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ALLAH, ALLAH en langue turque, est le nom de Dieu ré-pété deux ibis. Les Turcs prononcentces paroles iorsqu'ils sou-haitent un heureux succès à quelqu’un, & qu’ils implorent le se-cours de Dieu , soit pour eux, soit pour d’autres. ils répètentordinairement le mot A’Allah trois fois dans leurs prières, quel-quefois deux & quelquefois quatre ou cinq, ou même huit. Leurgrand cri de guerre est Allah, Aliah , Allahu. * Ricaut, dei’Em-pire Ottoman .
ALLAKL ou OLLAKI, nom d'une ville & d’une montagnedu pays des Nègres que les Arabes appellent Soudan,est située a ri-dera de la ville de (fana leur Capitale, & peuplée de juifs, deChrétiens, & de Musulmans. Gana est iìtuee entre l’équateur &le premier climat; mais Allalti est comprise dans le premier cli-mat au Couchant dc la ville d’Asovan, qui est la Sienne des An-ciens,où ils on r marqué le commencement du second climat. Lamontagne qui porte le mémo noni,s’elève assez près de cette ville,& est fort fameuse pour ses mines, où l’on trouve en abondancefor le plus fin de tout le monde. Au pied de cette montagne ily a une grande plaine fort aride, où il y a aulli beaucoup d’or, &il ne faut pas fouiller fort avant pour y trouver de seau. * D’iíer-belot, Bibliothèque orientale.
ALLATIUS , (Leo) voyez ALLAZZI.
ALLARD (Guy) né en Dauphine vers le milieu du XVII. sié-cle, s'y est tait un nom par un assez grand nombre d’ouvrages,qui ont tous rapport à Thiiluire de cette Province, Le premierque l’on connoilse, est un nobilaire du Dauphine, qui parut en1671. 11 donna Tannée suivante la généalogie de la maison deSimiane fur les actes d’un manuscrit en vélin, contenant 128.chartes depuis l’an 802. jusqu’en 1122. & publia aulli le premierdes quatre volumes in 4 0 . qui contiennent THistoive généalogi-que des maisons du Dauphine. On prétend qu’on ne doit pasbeaucoup compter fur les recherches d’Allard ; & que presquetoutes íès généalogies ont été dressées fur les mémoires, & impri-mées aux dépens de ceux qui y croient intéressés. Quand il com-posa cet ouvrage il se procura le titre de Généalogiste du Dauphi-ne, 6c il étoit Presidenten sélection deGrenoble; mais depuis il, fut oblige par fa mauvaise conduite de se défaire de cette charge.En 1673. il fit paroitre un ouvrage d’une espèce bien différentedes premiers, dont voici le titre : Zipmi, Prince Ottoman , amou-reux de Philippine Hélène de Scjj’enage: il lui coûta d’autantpius- - :i l .1 : , t.u C,,,- r\Klìaé ist» IVonre. tì’un stiso
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dans fa préface les Auteurs & les endroits où il prétendent avoirtrouvé ce qu’il avoir écrit. L’Histoire des trois illustres du Dau-phine, qui parut en 167;. est une pièce plus serieufe : ces trois il-lustres font François de Baufremont, Baron des Adrets ; CharlesDupuy, Seigneur de Montbrun, & Joffroy Calignon, Présidentau Parlement de Grenoble. 11 travailla encore depuis à l’Histoi-re des hommes illustres de son pays,& l’on connoít quatre ouvra-ges imprimés qui font les fruits de cette étude ; sçavoir la biblio-
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_ Dauphin du Vi
Présidons du Conseil Deiphinal, ou du Parlement de Grenoble ;les Gouverneurs & Lieutcnans au Gouvernement de Dauphine.Celui-ci qui parut en 170.1. est le dernier qu’on sache qu’Aliard aitpublié ; cependant il ne mourut qu’en 1715. quarante-quatre ansaprès que son premier ouvrage parut,_& il en avoit d’autres prêtsdepuis long-tems; car outre une Histoire complète du ConseilDeiphinal, & du Parlement de Grenoble, il avoit préparé dèsavant i6go. un traité tròs-étendu de la justice, de la police, &des finances de France , par ordonnances, édits, &c. avec desremarques historiques & critiques. Outre ces ouvrages, AUardpublia en 1683. les anciennes inscriptions de Grenoble ; mais lepublic n’eut pas lieu d’être content du présent qu’il lui fit, à cau-sé du grand nombre des fautes que l’Auteur y fit, où qui échappè-rent à i’Imprimeur. * Le Long, bibliotb. hiß. de la France .
