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Tome IV
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son père en étoit sorti, mais il étoit nc à Clermont en Beati-voilìs, lebn Plantais Auteur de fa vie , fut premier Médecindu Roi Henri II . dans le XVI. siècle. _ Après avoir employéplusieurs annees dans Petude de la Philosophie & des Mathé-matiques , ayee beaucoup de succès & de réputation, il s’ap-pliqua enfin à la Médecine , qu’il exerça heureusement. II fitdes leçons publiques fur Galien & fur Hippocrate , interprétapubliquement ses propres ouvrages, & parla d’ailleurs la lan-gue latine, avec tant de pureté, qu’on s’cil souvent servi deson exemple pour l’opposer aux Sqavans de delà les monts,qui nous appelloient barbares en cette langue. On dit qu’ils’avança à la Cour d’Henri II. pour avoir trouve le secret derendre féconde la Reine Catherine de Médicis. Quoi qu’il ensoit, cette Princesse lui fit des présens considérables. 11 mou-rut de déplaisir d’avoir perdu fa femme, le 26. Avril l^8-âgé de 52. ans. On voit son tombeau & ion epitaphe dansl’Eglise feint Jacques de la Boucherie à Paris , où il fut en-terré par les foins de Pbitibert Barjot , Seigneur de Marche-frey & de Dormeil, Maître des requêtes , & Président au grandConseil, qui étoit gendre de cet habile Médecin , dont il avoitépousé la fille. Bien qu’il n’ait pû donner au public l’ouvrageentier qu’û avoit commencé sur la Médecine, non plus queles livres de ses observations, ayant été prévenu de la mort ;U a néanmoins acquis tant de gloire, par ce qu’il en a misaujour, que l’école de Médecine de Paris , peut à bon droitéternellement sc glorifier , d’avoir eu pour élève un si grandhomme. Jamais homme n’a exercé la Médecine avec plus desuccès que luy. Aussi étoit il si occupé de son emploi, qu’àpeine avoit il le loisir de prendre ses repas, & qu’ordinairementU mangeoit fans s’asseoic. II se fit plusieurs ennemis parmi ceuxde ion ordre, par ce qu’il préparoit lui même la plupart desremèdes qu’il donnoit aux malades. II eut de grandes disputesavec un Médecin, nommé Hexelius , parce qu’il alloit dansl’excès à l’égard des saignées , au lieu que kernel étoit accuséd’épargner trop le sang. Comme ses œuvres font écrites avecautant de doctrine que d’éloquence, il eut un avantage qui ,depuis plusieurs siècles, n’est arrivé à pas un homme du mon-de , c’est que de son vivant & en sa présence il vit sire dansles écoles publiques les divers traités cju’il avoit composés íùrtoute la Médecine, & que son autorité le rendit aulli considé-rable auprès de ceux qui faisoient profession ( (Renseigner &d’apprendre cette science que celle des plus célèbres Auteursde l’Antiquité. II aimoit l’étude avec tant d’ardeur , que quandÌ1 invitoit quelqu’un pour manger avec lui, si ne faisoit pasditììculté de le quitter d’abord après le repas , pour aller s’en-fermer dans son cabinet. Comme c’étoit un personnage d’unmérite extraordinaire, il a été lotie non seulement par les Fran-çois , mais aulli par les Ultramontains. L'Abbé GbiUini le traitede Restaurateur de la véritable Médecine. Jean Impérial assure,que l’on voit éclater dans les écrits de kernel, l’éloquence deCicéron & l'érudition d’Hypocrate, & cju’ils font dans une plusgrande éstime que ceux du fameux Gallien . 11 ajoute que si l’ondoit juger de la capacité des gens par le gain qu’ils font enl’éxercice de leur art, kernel étoit un des plus habiles Médecins qui fût jamais : car il gagnoit toutes les années plus de douze millelivres dans la pratique de la Médecine. Or il est certain, ditImpérial, qu’on n’a point vu de Médecin, qui ait fait des pro-fits si considérables, excepte Jaques Carpensis, lequel outre une

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frmeduamentorum caußs. De flbrium cttraiione, De ventfeclionc . Vniver/â Medicina fchoiìû iüußrata . Opera me dies-natta* PraElica latina Therapeutices 9 (ive universal ù medendirationû liber . F.nchirtdium medìcum. Cosmotheoria . Mona -Mpharium . Deproportionibus . * DeThou, hiß. /.aï. Sainte-Marthe , in elog. doEl. GalLl. i. ïmperialis, in Mufko hiß. Ghi-lini, Theat. dhuom . leiter . Teiílìer eíoges 4. edit. (ß't .

