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de France , ayant menacé le Pape d’un Concile National, enfinaprès dixhuit mois d’examen, Innocent XII . donna un lires, maistrès mitigé , portant condamnation du livre & de vingt-troispropositions qui cn lurent extraites. M. de Cambray se soumitsur íe champ, & publia lui même un mandement d acceptationdu bref qui le condamnoit. Ce mandement est du 9. Avril 1699.M. de Cambray ne songea plus qu’à remplir tous les devoirs d’unbon Evêque. 11 prit un soin particulier des Séminaristes qu’il in-struisoit de sems en tems ; il vis,toit assidûment son Diocèse ; ilprêchoit partout ; il n’écrivoit point ses sermons ; il en bannií-soit toutes les idées subtiles , les raisonnemens abstraits & lesornemens superflus qui blessent la simplicité Evangélique . Humble,doux, tempérant , charitable , il ne prenoit de divertissementque celui de la promenade. Le fameux O de conscience , luisuscita de nouvelles affaires. 11 défendit la grâce suffisante desÂíoiinilîes, & soutint que l’Eglise n’avoit pas condamné simple-ment les parolles de Jansenius , maïs aussi la doétrine touchant lagrâce efficace. L’Kvéquc de St. Pons & quelques autres publié,rent en 1704. des écrits opposés à VOrdonnance contre le cas decons tente de Mr. de Fenelon qui, de son côté , ne demeura pasen arrière. C’eft en faisant allusion à cette dispute & à celleque l’Archevêque avoir eue avec M. de Meaux, qu’un fatyri.que lui fit après fa mort cette Epitaphe ;
Cy git qui deux fois Je damna ,
Par Molinos f? Molina.
Après la bataille de Malplaquet, il exerça fa charité & sonhospitalité à l’égard de quantité d’Officiers Sc de soldats. LesGénéraux de Parniéc des alliés, le Duc de Aiarlborough , lePrince Eugène , & le Duc d’Onnond le prévenoient par toutes sor-tes de politesse, cn faisant épargner tout ce qui lui apartenoit. 11 neparoiíîoit point infatué de íîi nation & chérissoit toutes les autres.„ J’aime mieux ma famille, difòit-il , que moi même ; j’aíme„ mieux ma Patrie que ma famille , mais j’aime encore mieux„ le gente humain que ma patrie. „ En 1709. II donnoit à unPrince étranger d’excéllentes leçons non-seulement sur la Politi-que , mais aussi sur la tolérance des différentes Religions.,, Nulle puissance humaine ne peut forcer, difiit-rl., le retranche-„ ment impénétrable de la liberté du cœur. La force ne peut,, jamais persuader les hommes ; elle ne fait que des hypocrites.„ Quand les Rois fe mêlent de Religion , au lieu de la protéger„ ils la mettent en servitude. Accordés donc à tous la tolérance„ civile ; non cn aprouvant tout comme indifférent, mais en,, sourfrant avec patience tout ce que Dieu souffre, & en tâchant„ de ramener les hommes par une douce persuasion. „ Quoiquele Roi eût disgracie AI. de Cambray, le Duc de Bourgogne nelaissa pas d’entrctenir avec lui un commerce de lettres, dès quecet illustre Elève put écrire à son Précepteur qu’il chérissoit, qu’ilestimoit, & qu’il vénéroit parfaitement. On dit même que leRoi avoit enfin résolu de rappeler l’Archevêque en Cour, maisla mort prévint l’éxécution de ce dessein, AI. de Fenelon étantmort le 8- Janvier 1715. Outre les écrits de AI. de Fenelon dont on a de j a parlé, on en a encore divers autres, comme lesInflruBìons Pastorales ; ses Dialogues des grands hommes auxChamps Elysées , son traité de P Existence de Dieu , qui parutd’abord fans nom de l’Auteur en 171;. à Paris , & qui depuis aété traduit en plusieurs Langues ; des lettres fur la Religion ; dialo-gues fier l'éloquenee ; fy une lettre d 1 ‘Académie Françoise , Pa-ris 1718 . Recueil de Fahles. Sermons choisis (yc. Paris 1718. ces ser-mons font le fruit de fa jeunesse.Le plus’fameux defses ouvrages estles Avantures de Télémaque fis dlVlyfè-. Ce ne furent d’abordque des Thèmes qu’il donna au Duc de Bourgogne pour les tra-duire cn Latin ; quoiqu’à bien considérer le style sublime decet ouvrage, il ne paroit guères avoir été à la portée d’un disciplepour en faire une version Latine . Quoiqu’il en soit, unValet deChambre ayant eu soin de copier toute la suite de ces Thèmes,les publia depuis à l’insçú de AI. de Fenelon . Ce livre lui fit degrands ennemis, parce qu’on le fit regarder comme une Satyrede diverses personnes de la Cour & des maximes qu’on y obser-voit depuis ìong-tems y mais en général il fut extrêmement ap-plaudi. L’on en vit cíans l’espace d'un an 20. éditions différen-tes , & l’on en compte aujourd’hui plus de 40. en tout. LesAvanturcs de Télémaque ont été traduites en Allemand, en Ang -lois, en Italien, en Espagnol & en Hollandois. On a écrit con-tre cet ouvrage la Télémacomanie , & une Critique des avantet-res de Télémaque . L’on a répondu au premier par un ouvrageintitulé ; critique déun livre intitulé la Télémacomanie. * Nou-velles Literaires 1714. Préface d’une nouvelle édition des Avan-tures de Télémaque. Histoire de la vie de M. François dc Salig-nac fyc. à la Haye 1725. Foyez GUION.
