,qu’aulìi-tôt qu’il auroit rendu l’éíprit, ils fissent égorger grandnombre de períònnes de condition, qu’il retenoit dans i’Hippo-dronie. 11s le lui promirent ; & cependant avant que la nou.veíle de la mort fut fcuè, ils délivrèrent tous ces prisonniers,& dirent même qu’ils le faifoient par ordre du Roi, Pan 4. avantí’Ere vulgaire. * Josephe, antiq. Judaic . L 17. c. 1. 8 U t o.
ALEXEN OK, fils d’Esculape & de Lapeties.
ALEX 1 CACUS ou CHASSE-MAL Ca’asI/*«*©-) malorumdepuljor , est le nom que les Athéniens donnèrent à Apollon ,après qu’il eut délivré de la peste le pays Attique, que cettemaladie avoir entièrement désolé. C’elí ce que les Latins ap-pellent averuncanw in malts adjutor. Hercule mérita aufii cenom , pour avoir purgé la terre de diverses fortes de monstres.On le donna encore à certains bons génies , nommés Apompéesou Atropopees , lesquels détournoient les maux des personnesqui les invoquoient. * Pausanias , ìn Attk. Cœlius Rhodigi-nus, /. 2. c. j 2.
ALEXIE ou ALISE : Ale/la ou Alexia, bourgade de France en Bourgogne , au-dessus du petit bourg de sainte Reine, dans lepays Dueiìnois, qui fait partie de l’Auxois, & près de la villede Elavigni, est iìtuéesurla pente d'une colline, près de laquelleles deux ruiíleaux de Loze & d’Ozerain se jettent dans la rivièrede Braine. Cela s’accorde assez bien avec la description queCésar fait dans ses commentaires de l’ancienne ville d’Alexie.On croît que celle d’aujourd’hui a été bâtie fur les ruines decette ville des anciens JMundubiens, fi célébré par le liège queCésar y mit environ $2. ans avant la naillance de J. C. II laprit, & la ruina, malgré les efforts des Gaulois , qui a voientmené de prodigieuses forces â son secours , fous la conduite deVercingentorix. Diodore de Sicile dit que ce fut Hercule quibâtit Alexie, pour en faire la Capitale des Gaules. * Diodor .bibl. biß J. 4. c. 11. Célàr. Tite-Live. Du Chêne . Sanlon. DeChasseneu. Paladin, &c.
ALEXÍNUS, Philosophe de la secte d’Euclide de Mégare ,étoit d’Elis,Capitale de la Province d’Elide dans le Peloponnèfe.II fut disciple d’Eubulide , & parut extrêmement opposé auxièntimens de Zenon le Cynique. C’étoit un homme violent &très-vif, & célébré de son tems par fa force extraordinaire. Unjour qu il se baignoir dans le fleuve Alphée, ayant eto picquéd'un roseau, il en mourut. II vivoit environ la CXX. Olympia-de. Alexinus fut grand ami du Philosophe Ménédème. *Diogè-ne Laërce , in Mened. I. 2.
, ALEXIS, premier esclave d’Afmius Pollio, selon Apulée ,Apol. 1. £5? Damit, ainlì nomme, comme qui diroit, fans ré-panse , & superbe. ^ D’autres dérivent ce nom du grec ùníy*euro , avoir soin , faire attention: parce que Virgile étoit, dit-on, tourmenté des soins cuisons de l’amour qu’il avoir ponree jeune esclave: c’est-peut-etre ce qui fait dire à ce Poète,Eglog. 2. v. 6.
O crudelis Alexi , nibil ntea carmina curas;
D’autres tirent ce nom du verbe « m'|» arpeo , éloigner , écar-ter , parce qu’Alexis rejettoil ce Poète avec dédain. Virg. ubisupra , v. ult.
Inventes alium , fi te hic saflidit Alexis ,
Martial, L 7. Epigr. ç6. dit que cet Alexis étoit fils ou page deMécénas, favori de l’Empereur Auguste.
Et Mœcenati Maro ciim cantaret Alexim.
