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les Comtés de Sclnvartzenbourg, de MansfeffVde Stolberg, deBarby, de Rugenstein, &c.
6. Dans le Cercle de la baffe Saxe, les Etats ecclésiastiques,font, les Evêchés de Lubeck , de Ratzenbourg,& de Hildeshcim.(L’Archevêché de Magdebourg, a été sécularisé par k traité deAffinster, ot a été cédé à s Electeur de Brandebourg. L’Arche-vêché de Rremen a été érigé en Duché pour le Roi de Suède .L’Evèché deHalberstad est maintenant une Principauté, possé-dée par l’Electeur de Brandebourg ; & l’Evêché de Swerin a etesécularisé pour le Duc de Mekelbourg.) Les Etats séculiers fontles Duchés deMekelbourg, deSaxe-Lavembourg,.de Brunswick,de Lunebourg , & de Hoííace ou Holstein. Les villes impérialesfont Lubek, Hambourg, Misthaufen en Thuringue, Goslar , &c.
H est bon de remarquer ici que l’Evèque de Ratzenbourg enétoit autrefois Seigneur temporel ; mais par la paix de Munster en 1648. la Seigneurie de certe ville appartient au Duc de Me-kelbourg.
7. Dans le Cercle de Westphalie , les Etats ecclésiastiques sont,les Evêchés de Munster,-de Liège, dc Paderborn , & d’Ofna-bruck ; (celui de Minden a été changé en une Principauté, quiappartientà l’Eleéteur de Brandebourg ; celui ct’Utrecht est auxìlollandois; & celui de Ferdenau Roi de Suède ; l’Archevêchcde Cambray dépend aujourd’hui de la France ; ) les Abbayes deCorbey, de Weiden, d’Essen, de Stablo, &c. Les Etats séculierssont les Duchés de Juliers & de Clèves ; les Comtés de la Marck »de Ravensberg, de Lippe , de Dillembourg, deBentheim, d’Em-den, ou Ollsríse, &c. La Principauté d’Aremberg, enclavéedans le Cercle du bas Rhin , &c. Les villes impériales font Co-logne (qui n'appartient pas à rArchevéque)Aix-]a-Chapelle, Dor-inund, & Herfort. Wesel, Duisbourg, Soèst , &c. ne sontplus Etats de l’Empire, elles appartiennent à l’Electeur de Bran-debourg.
8. Dans le Cercle du bas Rhin, les Etats ecclésiastiques fontles Archevêchés & Electorals de Álayence, de Trêves & de Co-logne ; les Abbayes de Prum & de saint Maximin, unies à l’Ar-ehevèché de Trêves. Les Etats séculiers sont les Etats du PrincePalatin du Rhin, dont la Capitale est Heidelberg ; les Comtésde Nassau, de Beilstein , dTsembourg, de Sa!m ; le Bailliage ouCommanderie de Coblentz, & la Prévôté de S'elz, la ville impé-riale de Gelnhausen, &c.
9. Dans le Cercle du haut Rhin , ou Cercle d’Alsace, les Etatséccléliastiques sont les Evêchés de Wormes, de Spire, deBâle,dont le liège est à Porentru ; de Lausanne , dontl’Ëvêque rési-de à Fribourg; & de Genève, qui fait fa résidence à Annecy .L’Archevêché de Besançon, & les Fvêehés de Strasbourg , deMets, de Toul & de Verdun, dépendent de la France . L’Evê-ché de Sion n’est plus de l’Empire, & l’Evéque est allié des Can-tons Suisses Catholiques. Les autres éccléliastiques sont le grandPrieuré cl’Allemagne de P Ordre de Malte, doní la résidence està Heitersheim ; les Abbayes deFulde, de Murbach , de Luders,&c. Les Etats séculiers sont les Etats des Princes Palatins deSponheim, de Veldentz, de Lautereck, de Zweibruck, ou desDcux-Ponts ; les Landgraviats de Heffe-Caffei & de Heffe-Darm-ftat; les Comtés de Walcîek, cîe Sarbruk, d’Eysenbourg, Le.Les villes impériales de Wormes, de Spire, dc Francfort , &c.Iiaguenaw, Weiíiêmbourg, & les huit autres villes du Hague-naw, qui étoient impériales, appartiennent au Roi de France .
