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ïeté au fauxboiirg saint Cyprien de Toulouse . Antoinette d'Or-ìéans , veuve de Charles de Gondi , Marquis de Belle-Isle , s’yïetira l’an 1599. Le Pape la tira de là pour lui donner le gou-vernement de l’Abbaïe de Fontevraud ; & quelques années aprèselle institua la Congrégation des Bénédictines, fous le nom desainte Marie du Calvaire , & de sainte Scholastique . * Marionde Colle, ilog. des femmes illußres, tome I. Sainte-Marthe, gall.thriß, tom. III. p. 4}°-
FEUILLE, ( Caspar la ) Lorrain, étant entré dans l’Ordrede saint Dominique le 9. Octobre 1646. a professé long-tems laPhilosophie en divers endroits , & pendant quelques années laThéologie à Paris . La foiblesse de fa santé Payant fait renon-cer à ses éxercices, il s’est attaché depuis à la conduite desâmes , & a composé plusieurs ouvrages de spiritualité : une Théo-logie familière , une Théologie de Fesprit & du cœur en 6. vo-lumes dont il y a eu plusieurs éditions : réflexions d’une amepénitente pour tous les jours de l’année an 6. volumes quiont été réimprimées , &c. II vivoitencore en 1710. âgé déplusde 70. ans. * Echard, fìrìpt. or d, prad. tom. 2.
FEUILLET , ( Jean-Baptiste) Parisien, entra dans l’Ordrede saint Dominique le ;. Mars 1644. & après avoit fait ses étu-des , alla dans les Isles de l’Amérique , où il demeura huit ans.En étant revenu, il travailla aux vies de quelques Samts de sonOrdre , & mourut à Paris le 29. Octobre 1687. âge de 65. ans.On a de lui les vies de la B. Rose, de saint Louis Bertrand,du B. Pape Pie V . & les trois prémiers mois de l’année domi-nicaine ; il n’avoit fait que prêter son stile pour ce dernier ouvra-ge : le Père Etienne Thomas Soûeges lui avoit fourni tous lesmémoires. * Echard , script, or d. prad. tom. 2.
FEUQUIERS , ( Marquis de) cherchez PAS.
FEUQUIERES, ( Charles de ) Avocat du Roi à Beauvais ,au commencement du XVII. siècle, a fait un ample traité descas royaux non imprimé, ou il y a de fort bonnes recherches,mais il porte un peu loin les intérêts de fa charge, à la diffé-rence des Officiers des Seigneurs, qui ôtent tout aux Juges ro-yaux. On a encore de lui une dissertation imprimée en 1626.dans laquelle il tâche de prouver qu’en la coutume de Senlis un tiers détenteur d’héritages hypotéquez pour rentes consti-tuées, ne peut s’éxempter de la discution. L’on trouve aussiinséré par les remarques du Sieur Denys Simon fur la coutumede Senlis , une dissertation latine du même de Feuquieres,touchant l’absurdité qui se trouve dans la même coutume dansle concours, 1. d’un créancier de rente non en saisine ; ( 2. decelui de dette que l’on a appellée privilégiée ; 5. d’un créancierde rente ensaisinée. * Denys Simon, Bibl'coth. hiß. des Aut.de Droit .
FEVIN, (Pierre) Prévôt de l'Eglise d’Arras , & Panetierdu Roi Charles VII . vivoit dans le XV. siècle. On lui attribuequelques ouvrages, & entr’autres une histoire des différends en-tre les maisons d’Orléans, & de Bourgogne . II mourut le 28.Juin de l’an 14^. Valère André, bìbliotb. Belg.
