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fondateur le B. Charles, fils du Comte de MontgraneUo. Ce&mthomme vivant dans une solitude,, au milieu des »gnes de
Fiezole , vers l’an 1386. fut suivi par quelques gens p eux &donna commencement à cette Congrégation que le kape InnocentVII . approuva: c’est pour cette raison qu Onuphre enmetla fon-dation sous son Pontificat Les Papes Grégoire XII & EugeneIV . la confirmèrent aussi , fous la regle de S. Âuguíhn. lls avo-icnt trente ou quarante Monastères en Italie ; mais le Pape Ele-ment IX. les supprima. Leur habit etoit couleur de minime,tunique, capuce & manteau, celubcy etoit plisse & Eert pardevant, une ceinture de cuir, & etoient chaussez. ils avoienttoujours un bâton à la main comme des voyageurs. bponde.A. C. i;86. ». 12. Le Mire, liy. i. c. 22. hiß. reltg. esc.
FESSEN- Cherchez FEZZEN.
FESSONIE , Fefsônia, Déesse adorée par les anciens Payens,qui avoient recours a elle dans leurs lassitudes & dans leurs fati-gues, parce qu’ils croyoient que son emploi etoit de donner dusoulagement aux hommes las, que les Latins appelloient Feffos,d'où est venu le nom de cette prétendue Deesie. oaint Au-
gustin, de Ovit. Dei.
FESTA (Pierre Martir) Religieux de l’Ordre de saint Domi-nique , né à Orzinuovi dans le Milanez , vivoit a la hn au a v .siècle & au commencement du suivant : apres avoir ete rroret-seur à Bologne , il fut Prieur dans plusieurs Maisons de Ion Ur-dre, Inquisiteur de Bologne en 1600. & l’annee suivante Provin-cial On a lieu de croire qu'il étoit mort en 1618. puisque cet-te année Thomas Marini retoucha un ouvrage de í esta, qui etoitun sommaire des constitutions, déclarations Lt reglemens pourle gouvernement de P Ordre, &le fit réimprimer a Bologne , re-sta étant Provincial de Lombardie , avoit fait imprimer un lom-maire des reglemens des Chapitres généraux & des Chapitres pro-vinciaux depuis le Concile de Trente pour fa Province, & etantInquisiteur il avoit publié un petit traité de la maniéré de procé-der dans les causes du saint Office. * Echard , script, ord.pr/td. tom. 2.
FESTES- Ce mot signifie en général un jour de réjouissance :c’est ce que marque le mot hébreu Cbag , qui vient d un verbehébreu , qui signifie danser. Les Grecs leur donnent differensnoms, le plus commode est celui de í»pT ». Les Latins les ap-pellent fêtes, c’est-à-dire , des jours de joye. Les jours de fe-tes se célébroient, ou en l’honneur de Dieu , ou en actions degrâces, & en signe de réjouissance pour quelque grand bien,ou en mémoire de quelque signalé bien-fait ; ou pour honorer
Ä Saint ou quelque Héros. On ne sqait _ pas s’il y avoitrs de fêtes marquez & réglez avant la loi de Moyse ; ce-pendant l’opinion la plus commune est, que le jour du sabbata été de tout tems un jour de fête ; & c’est la raison pour laquel-íe Moyse en ordonne la sanctification , non comme une institu-tion nouvelle, mais comme la confirmation d’un ancien usage :sóuvenez-vous , dit-il , de sànítifier le jour du sabbat. Quoi-qu’il en soit, il est certain que non seulement les Juifs, mais en-core toutes les autres nations, ont eu des fêtes solennelles , &que les Chrétiens en ont eu depuis , dès le tems des Apôtres.Nous parlerons de ces différentes fêtes fous des titres séparez.
FESTES DES JUIFS.
Les Juifs avoient deux sortes de fêtes , les unes avoient étéinstituées par un ordre exprès de Dieu . Les autres furent étab-lies dans la fuite à l’ocaíion de quelque grand événement.