10. Le Cercle de Bourgogne ne contient à présent dans lesPays-Bas , que ies Etats qui appartiennent à í’Einpereur ; sçavoirune partie du Duché de Brabant, (où sont aullì la Seigneuriede Malines , & le Marquisat du saint Empire j) du Duché de Guel-dre, du Duché de Limbourg, du Comté de Namur , du Comtédu Hainaut, & du Comté de Flandres. Les autres parties & Pro-vinces des Pays-Bas, appartiennent au Roi de France & auxFlollandois. Le Comté de Bourgogne, quidonnoit le nom à ceCercle, est au Roi de France. La Baronie de Breda , dans leBrabant Hollandois, est au Prince d’Orange. Les Comtés d’Eg-mond & d’Vsclstein dans la Nord Hollande , ne sont plus del’Empire, ni le Comté de Berg , qui est enclavé dans celui deZutphen . Le Comté de Píorn est à l’Evéque de Liège, & leRoi d’Espagne Pa fait rayer de la matricule de l’Empire.
<0^ llíaut remarquer qu’il y a eu des villes impériales hors deces dix Cercles ; comme Prague, dans la Bohême , Dant/.ick,Marienbourg, Thorn, Culm, Elbing , & Braunsbourg, dans laPrusse Royale, Königsberg, dans la Prusse Ducale, Riga , Per-nau, Revel & Derpt, dans la Livonie . Voyez membres de l’Em-pire dans l’article EMPIRE.
Les Diocèses d’Allemagne Font encore une division assez natu-relle. Les Archevêchés sont Mayence, Cologne, Trêves , Saltz-bourg, Magdebourg, Bremen, & autrefois Besançon danS la Fran-che-Comté, & Prague dans la Bohême. L’Archevêque de Mayen-ce a treize Suffragans, Wormes, Wurtzbourg , Spire, Aichstct ouEichstet, Strasbourg, qui appartient aujourd’hui à la France ,Werden, Coite dans le pays des Grisons, Hildesheim , Augsbourg,Paderborn, Constance, ífaìberstat,&Bamberg. Trêves n’a quetrois Suffragans , Mets, Toul & Verdun, qui sont aujourd’hui auRoi de France , & qui lui ont été cédés par le XLIV. article dela paix de Munster. Cologne a eu cinq Suffragans, Liège , Mun-ster, Osnabrück, Minden & Utrecht ; mais en 1^9. ou i;6o.cette dernière Eglise fut érigée en Métropole. Magdebourg apour Suffragans, Meisten, Mersbourg, Naumbourg, Brandebourg & Havelberg . Ceux de Saltzbourg sont ces onze, Freiltoghen,
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Ratisbonne, P assa w, Bressenon ou Brixen,Curez ou Gurck & Co-ritz, Lavemunde ou Lavenmuntz & Lavamind,Seckaw, Cliìense,Vienne , Neustat, & Lubech ou Laubaçh. L’Archevêché de Bre-men a pour Suffragans Lubeck, Ratzembourg & Swerin. Besan-çon dans la Franche-Comté, n’a que trois Suffragans, Lausanne ,Bâle & Belley, qui est en France. Prague, dans la Bohême , dontelle est la Capitale, n’a proprement qu’Olnnitz, qu’on puisse di-re de l’Allemagne; parce que cette ville est dans la Moravie .Les autres Evêchés que la Métropole de Prague a pour Suffragans ,sont en Hongrie ; sçavoir Stvigonie ou Gran, Âgria & Vesprin,Nittacht, Raab , & Vaccia. Nous marquons en parlant des Cer-cles de l’Empire, & de leurs privilèges, quels sont les Evêques qui ont droit d’allister aux Diètes générales de l’Empire. Outretous ces Diocèses, il y a encore l’Evêché de Bamberg , qui dé-pend immédiatement du Saint-Siège, Breslaw en Siléíie, Lebuss,& Cumin dans la Pomeranie, Suffragans de Gnesne en Pologne .11 saut aussi remarquer qu’entre les autres Diocèses déja nom-més, il y a deux Archevêchés & treize Sièges d’Evêques, qu’osta sécularisés par les traités de Palîaw, d’OÍ'nabruck&de Mun-ster , pour en abandonner la jouissance aux Protestons. Les Ar-chevêchés sont Magdebourg & Brémen ; & les Evêchés sont llal-beritot, Minden, Werden, Naumbourg , Mersbourg, Meiísen,Brandebourg,ou Brqndenbourg, Havelberg , Ratzenburg,Swerin,Lebuss, Cornin & Lubech. Nous pouvons ajouter Osnabrück ,que les Catholiques & les Luthériens possèdent alternativement.Lausanne, Genève & Sion, retiennent le titre de Princes du saintEmpire. Les Calvinistes sont les Maîtres à Genève & à Lau-sanne; l’Evêque de cette dernière ville fait sa résidence à Fri-bourg, & l’autre à Anneci. Celui de Constance la fait ou àMersbourg ou à Peterhausen. II y a aussi en Allemagne desEvêchés qui font unis, comme ceux de Wormes & de Spire , àcelui de Mayence, &c. Les Universités d’Allemagne sont Co-logne, Trêves, Mayence, Paderborn, Vienne, Francfort, Heidel-berg, Altorf,Fribourg,Strasbourg,Bâle, Elbing , Erfort, Dilinghen,Giessen, Helmstad, Leipíic, Marburg, Newstad, Prague , Ingolstad,Jena, Lawingen, Meisten, Rostoc, Zurich,Wìrtembetg,Tubingue ,Breslaw, Königsberg,Kiel,Grats , Weisscmbourg, Hall & quelquesautres, dont nous ferons mention en parlant des villes oùelles sont établies.