tFEURBORN, (Juste) naquit à Hervordenen Westphaliele i$. Nov. 11587. Après avoir jetté de bons fondemens dansles études , & cela dans fa patrie , il fut envoïé à Lemgow,
Í iour y étudier le Droit. Mais fa pente naturelle étoit versa Theologie ; c’est pourquoi après s’être uniquement appliquéaux belles Lettres à Lemgow & à Statthagen, il alla a Gies-sen en 1612. où il sc donna tout entier à la Théologie sousMentzerus , Helvicus & Finckius. L’année suivante il fut obli-gé de quitter Giessen à cause de la contagion qui y régna,mais il y retourna bien-tôt après, aïant , dans cet intervalle,fait un tour pour voir Francfort , Maïence & Cologne. En 1614.il prit le degré de Maître ès Arts , & depuis il commenqa luimême à donner des leçons de Philosophie . En 1616. le 28.Octobre il épousa la fille du Professeur Mentzerus, qui créa son
f endre Docteur en Theologie le jour même de ses nôces. D’a-iqrd après , le Landgrave Louis l’appella à Darmstatt pour yfaire les fonctions de son Prédicateur ; Aïant demeure quel-que tems dans ce poste , Feurborn fut ensuite gratifié de lachaire de Professeur éxtraordinaire en Théologie & de la char-ge de Pasteur à Giessen . En i6;8. Helvicus mourut & Feur-bom lui succéda dans la Chaire de Théologie. II y demeurajusques en 1624. où le Landgrave Louis l'appella à Marpurg & lui donna la Chaire de Professeur en Théologie & une placede Pasteur. En 1649. se Landgrave George de Darmstat luioffrit la charge de Prédicateur de la Cour , qu’il accepta, ct l’U-niverfité de Giessen aïant été rétablie l’année suivante, Feur-bom en fut le prémier Recteur , ct premier Professeur en Théo-logie & Surintendant. II eut des vocations pour Francfort ,Altorf, Jene , Strasbourg, Wittenberg , & pour d’autres Acadé-mies, mais il les refusa toutes & demeura a Giessen jusques àla mort qui arriva le 6. Févr. 1656. Voici les titres de ses ouvra-ges : mvmryqacpíat %qiç-cXo?ix.ti ; Sciagraphia théologien Diffèrtatio 9. de Christo ; Disputât. Théotog. de quaßionibus ; 1.)y” ttctualia cadant peccata'ì 2.) an Veui poßeros
&'plies prtniat ob major um fr parent um fluor um ffagitia ?5.) an impetrata peccatorum remiffto per subséquent ia peccatapéri poffìt irrita ? Dìffèrlationi-.m Théologicarum Biga «)de Electione fr vocatione ad vitam aternam ,• ß ) de aternaabrißt Deitate ; Fajciculi 6. Différsat. Examen confeffionis
joan. Combacbii ,, Prof. Marp. de perfòna fr ofpcio Chri-ßi ; Sacrarum difquifl't ionum Syntagmata 2. in quibm beat ait/6 Mctffut , Chrißiana C.hrematißica , Sacra J. C. Coena ,fre. expticantur fundamentalis deduíiio contra dfAOißdia,
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Cajeliana ; Anti-Enjedinue pofihumas ; anti-Oftorodus ; de Na-tur a fr Gratta contra Amyraldttm ctc. * Witte. Memor.Tbeol. dec. 9. Spizel, Tempi , bonor. Freher Theatr.
FEVRE, (Denys le) né en 1488. dans le Vendômois, Re-ligieux Célestin, fut reçu Maître es arts en l’Univerlìté de Pa-ris en 1504. & y interpréta ensuite , pendant dix ans , les Au-teurs Grecs & Latins , avec beaucoup de réputation. 11 fut lepremier qui entreprit d’expliquer publiquement Théodore deGaze,ct les autres Auteurs Grecs,comme remarque l’Auteur de l’hi-stoire de l’Univeríité. Ensuite il renonça au monde , & priteaÏS14. 1 habit de Religieux dans l’Ordre des Céleltins , ou il futfort estimé pour fa science , & pour sa vertu. II mourut eniç;8- * Du Boulay, hiß or. UniversParifiUronbiblioth. char t.
FEVRE, ( Jean le ) Ecclésiastique de Dreux , composa unpoème intitulé, les fleurs fr antiquitez des Gaules , qu’il fitimprimer à Paris en i<;}2. & dans lequel il parle des anciensPhilosophes Gaulois, des Druides , ctc.
FEVRE , ( Pierre le ) premier compagnon de 8. Ignace deLoyola , fondateur de la Société de Jésus , étoit né de pauvresparens à Villaret , ville de Savoye, au mois d’Avril de Vannéeiçoó. On dit qu’à l’àge de douze ans, pendant qu’il gardoitun troupeau , il fit vœu de virginité perpétuelle. II vint ensui-te étudier en l’Université de Paris, où ayant achevé son coursde Philosophie & de Théologie à l’âge de 2). ans, il se joignitavec Ignace de Loyola & François Xavier. Le Pape Paul III .qui approuva cette Société , envoya Pierre le Fêvre à Parme ,& aux Diètes de Wormes & de Ratisbonne , puis en Espagne ,d’où il attira dans cette Compagnie le célèbre Docteur Cani-lius. Lorsqu’il fut retourné en Allemagne , il y jetta les son-dern«! s de plusieurs maisons de cette Société. Le Pape Rayantrappelle à Rome pour assister au Concile de Trente , il y mou-rut d’une fièvre continué au mois d'Août 1546. * Hilarion dcCoste , hommes illußres.