Outre le sacrifice qui se faisoit tous les jours parmi les Juifs, auxdépens du public, on en faisoitencore un toutes les semaines le jourdu sabbat , qui étoit leur fête ordinaire en mémoire de ce quele Seigneur se reposa au septième jour, après avoir créé le mon-de en six jours. Le premier jour de chacun de leur mois ( quiétoient lunaires ) étoit aussi une fête parmi eux, qu’on appel-loit néomenie , c’est-à-dire, nouvelle lune ; mais ils avoient cinqautres fêtes beaucoup plus solennelles, qu’ils célébroient tousles ans. La première étoit nommée phase , ou paquet , du mothébreu pesâcb , c’est-à-dire, passage , pour rendre grâces à Dieu de ce qu’il les avoit délivrez dé la servitude d’Egypte , & proté-gez miraculeusement dans le passage de la mer Rouge . On com-menqoit à la célébrer à la fin du 14. jour de la lune du mois deNisan, qui répond à celle de nôtre mois de Mars, en laquelleon immoloit l’agneau paschal, & elle duroit sept jours, pendantlesquels ils ne mangeoient que des azymes ; le septième étoitune fête solennelle comme le premier. La deuxième, étoit laPentecôte , qu’ils célébroient <;o. jours après celle de Pâques ,en mémoire de la loi qui fut donnée à Moyse, ço. jours aprèsla sortie d’Egypte. La troisième, appellée la fête des trompettes ,étoit une des néomenies , & tomboit au 1. jour de Tisri, quiétoit le 7. mois de Tannée écclésiastique , & le premier dc Tan-née civile. 11s y fonnoient du cor, ou de certaines trompettesfaites de cornes de bête, en mémoire , à ce que quelques-unsdisent, de la délivrance d’Isaac , lorsqu’il étoit prêt d’étre im-molé par son père Abraham , ou pour célébrer le jour auquelDieu avoit donné sa loi aux Israélites au milieu des tonnerres& trompettes. La quatrième fête , appellée de la propitiation,arrivoit au dixième du même mois de Tisri ; parce que ce futau même jour que Moyse leur avoit annoncé , que Dieu leuravoit remis la peine qu’ils avoient méritée , par Tadoration duveau d or. Le grand Prêtre faisoit alors une cérémonie fur unbouc, pour marquer qu’il le chargeoit de tous les péchez dupeuple , & ensuite il se faisoit chasser au désert. La cinquième,s'appelloit la fête det tabernacles , ou en grec , Trartrhym& se commenqoit au quinzième du mérae mois. Ils demeuroient
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alors fous des tentes pendant sept jours , pour se souvenir des
S ite années qu’ils avoient passées de cette manière dans le, sous la conduite de Moyse. 11 s appelloient le grand sab*bat , celui qui se rencontrait dans le septième jour de cette fe-te ; ainsi que les deux autres jours de íabbat, d’après les deuxfêtes de Pâques & de la Pentecôte. Les Juifs avoient encoreau 24. du mois Catien , la fête de la dédicace du Temple , in-stituée par Judas Machabée, quand il purifia le Temple propha-né par Antiochus . Ils célébraient aussi la fête de phurim , le14. & le if. du mois Adar , en mémoire de Tavantage que leursancêtres avoient remporté fur Aman, qui avoit voulu détruiretoute la nation juive . Ils allumoient la nuit des lampes dansleurs Sinagogues , où on lisoit tout le livre d’Ester ; & autant defois qu’ils entendoient le nom d’Aman , ils faisoient un grandbruit & frappoient des pieds. Us passoient ces jours-là dans labonne chère, & dans une réjouissance publique. Les Juifs mo-dernes font encore quelques autres fêtes marquées dans leur ca.lendrier. 11 faut ajouter deux observations générales fur toutesles fêtes des Juifs ; la prémière, qu’elles commençoient toutesà six heures du soir & finissoient au soir suivant à pareille heure :la seconde qu’ils s’abstenoient de toutes œuvres serviles en cesjours , & qu’ils poussoient même cette abstinence à l’égard du sab-bat jusqu’a la superstition , en demeurant dans le repos & danSTinaction, même pour les choses nécessaires à la vie. * Continua-tion de T histoire de Josephe , depuis Jésús-Chrift jusqu’J présent .Godwin , de Rit. hebr. Blondei , hißoire du calendrier romain.Voyez PASQUES. PENTECOSTE , &c.
FESTES DES PAIENS.