FENEO, petite ville dc Alorée dans la Zaconie. Elle est dansl’ancienne Arcadie, fur le lac de Feneo, à l’endroit d’où sort larivière de Ladon, qui y a fa source. * BaudrancLFENESTELLA , (Lucius') Historien Latin, écrivit des an-nales , & mourut fur la fin de 1 Empire de Tibère. 11 est souventcité par les Anciens, Pline, Aulu-Gelle , Laitance, &c. On luiattribue un traité des Magistrats Romains fy des Prostrés » maiscet ouvrage est de Dominique Fíocchí dc Florence . Consultezpour cela Voisins, / 1. des bist. lat. c. 19.
t FENESTRANGE , ou Vistingen, en latin Vistinga & Fin-stringa , Seigneurie des Pays réunis de Lorraine . C’est un ancienfief de l’Evcche de Akts. II s’étand le long de la Saar , entreles Comtés de Saverden & dc Sarb.urg , & a eu long-tems desSeigneurs particuliers. Jean , grand Maréchal de Lorraine , nelaissa de Beatrix d’Ogivitle que deux filles , nommées Barbe &Magdelaine. La première porta en dot à Jean VL Rhingrave,
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la moitié des Seigneuries de Fenestrange , Ogiville, Neuville ScDimtingen ; & le mariage de Magdelaine avec Ferdinand deNeûchatel , Seigneur de Montagu, fit passer l’autre moitié dansla famille de Neûchatel . Anne qui vint de cette alliance , épousaGuillaume , Seigneur de Dammartin, dont elle n’eut qu’une fil-le nommée Diane, qui porta cette succession à Charles Philip-pe de Croy Marquis de Havre. Marie Claire , fille unique ueCharles Alexandre de Croy , Marquis de Havré ; epouia en se-condes noces Philippe François de Croy , qui est mort en i6$o.Gouverneur de Luxembourg Sc du Comté de Chini. De ce ma-riage est venu Ferdinand François Joseph , Duc de Havré & dcCroy, qui jouit d’une partie de la Seigneurie de Fenestrange.* Audifrct geogr. tarn . 2. Th. Corneille di£l. geogr.
.FENESTRANGE OU FENESTRAGE, (Broquard de ) Gen-tilhoinme Lorrain, eítoit un des Chevaliers les plus hardis duXIV. siècle. Charles, Duc de Normandie, fils du Roi Jean ,alors Régent en France , après la prise du Roi Pan 1356. l’atti-ra, moyennant une somme d'argent qu’il lui promit, pour l’ai-der a châtier ks Anglois qui ravageoient la Champagne . Cefut sor cette promené, que Fenestrange vint en France , accom-pagné de cinq cens Chevaliers qu’il avoit à ses gages. II lé joignita P armée de France , dont il détacha une partie qu’il commanda ;& avec ces troupes il alla attaquer Eultache d’Auberticour, Gen-tilhomme de Hainaut, qui commandoit les Anglois, mit son ar-mée en déroute près de Nogent fur Seine , & contraignit enfintous les Anglois de sortir de la Champagne . Après ces exploits,
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jetter avec ses gens dans la ville de Bar fur Seine , qu’il mit aupillage, prit çoo. prisonniers, & fit plusieurs désordres dans laChampagne , jusqu’à ce qu’on l’eút satisfait, au de-là même dece qu'on lui avoit promis. * Alezeray, au règne du Roi Jean.