Et au liv. 8- Epigr. ;6. parlant de la visite que Virgile rendit àMécène , pour lui représenter fa misère, & la perte de ses ter-res aux environs de Cremone.
Jugera perdiderat misera vicina Cremona,
Flebat sfi abdufias Tityrus ager oves :
Rìfit Tuscus eques , paupertatemque levando ,
Repulit , N celeri ]uj]it abire fugà.
Accipe áivit'his sfi vatum maxinnts efio
Tu lícet, 'èfi nojirum , dixit, Alexin anta.
* Voyez Servius, fur la 2. Eglogue de Virgile . Nicolaus Lloydíus.
ALEXIS ARISTENE , Alexius Arifiinus , œconome ouDiacre de l’Eglise de Constantinople , assista au Synode de Con-stantinople de Pan 11Ç6.& y cita contre Nicépho're, Patriarchede Jérusalem , le canon 37. du Concile de Truste. II a fait desnotes fur un recueil de canons , imprimées dans les pandectesdes canons de Beveregius. * M. Du Pin, bibl. desAut. éccltf,du XII. finde.
ALEXIS , Evêque de Melfi dans le Royaume de Naples ,tìorissoiten 1512. Dans cette année il fit, par ordre du PapeJules II. un discours aux Pères du Concile de Latran qui dé-voient assister à la troisième session tenue le n. Décembre. Lesujet de son discours rouloit fur la meilleure manière de tenirdes Conciles , U J ur so necjjite de Sunion î De r atmn Jymdorum
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habendarum optìmà , ’èfi concordia necejfitate, Celdiscours , avecla lettre par laquelle il informa le Pape qu’il s’est acquitté déce dont il i’avoit chargé , se trouve au tome XIV. des Concilesp. 122.
ALEXIS , Poète comique Grec, oncle de Ménandre , vivoitdu tems d’Aléxandre le Grand , sous la CXI. Olympiade, versl’an ;;6. avant J. C. Sc composa diverses pièces qui font sou-vent citées par les Anciens. * Voisins, de Po'et, Grac. c. 8. déHifi. Grac.
ALEXIS , Historien , qui a écrit un ouvrage de Finilm Sa~miorum , dont parle Athénée ,lìv. 5. 9. jo. U 15.
ALEXIS, Métropolitain de Nicée, a composé des cantiquesecclésiastiques fur saint Démétrius Martyr.
ALEXIS , Alexius , tenoit compagnie à Atticus pour l’ctude,
& étoit son Secrétaire. Cicéron en parle dans ses lettres.
ALEXIS , (Saint) né à Rome vers l’an p,o. étoit fils d’Eu-pbemien , un des plus illustres Sénateurs de cette ville, Scà’Agldis, dont la noblesse répondoit à celle de Ion époux.Lorìqu’íl fut en âge, son père & fa mere l’obligèrent à épouserune fille d’une naissance très-iilustre ; mais le soir même du jourde ses noces, Dieu lui inspira de quitter sa nouvelle épouse. Ondit qu’étant entré dans fa chambre, il lui donna une bague Scune ceinture enveìopée dans un ta fêtas d’écarlate. lui recom-mandant de les conserver avec soin : qu’ensuite il passa dans soncabinet, où il prit de Purgent & des pierreries ; & qu’étant sortisecrètement de la maison, il s’en alla au port. Y ayant trouvéun vaisseau prêt à partir, il fit voile àLaodicée, d’où il se ren-dit par terre à Edcsse, ville de la Mésopotamie . Là il distribuace qui lui restoitaux pauvres, puis il se retira sous le porche dél’Ëgliíè de Nòtre-Dame , ou il vivoit d’aumônes. Cependant sonpère, la ntère & Ion épouse le firent chercher inutilement; desorte qu’il passa dix-sept ans en cet endroit. Ensuite il retournaà Laodicée , dans le dessein d’aller à Tarse; mais une furieusetempête le poussa en Italie, & le fit aborder à Rome . II résolusalors de demeurer inconnu dans la maison de son père. II sa-borda au retour du palais, & lui demanda quelque endroit pours’y retirer : ce que ce Seigneur lui accorda, fans savoir pû re-connoitre, après une absence de dix-sept ans. Lors qu’Alexisfut proche de fa mort, il écrivit dans un billet son nom , là fa-mille, son mariage, & les principales circonstances de là vie,