S FEVRE ou F ABRI, (Jacques le) célèbre dans le XVI. siè-cle , étoit né vers l’an 1445. à Estaples , petit bourg fur la mer,en Picardie, d’où il fut surnommé Stapulenfls. II fit ses étu-des dans PUniversité de Paris ; mais il s'eleva au-dessus deschicanes de Pécule , fut un des prémiers de ceux qui commen-cèrent à y faire revivre l’étude des langues , & à y donner dugoût pour les sciences solides. II travailla d’abord fur la Philo-sophie & fur les Mathématiques ; ensuite il s’appliqua à la Théo-logie , & fut reçu Docteur de la Faculté de Théologie de Paris .S’étant rendu suspect de favoriser les sentimens de Luther ,il fut obligé de se retirer de Paris à Meaux , où il sot quelquetems soutenu par l’Evéque ; mais les Protestans ayant été dé-couverts & chassez de cette ville, le Fêvre se retira à Blois ,& ensuite en Guyenne. Ce sot en ce tems-là, qu’il sot dégra-dé de son Doctorat par la Faculté. Le Parlement de Paris vou-loit auili procéder contre lui ; mais Marguerite, Reine de Na-varre , sœur de François I. obtint un ordre de ce Prince, quiétoit alors prisonnier en Espagne , addressé au Parlement , desurseoir ces poursuites. Cette Princesse reçut se Fêvre à Nerac ,où il demeura en liberté 1e reste de ses jours. II fit un voya-ye à Strasbourg par ordre de la Reine de Navarre, afin de con-férer avec Bucer touchant la réforme ; il ne se sépara pas néan-moins de l’Eglife Romaine, & mourut fort âgé en 1557. Quel-ques uns ont crû fur la rélation de Thomas Hubert, qu’il avoit101. ans ; mais cette circonstance paroi t fort douteuse. En mou-rant il laissa aux pauvres tout ce qu’il avoit II a composé, ou-tre quelques ouvrages de Philosophie , & de Mathématiques, descommentaires sor les pseaumes ? fur les Evangiles , fur les épî-tres de saint Paul, & fur les epitres canoniques, imprimez àParis en içiç. le pseautier à cinq colonnes ; sçavoir , le galli-can , le romain, l’hébreu , l’ancienne Vulgate, & celui qui estconcilié , imprimé à Caén en içiç. & à Paris en 152;. un traitédes trois Magdelaines , à Paris en i;;i. & un écrit contreErasme. Hubert Thomas Conseiller de Frédéric II . ElecteurPalatin raporte quelle a été la mort de le Fêvre, suivant queMarguerite Reine de Navarre en avoit parlé à l’Electeur pen-dant son séjour à Paris . La Reine de Navarre dînant un jourchés le Fèvre & y aïant attiré beaucoup de monde, ce bonvieillard parut extrêmement rêveur. La Reine lui aïant deman-dé la cause de. ses chagrins, il répondit : „ Madame , dit il. je„ me vois à l’ágé de cent ct un an , fans avoir touché de fem-,, me, & je ne me souviens point d’avoir fait aucune faute„ dont ma conscience puisse être chargée en laissant le mon-„ de sinon une seule , que je crois qui ne se peut expier. Car,, comment pourrai je subsister devant le tribunal de Dieu , moi,, qui aïant enseigné en toute pureté l’Evangile de son fils à tant„ de personnes , qui ont souffert la mort pour cela, je l’ai ce-,, pendant toujours évitée. dans un âge même où bien loin de„ la devoir craindre , je la devois plutôt désirer. La Reine& la compagnie s’étant empressés à le consoler, le Fêvre ajou-ta ; 11 ne me reste plus après avoir fait mon teßament que dem’en aller d Dieu ; car je fins qu il m'apeUe , ainsi je ne dois pasdifférer. II fit son testament & s'étant allé mettre fur un lit, ily expira peu de momens après. La Reine le fit enterrer ma-gnifiquement , voulant même que son tombeau sot couvert dumarbre qu’elle avoit fait tailler pour elle. * Hubert Thomas.Sainte-Marthe, liv. i.élog. Paul Jove , in élog. doit. cap. iai.Sponde , A.C. 152;. ». iç. De Thon, hiß. liv. 6. 17. frféqq.Le Mire, de script, sac. XVI. Du Pin. Bibl. des aut. éccl. XVI.siècle. Bayle , dictionnaire critique. Colomesiana a la fin desceuvres mêlées de St. Evremond , tom. 6. p. 208. ctc.
FEVRE, (Jacques le) né à Tourcoin dans la Flandre fran-coisc > entra le 8- Juillet »56;. dans l’Ordre de saint DominiqueTom. IV. I à L,le.