FENESTRELLES, petit village du haut Dauphine , situédans la vailee & fur la rivière de Cluson , environ à six Heuesde la ville de Pignerol. Les Jésuites y ont une maison, & LouisXIV. y avoit fait bâtir une citadelle qui couvroit fa frontièrecontre le Duc de Savoye, auquel il a rendu Pignerol & la Pe-rouiè , qui faisoient le même éffet. Aîais le Duc s’est emparéde cette forteresse pendant la guerre , & elle lui est restée par lapaix d’Utrecht * Mémoires du tems.
FENICUSA , ou FEL 1 CUR, petite Isle abondante en patu.rage. C’est une de celles de Lipari , & elle porte aussi le nomde Palmaria. On la trouve entre celles de Lipari & d’Ericusa,dans la mer de Toscane . * Baudrand.
FENIER , (Jean du) Dominicain du Couvent de MoriasenBéarn, fit paroisse beaucoup de zèle pour la Religion. Aprèsavoir prêché pendant plus de quarante ans, & gouverné la Pro-vince de Toulouse avec beaucoup de sagesse, il fut élu Vicairegénéral de son Ordre, & puis Général. II travailla soigneuse-ment à reformer les (souvens d’Espagne , & se servit fort utile-ment des avis du pieux Louis de Grenade . Un accident fâcheuxlui estant arrivé en France, le Roi François I. le. fit arrester àToulouse , & lui défendit de sortir de son Couvent. Quelques-uns ont crû que le sujet de ce traitement, a été la dépositionqu’il fit de Jeanne d'Amboiíè , première Supérieure , nomméepar le Roi, à cause qu’elle ne parut pas à ce Général d’Ordreassez exacte & allez reguliere. Fenier vecut dans Toulouse quel.
. ques annees en cet état On le mit en liberté ; mais ce futpour peu de tems. II mourut le 1$. de Juillet de l’an i$;8- &fut enterré dans le Couvent de Toulouse , devant le grand autel,où il est représenté avec une épìtaphe. * Lop. 4. p. bist, ord.prad. cap. 76. Àlich. Pro. 2. p. lib. 4. Monum. conv. tolof an.i;;8- n. 10. a,m. Dom. r$. Jul.
t FEN OU ILLET, (Pierre) Evêque de Montpellier au XVII.siècle, etoit d’Anneci en Savoye. II s’apliqua aux études avecbeaucoup de foin ; & après avoir reçu le Doctorat en Théolo-gie , il s’attacha à la chaire & devint un très-fameux Prédicateur.11 s’aquit l’eítime de François de Sales , Evêque de Genève, quilui donna une Cure dans son Diocèse , apres quoi il obtint unCanonicat dans la Cathédrale d’Anneci. Ayant été attiré à Paris pour y prêcher un Carême, il y reçut de fr grands applaudisse-mens qu’Henri IV . l’honora de la qualité de ion Prédicateur, &qu’au bout de trois ans, il le nomma à l’Evêché de Montpellier.* Bayle Diâìionnaire.
FKNSONI, (Jean-Baptifte) Jurisconsulte, natif de Faënza ,ville de la Romagne , fut domestique du Cardinal Borghese . surla fin du XVI. siécle, & puis Juge de Rome . II a compose descommentaires fur les coutumes de cette ville , & quelques autresouvrages. Jean Victor Rofri, connu sous le nom de Janus NiciusErythrarus, nous a laisse l'eloge de Fensoni. Pin. imag . JUust .e. 28.
FEO, (Antoine) Portugais natif de Lisbonne , Religieux desaint Dominique, fut déclaré Prédicateur général en 1611, &mourut en 1627. âge de 54. ans. Son éloquence l’avoit rendurecommandable dans son pays. Son carême imprimé en 1612.à Lisbonne fut traduit par deux différens Auteurs en espagnol ,& en trançois par Raymond de Alezecques, qui fit imprimer cet-te traduction à Paris en 1618. en deux volumes. Une partie deses sermons des fesses, a este austì traduite en espagnol par Al-phonse Messie Galeote. Tous ses sermons ensemble font quatrepetits ìn fol. * Echard, script, ord. Pr&d. tome 2. biblioth .Ms. Portugais. \
FER, ou Islc-DE-FER, Cherchez FERRARI
FER D’OR
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