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Tome IV
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hert'- C c’ctoit dans son Temple qu’ils prenoìent le chapeau oufc Lnet qui étoit la marque de leur nouvelle condttmn Ser-

vius croit que Ferome « Junon etoit la meine Dccsle VÏMte, in Ampb. Strabon , S - Virg. /• 7 - Horat /. i. Bat. r-

EF R R A CHIO , petite ville située fur la cote occidentale del’Islc de Rhodes. Quelques Géographes la prennent pour an-cienne VS«, qui éstoit une âes^ trois principales villes del’Isle. * Baudrand. rr

FKRRAND , ou Fulgcntius Ferrandus, Diacre de I Fghledc Carthage, vivoit dans le VI. siècle , vers lan ,D°- v s et “disciple de saint Fulgcnce. Anatolius , Diacre dc tgl se o-maine, le consulta au sujet de h quefcon du tenps j pour farvoir ii on pouvoit dire qu’une personne de la Tnnite eut U àrt.11 lui répondit par une epitre assez longue, qu’on le pouvoit eh-re ; mai s qu’il crovoit qu’il falloit ajouter, selon la chair , &établir auparavant la créance orthodoxe, touchant le mystèrede la Trinité, pour ôter tout sujet de chicanne aux her etiques.Ferrand avoit adressé une lettre sur la meme question a Severcfcholaííique , c’est-à-dire, Avocat & ( homme de lettres de Con-stantinople . Ferrand fut un des premiers qui se déclara contrela condamnation des trois chapitres , ct particulièrement fur lacondamnation de la lettre d’Ibas. 11 écrivit fur ce sujet une gran-de lettre à Pelage, & à Anatole , Diacres de Rome . Nous avonsde lui dans la bibliothèque des Pères , une exhortation au Com-te Reeinus , fur les devoirs d'un Capitaine Chrétien ; une col-lection abrégée des canons ; la vie de saint Fulgence ; mais iln’est pas scur qu’elle soit de lui ; & quelques autres pieces que lePère Chiflet fit imprimer à Dijon , Pan 1649. II avoit écrit unegrande lettre à Engippius fur la Trinité. * Facundus, pro ac~ftnf trium capìt . /. 4. t. Victor de Timon, m la chron . S.

'Isidore, c. 14. Cresconius, prêts bre-v.can. Sigebert , c. 28. 29,des écr'tv. eccl. Honoré d’Autun ', übet. 2. ^ Rplbrmm

au cat. Baronius , A. C 52Y. ». 8- y. &c.

0- Le Père Jean Ferrand Jésuite , natif d» Puy en Velay ,publia Pan 1650. à Lyon un ouvrage , dans lequel il s’efforcade prouver, que ce Fulgence Ferrand , qui vivoit dans se VI. sié-cle , avoit été Evêque ; & dc transformer un Diacre de Carthageen Afrique, en un Archevêque de Tolède en Espagne , fondésur l’autorité de quelques Espagnols de peu de considération. LePère Pierre-François Chiflet, aussi Jésuite , lui répondit dans sesanimadveriìons fur S. Ferrand ressuscité, qu’il fit imprimer à Di-jon , Pan 1656. Le P. Ferrand à son tour publia en 1667. & en1671. contre Chiflet pour prouver que les anciennes armes desFrançois croient des Lys, & non des Abeilles. 11 mourut en•1672.

FERRAND, (Jean ) Jurisconsulte , natif de la Provinced’Anjou , exerça divers emplois, vers Pan 1510. entre autrescelui de Procureur du Roi au liège préfidial du Alans. II com-posa plusieurs ouvrages, comme le traité des droits & privilègesilu Royaume de France, dont étoit composée la quatrième par-tie du Style de la Cour de Paris . II dédia cet ouvrage au RoiLouis Xil.

FERRAND (Mathieu) Chancelier de France, fut pourvude cette charge , par le Roi Philippe VI . dit de y alois , le 1. No-vembre 43 28. & Vexerca jusqu’au 20. Avril 1329. qu’il en futdémis. íl\v fut rétabli le six Juillet suivant, & tint les sceauxjusqu’au 7. septembre de la méme année. Le Roi lui avoit con-fère au mois de Mars 1328. un Canonicat en l’Eglise de saintQuentin. Le tems de fa mort est inconnu. * Le P. Anselme,hiß. des grands Ojjic^de la couronne.