ALLARD, (Claude) apparemment de la ntéme famille, dumoins du même pays que celui dont on vient de parler,Religieuxde l’Ordre de saint Antoine de Viennois, est Auteur d’un livre im-primé à Paris , intitulé le crayon des grandeurs de S. Etienne deViennois, qui parut à Paris en 1653. 11 donna aulli la même an-née à Poitiers THistoire dé la vie de Charlotte Flandrine deNassau , Abbesse de sainte Croix de Poitiers , fous le titre demiroir des âmes religieuses, & mourut en 1658. * Le Long,
ALLATUR, ville de Moscovie dans le Royaume de Cazan,fur la rivière de Cama. * Baudrand.
ALLAZZI, (Leo) connu parmi les Sçavans fous le nom d ’Al-latius, Garde de la bibliothèque Vaticane , s’est acquis beaucoupde réputation dansleXVlí. liècle par son mérite L par son éru-dition. 11 naquit dans Písle de Chio l’an 1 ;gó. d’une famille deGrecs (chistnatiques. Dès l’áge de 9. ans on le mena en Italie ,& il s’arréta dans la Calabre. Ensuite il vint à Rome l’an 1600.11 y fit du progrès dans la Philosophie & dans la Théologie ; &Bernard Jultiniani, Evêque d'Anglona, le choisit pour être sonGrand-Vicaire . 11 remplit si bien tous ses devoirs durant deuxannées, que Marc Jultiniani Evêque de Chio, lui confia le mêmeemploi dans son Diocèse. 11 eut ainsi la consolation de passerquelques années dans fa patrie. De-là il revint à Rome , où ilétudia en Médecine sous jules-CcsarLagalIa , & où il fut choisipeu après pour enseigner clans le Collège des Grecs. Le PapeGré-goireXV. Pcnvoya en Allemagne Fan 1622. pour faire transpor-ter à Rome la bibliothèque d’ileidelberg. Allatius devint ensuite
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domestique & Bibliothécaire du Cardinal François Barberin &s’occupa toujours utilement, ou à composer divers ouvrages, ouà tirer des ténèbres ceux de plusieurs Auteurs anciens. 11 s’acquitl’éstime des Sçavans, sous les Pontificats d’Urbain VIII . & d’In-nocent X. & Alexandre Vil. le fit Garde de la bibliothèque duVatican. Cet emploi étoit digne de la grande capacité d’Allatius .C’étoit un homme d’une profonde érudition ; mais il n’avoitpastoujours assez de justesse ni de critique : 11 s’étoit particuliè-rement appliqué à la lecture des nouveaux Grecs, & s’étoit fur.tout occupé à té servir de leur écrits, pour faire voir qu’ils nesont pas si éloignés que l’on croit de la doctrine & des rits de TE-glise Romaine, afin de porter les Latins & les Grecs à la réunion,dont le Pape Urbain Vils. avoit alors conçu le dessein. 11 écrivoiten latin aiiéz nettement & assez purement,L compostât aussi très-bien en grec. Quelque inclination qu’il eût pour ses compatrio-tes, il soutint avec chaleur les droits de l’Lgliiè Romaine, & l’au-torité du Pape dans toute ì’étendué que lui donnent les Théolo-giens de la Cour de Rome. 11 vécut dans le célibat, fans vou-loir entrer dans les Ordres ecclésiastiques, & ne s’occupa toutefa vie que de ses études, fans rechercher aucune dignité. 11fonda divers Collèges dans Plsle de Chio ílt patrie, & mourut àRome au mois de janvier Pan 16Ó9. âgé de 83. ans. Nous avonsplusieurs ouvrages de fa façon, entr’autres, Catena SS. Patruntm Jeremiam. Eufiatbiuí Antiocbema in Hexameron , de En.gafirimytho. Monumentum Adultuxr.um Ptolomai IH.{Consuta-tìo fabula de Joanna Papìjsa■ Libanii orationes. Apesßrb ana.De Psellis. DeGeorgiis. DeSimeonibus. Procii Diadockiparapbra,ß s m Ptolcmai lib. IV. Socratis, Antißhenis, £5 f c. Epißola. S allu-Jlii Philosoph i opusculum , de Diìs U mnndo. De patria Homer i.Philo Byzantin, deJeptem orbis fytHoculis. Excerpta varia Graco -rum. Sophißarum N Rbetorum. De h bris ecckfiaßick Gracorum.Dentenjura temporum antiquorum. De eccleßa QcciAeyitalis atqueOrientalis perpétua confenßone. Ortbodoxa Gracia feriptorum. 2.vol. Symmiction. Vindicia Synodi Epbeßna. Nili opéra. Appendix,ad opéra S. Anfetmi. Concordia nationum Chrijìianarmi Aß a,Afrtca & Europa, in ßde Çatholìca. Deeciava jynodo Pbotii.De interflìtïìs Gracorum ad ordines. De Templis Gracorum. Nur,tbex, &c. * Baillet, jugement des sçavans. M. Du Pin, bibliotb.