FERNES ou FERNS , Fema , ville épiscopale d’Irlande ,dans la Lageme , & dans le Comté de Vexford, est fous la Mé-tropole de Cashcl, & a été autrefois fous celle de Dublin . * Caïn-den, désir, le Mire , georgr. eccl.

t ,r"ERO , Isles de FERO ou DE FARRE, Infula Farensis ,Isles de la mer Britannique, on selon les autres, de la mer deDanemark , au Couchant des Isles de Scherland, & au Septen-trion des Orcades . Elles font au Roi de Danemarck. On en re-marque ordinairement quinze , dont les principales font, Sudro,Stromo, Oltro, Bordo, Sando, &c. * Sanfon.

FERON, ( Le ) famille illustre dans la robe, & célèbre parles grands hommes qui en font sortis. Pierre le Feron

, ainsi

trouva trente mille écus parmi ses livres. II ne laissa que deuxfilles, dont l’ainée fut mariée à M. Barjot comme cela a dé j a étédit & l’autre à M. Gilles de Riant, President à Mortier au Parle-ment de Paris . Sa Pathologie ( comme l’a remarqué l’Auteurdu Journal des favans ) est une de ses plus excellentes pièces ;& il est constant qu’entre les Auteurs modernes, il ny en apoint qui ait mieux écrit de la nature, & des causes des mala-dies. Mais plusieurs personnes croyent qu’il manque quelquechose à la perfection de ce traité , par ce qu’il ne contient quela spéculation entièrement détachée de la pratique , & que mon-trant seulement à connoitre les maladies , si n’enseigne pas lemoyen de les guérir. C’est pourquoi Rutger Loenius en donnantde nouveau la Pathologie de kernel, y a ajouté une Thérapeu-tique tirée de divers endroits des ouvrages de ce fameux Méde-cin , & des livres de quelques autres Auteurs, kernel, suivantGui Patin , étoit l’ornement de la France , & au dessus des louan-ges qu’on peut lui donner. C’étoit un des saints de ce fameux Mé-decin, qui asseuroit, qu’il tiendroit à plus grande gloire d’être de-scendu de kernel, que d’être Roi d Ecosse , ou parent de l’Em-pereur de Constantinople . Patin ajoute , que kernel ArtemmUtcam pend sipuliam in vit am renovavit , que jamais Princene fit tant de bien aû monde que lui, & qu’on lui donnoit dixmule écus toutes les fois que la Reine Catherine de Médicis acou-àoit Voici son épithaphe, Joanni Fernelro Ambianenß , Hen -rici II. Galita Regn Consiliario , (si prirm Medico nobiliffìmo ,atque opFtmo reconditarum si penitus ab dit arum rerum firu-tatori (j* explicatori fùbtilisiimo , multorum sialutarium medi-tamtnUrum ìnventori , ver a germanique Mídtcina resiìtutorì ,Jummo ingénia exquisitaque dotlrina Matbematìco , omne ingenere Philosophie claro , omnibu/que ingenuù artihus tnßruElo ,temperatisimaque santïiffimisiue moribus pradìto , fecerofuoptentiísimo > Phìlebertm Berrotius , Jupplitum libettorum in Re-gia Magister , magnique Regn Consilìi Prasis , afsinitate gener ,pietate ftltm,mttrens pofùit. Anna d sainte mortalibiu reßitu-ta Tî$8- Obiit 26. Aprìlií iççg. Vìx't annos <;2. kernel aécrit, U* ab dit d rerum causis . JJe ab dit n rerum naturaíium