FERRAND , ( Gaspard ) natif de Sessa, Théologien , qui setrouva au Concile de Trente .

FERRAND, (Pierre) Dominiquain d’Espagne , qui vivoitdans le XIII. siècle, est Auteur d’une histoire de la vie de saintDominique, comme nous l’apprenons de Léandre Albert!, & dequelques autres Auteurs. II vivoit encore en 1243. mais il étoitmort en 1260. * Echard , script. Ord.prad. tom. 1.

FERRAND. Cherchez , FERDINAND.

FERRAND, ( Louis ) nàquit à Toulon le 3. Octobre 1S43.II fit ses études au Collège des Prêtres de l’Oratoire de cette vil-le. II eut à Lyon la connoissance d’un Ecclésiastique, qui luiapprit l’hébreu & les langues orientales. II vint à Paris a lägede 20. ans, & fit ensuite un voyage à Mayence, pourVravaillerà une traduction du texte hébreu de la Bible . L’Electeur le fitmanger souvent à sa table & l’honora d’une médaille d’or. IIfut ausli fort chéri de l’Abbé de Gravclles qui résidoit à Alayen-la . paît de la France . Le dessein de Ferrand n’ayant pasreulh, il revint en France & étudia le Droit 11 prit ensuitedes «egrez a Orléans, & fut reçu Avocat au Parlement de Paris ,fin 1 annee 1670. il fit imprimer un petit ouvrage, qui a pourf™ fwpl’S M" hebrahì , qui injcrìbitur Anna-

tenant ^Plicatìon de l!prophétie de Jafob & de Tante) %la venue du Messie, imprime à Paris en 1679. 11 y traite dequantité de queltaons curieuses de Chronologie & d’liüloire Le

FER

Clergé de France reconnoissant que l’Auteur d'un tel livre pou-voit dans la fuite servir utilement l’Eglise, lui assigna en 1680.une pension de huit cens livres. II donna ensuite (en 1683. )un gros commentaire latin in 4. fur les pseaum.es. M. du Pin leblâme de s’être opiniâtré à préférer la vulgate au texte hebreu .Après avoir fait le personnage de Critique & de Commentateur,il s’érigea en Controversiste, dans le tems de la révocation del’édit de Nantes ; ct pour cet ésset, il fit paroítreen i68v, deuxtraitez de controverse , l’un de l’Eglise , & Lautre intitulé , ré-ponse à l’apologie pour la Reformation , pour les Réformateursfy pour les Reformez. II a encore fait deux lettres , pour prou-ver le Alonachisme de S. Augustin , & peu de tems avant famort, il a commencé à donner une somme sur la Bible , dontil n’y a eu qu’un volume d’imprimé. On a publié depuis famort, en 1706. un ouvrage francois, de la connaissance de Dieu .II est mort âgé de 33. ans ct demi, l’onzième dé Alars en Van-née r699. AI. Ferrand avoit beaucoup d’érudition, il sçavoit leslangues , & avoit lû l’antiquité. 11 accable Ion Lecteur de cita-tions rapportées assez confusément & sans beaucoup de choix.11 n’écrit pas d’une manière sublime , & n’est pas extrêmementfort dans le raisonnement. 11 avoit beaucoup sait de compila-tions & dc reciieils. II a laissé une table alphabétique par ma-tières , de ce qu’il y a dc plus considérable dans les Concilesgénéraux, provinciaux & diocésains, composée de 14. volumesin folio manuscrits : 23. volumes d’extraits des Pères des lix pré-mièrs siècles. 11 a encore fait un traité du mariage, & deuxouvrages , l’un fur la Trinité, & Vautre fur la création du mon-de , dans la méme méthode que celui de la connoissance de Dieu .Henri Ferrand son frère , a publié un recueil d’inlcriptions fai-tes avec loin fous ce titre : Infiriptiones ad r es not ab iles jpehl an-tes ab anno 1707. ad annum 1726. * M. Du Pin , bìb/ioth. desAut. éccl. XyiJ. siécle , tom. 4. Mémoires pour ser vir à l'hiß.des hommes illustres (fj'c. tom. 1.