Les Païens avoient des jours de fêtes, & des jours qui n’é-toient point fêtez ; festi & profeßi , f asti & nefasti. Les joursde fêtes, on ne resident point la justice ; le négoce & le travaildes mains cessoit, & le peuple les passoit dans la réjouissance.On offrait des sacrifices, on faisoit des festins, on célébrait desjeux. De ces jours de fêtes, il y en avoit de réglées, appelleessiativi ou annalies , & d’autres qui étoient ordonnées par lesMagistrats. Les premières fêtes chez les Grecs, étoient ces assem-blées solennelles, où Ton réprésentoit des jeux : il y en avoit de gé-nérales de toute la Grèce , comme les jeux Ohmpiques, les Pythiens,les lsthmiens, & lesNéméens. Les Latins, à Timitation des Grecs,donnoient des jeux & des ípectaclcs les jours de fêtes. Les unss’appelloient Circéens , Or censés , qui se réprésentoient dans lecirque ; les autres sc réprésentoient sur le théâtre ; & s’appel-loient ludi fienìci. Pour venir aux fêtes réglées des Grecs & desRomains , il y en avoit de fixées qui revenoient chaque mois,comme les néomenies, ou les jours de la nouvelle lune chezles Grecs ; & les calendes, ou le premier jour du mois chez lesLatins ; les nones, qui se célébraient le ou le 7. du mois, &les ides le 13. ou le 1 y. ces fêtes étoient consacrées à Jupiter ouà Junon . A l’égard des fêtes particulières à chaque mois ; envoici une éípèce de calendrier pour différentes nations.
AU MOIS DE JANVIER.
Dans ce mois que les Grecs appelloient TcLfanXtùr , ils célé-braient la fête de gamelies , en Thonneur de Junon, institué,à ce que dit Favorin, par Cecrops .
Les Ioniens célébroient aussi en ce mois les lenées , ou lesambroisies , en Thonneur de Bacchus.
Les Egyptiens célébraient dans le septième du mois de Tibi ,qui peut répondre à la fin de Décembre, ou au commencementde Janvier, une fête qu’ils appelloient la sortie d'Isis de Phénicie.
Les Romains faisoient une fête solennelle le jour des calendes,ou le premier de Janvier, en Thonneur de Janus . Ils célébraientaussi en ce mois, mais le jour n’est pas marqué , la fête descompitales , instituée par le Roi Servius Tullius .
Le V. des ides, 9. de Janvier , il y avoit une fête, appelléedes agona.ks , en Thonneur de Janus .
Le III. des ides 11. du même mois, étoit la fête de la DéefftCar ment a , mère du Roi Evander. On la repérait le ig. des ca-lendes de Février, 1$. de Janvier.
Le XVII. de ces calendes, 16. de Janvier, on célébrait lafête de la dédicace du Temple de la Concorde .
11 y avoit le XVI. des mêmes calendes des jeux , appeliezpalatins , qui duraient sept jours, ou trois jours.
On célébrait ordinairement, le 24. du mois dc Janvier, quoi-que ce jour ne tût pas tout-à-fait fixe, la fête des semailles , que1 on appelloit a la campagne ambervales , ou paganales.
Le VI. des calendes de Février, 27. du mois de Janvier, étoitle jour de la fête de Castor (J- de PoUux.
Le 30. de Janvier étoit celui de la paix.
MOIS DE FEVRIER.
Les Phocéens célébraient en ce mois en grec E’a*íila fête, appellée elafeboties , en Thonneur de Diane , & en mé-moire de la victoire qu’ils avoient remportée contre les Thessa-liens. On Tappelloit de ce nom, parce que Ton faisoit en cejour un cerf de pâte composée de farine & de miel.
Le VII. de ce mois étoit consacré à Esculape.
Les Trezeniens célébraient en ce mois plusieurs jours de fê-tes , dans Tun defquels les esclaves jotioient & mangeoient avecleurs Maîtres.
Chez les Romains, les calendes ou le premier jour de ce mois,étoit consacré à la Déesse Sospita, ou la Déesse de la santé. Ony faisoit aussi mémoire de Talyle établi à Rome par Romulus .On appelloit ces fêtes Lucaries, Lucaria.
Le jour des nones, s- de Février , on faisoit une fête en mé-moire du jour, auquel Auguste avoit été appelle père de la patrie.
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