que le.remarque Du 'sillet, & les régistres du Parlement, étoitConseiller de la Cour , & Jugeur Lai des enquêtes en 1 ? 1 ç. &1316. Jean k Feron fut Panetier du Roi Charles VI . & puis Bailli& Gouverneur de la ville de Senlis. Jean le Feron , Avocat cé-lèbre du XVI. siècle, dont nous parlerons, étoit de cette famil-le. Oudart le Feron, Seigneur de Louvre en Parisis, fut Presi-dent des enquêtes au Parlement de Paris , & Prévôt des Marchandsde la même ville. 11 mourut vers l’annee 1646. Son frère, Jé-rôme le Feron, fut aulli Président des enquêtes , & Prévôt desMarchands de Paris , & mourut au mois de Septembre 1Ü68.Elizabeth le Feron , fille unique de Dreux le Feron , Conseillerau Parlement, & de Barbe -Servien, mariée en 1631. à JacquesEstuert , Marquis de S. Maigrin , Capitaine-Lieutenant des che-vaux legers de la garde du Roi, & Lieutenant général de iès ar-mées , tue au combat de la porte saint Antoine de Paris , le 2.Juillet 1632. & en r6;ç. à Charles d’Albert d’Ailly , Duc de Chaul-nes , Pair de France, Gouverneur de Bretagne , puis de Guyenne,mort en 1698. Cette Dame mourut le 6. Mars de l’année suivan-te. Sa mère, Barbe Servien , s'etoit remariée à Pierre de Cruel,Seigneur delaFrette, Maréchal de camp, Capitaine des gardesde Monsieur, & en laissa des enfans ; Antoine le Feron, Doyende lu Cour des aydes, & Commissaire de la chambre de justice,mort le Janvier 1686. Jean le Feron , Conseiller du Roi en sesconseils , Commissaire député par Sa Majesté pour la réformationgénerale des forêts de France, & grand-Maítre des eaux & fo-rêts de la Province de l’Isle de France, mort le 23. Juin 1694.laissa de Geneviève Titon outre un fils N. le Ferond, marié enMai 1708. à Pierre Cardin le Bret , II. du nom, Maître des re-quêtes , puis Président de Provence , morte la même année , St.N. le Feron , mariée en Novembre 1713. à Maire du Coudrai,Conseiller au Parlement. Antoine le Feron , fils à’Antoine Doyende la Cour des aydes, mort en 1683. eut quatre ensims , Claude,Gentilhomme ordinaire du Roi, né en 1676. Jean-Baptifte grandMaître des eaux & forêts de Poitou, Louú Capitaine dans le Ré-giment de la Reine, & Anne-Marguerite mariée à Pierre Cour-tm, Seigneur de Tanqueux , Commandant de l’artillerie enEspagne . Cette maison a donné encore à la robe, quantité deperíònnes de mérite, plusieurs Présidons ès enquêtes, Conseillersau Parlement, Martres des comptes , Conseillers à la Cour desaydes, Conseillers au grand Conseil, grands Maîtres des eaux &forêts de l’Isle de France, Normandie , de Flandres, Artois, &Haynaut, fans parler de ceux qui lé font signalez dans l’épée.Elle est aillée aux plus illustres familles de l’épée & de la robe ;comme à celles d’Albert Charmes, Bissy, le Martre , Phelypeaux ,Hcnnequin, Thibault, &c.

FERON> (Jean le) Avocat au Parlement de Paris , vivortdans le XVI. siècle, en 1330. & 1560. lotis le règne des RoisHenri II. François 11 . & Charles IX . Le public lui est obligé dela recherche des maisons nobles, des armes, & de l’histoire. Cefut lui qui publia en 1553. le catalogue des Connétables de Fran-ce , grands-Maîtres, Maréchaux, Amiraux , Chanceliers , &c.que Théodore Godefroy a depuis augmenté. 11 composa encoreun traité de primitive institution des Rois, Héraults, & Pourfui-vans d’armes ; l'histoire armoriale, &c. * La Croix du Maine ,& Du Verdier, Biblioth . sianqoisi.

FERONE, ( Lago di Feronc ) petit lac dans la campagnede Rome . II est à une lieue de Terracine , & il a pris sonnom de l’ancienne ville de Feronia , qui est ruinée. * Bau-drand.

FERONIE , Déesse, à laquelle les anciens Payens donnoientl’Intendance des bois & des vergers. Elle s’appelloit ainsi dunom de la ville de Feronie , située au pied du mont Soraéte , au-jourd’hui S. Sylvestre , oû cette Déesse avoit un Temple : au des-sous de la montagne, il y avoit un petit bois qui lui eroit consacré.

On dit que ce petit bois consacré à Feronie , ayant été unefois brûlé par hazard, les habitans épouvantez de cet accident,voulurent prendre l’idole de la Déesse, pour la transporter ail-leurs ; mais que le petit bois repouíla & reverdit tout à coup.Strabon parle du bois de F eronie, & il dit, que tous les ans011 faisoit là un sacrifice, où ceux qui etoient remplis de l’cspritde la Déesse , marchoíent nuds pieds fur les charbons ardens,fans se brûler. Une Déesse fi puissante & si célèbre, méritoìtbien les hommages des voyageurs. Horace, qui y avoit passé,ne manqua pas d’abord en arrivant ( ainsi qu’il le marque dansses fartyres ) d’aller se laver le visage & les mains , comme c’étoitla coûtume, dans la fontaine sacrée , qui étoit à l’cntrée du bois

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