FERRAND ( Jacques) Docteur en Alédecine, natif d’Agcn,qui vivoit au commencement du XVII. siècle, composa un livrede la maladie de I“ amour ; qui fut imprimé à Paris en 1622. 11y considère l’amour comme Médecin , entant qu’il sc changequelquefois en maladie corporelle , comme en fureur, en Me-lancholie , &c. Bayle, Jicl.crit. 2. édit. 1702.

FERRANDINE, petite ville d’Italie , dans le Royaume deNaples, avec titre de Duché , est enfermee dans la Baiìlicate,& située fur la Basiente, à quinze ou vingt milles du golfe deTarente . Elle fut bâtie par Ferrand ou Ferdinand, Duc de Ca-labre, fils du Roi Alfonse II . qui lui donna son nom, ct est or-née du titre de Duché .

FERRARE, ville d’Italie , dans l’ancienne Emilie, avecEvêché & titre de Duché, au saint Siège , est située sur un brasdu Pô, que ceux du pays nomment Pô morto , fur les frontiè-res de l’Estat de Venise , entre la Mirandole & Comachio, &environ à trente milles de Boulogne . Les Auteurs la nommentFerraria. On prétend que ce ne fut autrefois qu’un petit villagedit Farajola , bâti fur un canal du Pô, & entouré d’un simplemur , en 433. Simaragde, Patrice & Exarque de Ravenne, la fitfortifier vers l’an 383. & le Pape Vitalien y transféra en 637.le siège de l’Evêché, qui estoit a Vicovenza , dit Ficus Jégonum.Le premier Prélat fut Marin. Depuis, la ville de Ferrare a estéaggrandie en différens tems. Elle devint célèbre, depuis qu’elle futsoûmise aux Princes de la maison d’Est, après avoir esté possédée pardivers Seigneurs. Cette ville qui est située dans une plaine, apresque quatre milles de tour, avec une belle citadelle, de fortesmurailles, ct de bons bastions. Les rues font belles ; il y a despalais magnifiques, & de belles Eglises ; mais le peuple com-mence à y devenir misérable; & Ferrare en perdant ses Ducs , aaussi perdu son abondance & ses richesses. L’Eglise cathédraleest remarquable par son ancienneté. On y volt vis-à-vis deuxbelles statues des anciens Princes d’Est. La maison de ville ctle palais de la justice, font derrière ces deux statués. Le palaisdes anciens Ducs est au milieu dc la ville, avec de bons rossezremplis d’eau. La cour est entourée de galeries, & la généalogiede la maison d’Est y est réprésentée, avec les portraits des hom-mes & des femmes. On a méme eu foin d’y mettre les armes deleurs familles, le tout peint à fresque. II y a un autre palais àFerrare , qui est bâti de marbre blanc, qui est appelle le palaisdes dìamans , parce que les pierres en dehors font tailées enpointe de diamant Les Eglises & les Convents des Religieux desaint Benoît, des Chartreux, des Carmes, des Théatins, des Do-minicains , & des Franciscains, y font magnifiques, & dignes de lacurioiité des voyageurs. Ces lieux sacrez, & divers autres, s’yressentent encore des LLbéralitez des Princes de la maison d’Est,Marquis, & puis Ducs de Ferrare . Us y attiroient les Sçavans,qui avoient quelque chose de singulier, ils y entretenoient lecommerce & y faisoient fleurir les arts. Les choses v font bienchangées. Us perdirent ce Duché fur la fin du XVl. siècle en1397. lorsqu’Alfonse 11. estant mort sansensans, cet Estât fut dé-volu à la Chambre apostolique, quoique pût foire César d'Est,sorti d’un fils crû naturel. Pour entendre cette contestation, ilfout remarquer que Ferrare estoit du nombre des terres que laPrincesse Mathilde , fille & héritière de Boni face, aîné de la mai-son d’Est, donna au saint Siège , vers l’an 1077. Depuis ce tems.

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donné Modène & Reggio avec pareil titre. Alfonse 11 . Duc deFerrare, se voyant fans enfons mâles, avoit foit diverses tentairives envers les Papes & l’Empereur, pour obtenir le transport déses Duchcz à César d’Est ; mais la Cour de Rome s’y oppofo, necroyant pas que ce César fût habile à succéder, parce que son

père