FLEUVES , MONTAGNES ET FORESTS.
Les plus célèbres fleuves d’Allemagne, sont le Rhin , lequel ve-nant des Alpes des Grisons , vers le mont saint Bernard, passe parle lac de Constance, & reçoit la Moselle , le Neker, le Mein, JaLippe & quelques autres. Le Danube qui reçoit le Lek, Plier,Lins, le Nab, &c. L’Elbe, l’Oder, le Veíèr , & plusieurs autres.La chaîne des montagnes qui environne k Bohême, tient le pre-mier rang entre celles du pays que nous décrivons. 11 y a lemont Abnobe ou Abenow, dans Je Duché de Wirtemberg, pro-che des sources du Danube , que les habitans appellent aujour-d’hui Die-Raar ; le Taunus des Anciens vers Mayence , à présentnommée Der Hayrich -, les Sudit ou Sndeti, qui sont aujourd’huiles montagnes de Riscmberg, Wendenberg & Fiechtelberg, oùsont (selon Berlins) Holfeld, Culetnbach, Peyurteut, & Hoff;le mont Gettos , que Strabon nomme K<»©■< , (Lazius
allure qu’il porte aujourd’hui les noms de Kalemberg, de Scbne-berg, de Densberg, Smering.Plaitz, Le. dans la basse Autriche ; )le Mont saint Godart, le mont Jura, une partie des Alpes , Le.fur les frontières d’ Allemagne . . Entre les forêts celle que les Hi-storiens ont tant célébrée dans leurs écrits, estPHercinie, quiavoit soixante journées de longueur, & neuf de largeur ; Laforet Noire, que les Romains nommoient Forêt de Mars, L Pto-lomée Disert des Helvetims, en est une partie. Elle occupe tousles pays qui sont aux environs du Rhin , entre P Alsace & le lacde Constance ; L elle donne le nom à quatre villes que l’onnomme forestières;qui sont Rheinfeld, Seckingen , Lauffembourg,L Walds-Hut. Celle qui est du côté de Bohême, a le nom deBohemerwaidt ; L celle qu’on trouve vers la Turinge, est Tu-ringerwaldt. La forêt que les Anciens nommoient Racenis, par-tie de PHercinie, est le Hartwald dans la basse Saxe. Nouspouvons y ajouter celles de Heric, de Spethar, Le.
MOEURS DES PEUPLES.
Tacite parlant des anciens Allemands , dit qu’ils n’ont pointété corrompus par le commerce L l’alliance des autres peuples ;c’est pourquoi ils se ressemblent presque tous; car ils ont, dit-íl, les cheveux blonds, les yeux bleus, un regard farouche, unetaille avantageuse, le corps néanmoins incapable d’un long tra-vail, & qui n’a que la première impétuosité, supportant diffici-lement le chaud & la soif, L facilement le froid & la faim, àcause de la constitution du pays. Ceux qui demeurent fur nôtrefrontière recherchent l’argent à cause du commerce, & connois-sent certaines pièces anciennes de nôtre monnoye, qu’ils aimentmieux que les autres, comme celle qui porte la marque d’unesoie, ou d’un chariot. Le reste trafique encore par échange,comme les premiers hommes. Leur cavalerie n’a que la lance& le bouclier. L’infanterie porte aussi des dards, L chaque sol-dat en a plusieurs, qu’il soait lancer avec beaucoup de force &d’adresse, n’étant point empêché de ses habits ni de lès armes ;car ils n’ont qu’un lave pour tout vêtement.. A considérer leurstroupes en général l’infanterie est la meilleure: c’est pourquoiils la mettent parmi la cavalerie. C’est une infamie parmi euxd’abandonner son bouclier, L ceux qui l’ont fait, n’oferoientplus fe trouver aux assemblées ni aux sacrifices. En l’éleétionde leurs Rois, ils ont égard à la naissance ; L encelle des Chefs,Tum /. HE a à k