& tint ce billet dans là main jufqu’au dernier soupir. L’Hiltoiréde fa vie dit que le Pape Innocent L célébrant la Messe un jourde Dimanche dans i’Egliíe de S. Pierre , en présence de l’Em-pereur Honorius., on entendit une voix du haut de l’autel, quidifoit : C berebez d homme de Dieu , il doit mourir Vendredi pro-chain. N’ayant pú découvrir où étoit ce saint homme , le Pape& l’Empereur, avec un grand nombre de Prélats & de Seigneurs,se trouvèrent dans P Eglise le Vendredi suivant. Alors une voixsemblable dit hautement, que P homme ele Dieu étoit élans la mai-Jon d’Eupbemien. Le Pape & l’Empereur y allèrent, & trouvè-rent le Saint qui venoit d’expirer. On prit le papier, qu’il te-noit en fa main ; & Aètius, Chancelier de l’Eglise Romaine ielut publiquement. II n’est pas difficile de s’imaginer quels fu-rent les transports de douleur que firent éclater en cette ren-contre le père & la mère & l’epoufe de saint Alexis. Après avoirdonné quelque-tems aux premiers mouvemens de douleur, onfit les cérémonies de la sépulture, & son corps fut porté folem-nellcment dans l’Eglise de saint Pierre, scion le récit de Alé-taphraste, ou dans celle de S. Bonifàoe ( qui étoit celle où ilavoit été marie) selon le Martyrologe . La nvailbn d’Euphémien,qui étoit sor le mont Aventin , où pendant le règne du Paganisme,on voyoitle Temple d’Hercule ie Vainqueur, fut dans la fuitechangée en une Eglise, sous le nom de saint Alexis. Le Mar-tyrologe ct le Bréviaire Romain mettent là mort au 17. de Juil-let. Métaphraste, qui la fixe au 17. de Mars,,doit s’entendre dujour que le corps du Saint fut mis dans un nouveau sepuichre.On croit que ce fut fous le Pontificat d’Innocent I. qui tint leliège depuis 402. jusqu’en 417. Non seulement le tems de fitmort est très-incertain : mais toute cette Histoire même paroleextrêmement suspecte : on ne la tient que de Métaphraste, Au-teur peu digne de foi; d’aillcurs cette vie ne semble être qu'unemauvaise copie de celle de S. Jean Calybite , dé j a corrompue.Ainsi saint Alexis & saint Jean Calybite , pourroient bien n’étrequ'une seule personne. Les Moines Grecs venus de Constanti-nople , qui firent connoítre ce Saint à l’Eglise Latine en s’éta-blissant à Rome , lui donnèrent l’épithète d ‘Alexis ou de Guéris-seur , à cause des guérisons miraculeuses dûës à son intercession.Si cela est, on ne peut lire la vie de S. Alexis, fans demeu-rer convaincu, que sous le nom de Rome, il faut entendre Con-stantinople . * Siméon Métaphraste , en sa vie. Pierre de Natali-bus. Baronius , m martyrol. Bailler, Vies des Saints, au 17. deJuillet.
ALEXIS I . Comnènc, fille de Jean Grand Domestique, Scd’Anne Dalassène, exerça les premières charges sous le règne d«Nicéphore Botaniste, qui l’employa dans toutes ses occasions oùil y eut des soúlévemens dans l’Empire; mais après savoir dé-livré de tous lès ennemis, il le devint lui-même, Penfcrma dansun Cloître, & se fit reconnostre Empereur en rog . 11 étoit
neveu d’ilàac Comnène,qui avoit ëteEmpereur depuis l’an 10^7,jusqu’cn fan 10$ 9. A son avenement à fEmpire, si se vit obligéde récompenser ses frères , qui lui avisiern aidé à P usurper, IIleur en donna à tous quelque portion ; partage qui lui étoit très-désavantageux, parce qu’il n’avoit pas daus ce qui lui rêsloit,Tom, L PI des.