Eccl.
ALLECTUS, Préfet du Prétoire de Caraxiíìus, Tyran en An-gleterre, 1 e tua fur la finde l’an 294. & se fit reconnoitre Em-pereur par ses troupes. II en conserva le titre jusqu’en l’an 297.parce qu’on ne l’inquiéta pas auparavant, mais Constantius Césarqui avoit le département des Gaules , ayant enfin fait équiper uneBotte, entreprit cette année de soumettre l’Angleterre, & en vintbientôt à bout. La flotte étoit partagée ; Constance en condui-soit une partie ; Alèiepiodote Préfet du Prétoire commandentLautre. Allectus Rayant pû empêcher le débarquement, alla at-taquer brusquement le Prefet,qui le reçut avec beaucoup d’intré-pidité : on se battit courageusement de part & d’autre ; mais en-tìn les rebelles eurent du dessous : Allectus , faisant également lesfonctions de soldat & de Général, fut tué fur le champ de batail-le. * Enten, in panegyr. Conß. Banduri, Numißn. Imp. Rom.
ALLELUIA, Monastère cl’Ethiopie, dont le premier Abbdlui donna ce nont, parce qu'il voulut qu’on y chantât souventAlléluia, c’est-à-dire, Louez Dieu : ce qu’il nt fur le rapport qu’unHermite lui avoit fait, qu’étant ravi en extase, il avoit vù&oíiides Anges qui chantoient fans cesse Alléluia. Cette coutume néan-moins étoit établie dans TEglile Romaine & parmi les Grecs dèsle tems de saint Jérôme & de saint Augustin, avec cette réservé,qu’on ne le chantoit qu’en certain tems de Tannée, & toujourshors du Carême . On croit que le Pape Dantafe, qui mourut en384. introduisit la coutume de le chanter dans les autres tems deTannée. L’Histoire nous apprend qu’on le chantoit ntéme dans lapompe funèbre des Saints ; & saint Jérôme témoigne que cela setìt dans la cérémonie de T enterrement de sainte Babiole. II ajoû-te que c’étoit la prétniere parole que Ton apprenoit aux enfans ;& que les artisans dans Jérusalem , &les paysans à la campagne,chantoient des AUeluia , au lieu de chansons profanes. C’étoitaulli le mot par lequel on assemblent les Moines pour venir auChœur. Bédé rapporte que les Saxons étant un jour prêts decombattre, animèrent les soldats en criant avec joye AUeluia ,ce qui leur tìt remporter la victoire. * François Alvarés, relationd’Ethiopie . S. Jérôme, epiji. 7. & dans Yépitaphe de fiiinte Fabio-le. S. Augustin, in pfalm. 106. S. Grégoire, l. 7. moral. Bédé ,l. 1. c. 20.
f ALLEGORIE , Tusage des allégories ne s’est introduit quefort tard parmi les Payens; c’est-à-dire lorsque les Philosophesvoulurent rendre raison des fables, & des anciennes histoires desDieux . 11 salut faire accroire à ceux qui ctoient choqués de cesabsurdités, que les Poètes avoient pensé toute autre chose que cequ’ils avoient dit; & de là vient le mot d’allégorie. Car undiscours qui à le prendre dans son sens propre, «yogsin,signifie toute autre chose que ce que Ton veut dire, est ce qu’onapelle nne allégorie. Ainsi parmi les Grecs on tourna l’hiftoirc enallégorie, de peur que Ton ne crût que les Dieux de la Grèce avoient été des hommes assez corrompus. Les juifs trouvèrentcette méthode d’éxpliquer la Religion admirable,& s’en servirentpour interpréter les livres sacrés d’une manière plus conformeau goût des Payens. Les Chrétiens imitèrent les Juifs, & inter-prétèrent allégoriquement le V. & le N, Testament. Clément d’A-léxandrie donna beaucoup dans les allégories,s’ìma'ginant releverpar là la simplicité de PEcriture, Origène qui avoit l’imagina.tion vive & féconde, est tout plein d’allégories. 11 apelloit cor-porels ceux qui s’attachoient trop à la lettre, & quines’apli-Tvm. I, U h quoient