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f autel des holocaustes, n’y étoit pas conservé par au® respectpour le feu; mais afin que l’on fut toujours en état doffnr des
sl11 les villes de Grèce avoient leur Prytanée . quôique ce-luiÄnesSIlus célèbre de^ tous.^. L’étymologic de cenom la plus vrai-femblable est lc lieu où Ion
conserve le feu Us étoient consacres a Vçsta , & ce feu etoitceìuTdes lampes, qu’on ne laiffoit jamais -àoue la coutume des Anciens d orner leurs Temples avec deslampes qu’on y suspendoit Athenee dit que Denys le Jeune ,t!IL ,Ui c,Vile . consacra dans le Prytanec de Tarente un chan-
1 nUIlC « cvun-a vvo , ì— - j. y— r\ j> »p
ment , que pour marquer la perpctuite constante d une choie,on diíoit communément que c’étoit comme la lampe des rryta-nces ré Xvyyiet ìv irçvrttvíiy, ce qui semble prouver que cesfeux éternels”, & ces lampes étoient originairement des imitationsde ce qui fe pratiquoit au Temple de Jérusalem , ou au pre-mier tabernacle , que Moise dressa, par les ordres de Dieu . LesScavans conviennent qu’avant l’ufage de l’huile dans les lampes,on brûloit du bois pendant la nuit, comme Virgile l’a remar-qué, JEjiStd VII. 13.
Drit odorat am mé&trna in lumina cedrum.
Servius dit qu’autrefois on n’allumoit point le feu fur les au-tels ; mais qnon l'attiroit du ciel, par les prières qu’on fai-soit pour cela : apud majores ara non incendebantur , jèd innerndivìnum frecibns eliciebant. Diodore de Sicile remarque, quelors de la mort des Rois de Perse on éteignoit tous les feux, &qu’il falloit les ralumer ou par les miroirs , comme le dit Plu-tarque, ou par la magie, comme Servius semble l’insinuer.On n’avoit dans les Temples qu’un feu descendu du ciel, soitpar des miroirs ardons , loit en perçant & frétant avec violenceune pièce de bois, comme dit Festus : mos erat tabulam se-lten materia tandiu terebrare , quo usque exceptum igné m criboaneo , virgo in adem ferres.
Le feu des astres semble avoir été honoré dans Jupiter, qu’onappelloit en grec Ztòt , & en phénicien eh am , Tun & l’autredes ces deux noms venant de la chaleur du feu.Mais lc feu du mon-de fublunaire a été désigné ou par Vesta , ou par Vulcain . On nom-•moit Vesta le feu des maisons particulières, qui faifoit unepar-tie des Dieux pénates ; ou le feu public & perpétuel des Tem-ples , qui répréfentoit les feux du ciel, ou les feux, qui fontau centre de la terre. On donnoit à Vulcain le feu des nuées,d’ou vient qu’on difoit que Vulcain fabriquoit des foudres á Ju-piter » ou le feu des montagnes, qui vomissent des liâmes, par-ée qu’on fuppofoit , que cetoit des Cyclopes ou des forgerons,qui y travailloient ; ou enfin le feu, qui sert a tous les arts.* Antiquités romaines.
FEU; Voyez TERRE DE FEU.
FEU SACRE' ou FEU CELESTE. Voyez CALVAIRE, versla fin de l’article.
FEU, (François) Docteur en Théologie de la Faculté de Paris,& Curé de saint Gervais, naquit à Malfiac au Diocèse de saintFlour en Auvergne, en 1653. Son père étoit Avocat au Parle-ment de Paris , & premier Juge de Maslìac : son grand-pèreavoit été Officier du Roi dans l'argenterie. Celui dont nous par-lons eut dès son enfance beaucoup d’éíprit & de vivacité. IIétudia la Philosophie & la Théologie ; & prit le degré de Maî-tre ès arts , & de Bachelier en Théologie. 11 fit fa licence avecsuccès , & prit le bonnet de Docteur en Théologie le 13. Février1667. Quand il fut Docteur , il comprit qu'il ne devoit pas,comme font pluíìeurs autres , fe contenter des études qu’il avoitfaites pour parvenir à ce titre : & que , pour être bon Théo-logien, il falloit étudiera fond l’antiquité ecclésiastique. 11 fedonna tout entier pendant pluíìeurs années à la lecture des ouvra-ges des Pères & des Auteurs éccléíiastiques. II fit de longsextraits des ouvrages des Pères des íix premiers siècles, & com-pos. pour son usage une histoire écclésialtique. Après avoir passédix années dans ce travail , il fut chargé de la conduite desétudes de M. l’Abbé Colbert, & continua de lui rendre servi-ce en qualité de grand Vicaire, quand cet Abbé fut Coadjuteur,& ensuite Archevêque de Rouen . II travailla pluíìeurs annéesavec fruit dans ce Diocèse , soit pour le règlement de la discipli-ne , soit pour l’instruction des nouveaux convertis , qui avoientune confiance toute particulière en lui. En l’année 1686. il futnommé par M. l’Archevêque de Rouen à la Cure de saint Ger-vais , vacante par la mort de M. Sachot. II remplit avec uneapprobation générale, les devoirs de Curé & ceux de Docteur.II étoit aimé dans fa Paroisse des grands & des petits, & sonavis étoit d’un grand poids dans les assemblées de la Facultéde Théologie. II élevoit pluíìeurs pauvres Ecclésiastiques dansfa Communauté, & conduifoit leurs études. Sur la fin de favie, ayant revu les cahiers qu'il avoit faits fur la Théologie , ilentreprit de donner au public un cours de Théologie . 11 yluit une route assez différente des autres Théologiens ; car il ena retranché quantité de questions , qui lui ont paru inutiles ; atraite succinctement celles qui n’ont pas de fondement dans l’E-enture sainte, & dans la tradition ; & avec étendue les que-stions , qui concernent les dogmes essentiels de la Religion,qu il prouve & explique par des passages de l’Ecriture-fainte,par les déboîtions des Conciles , & par les témoignages des Pè-res de tous les siécles. Le prémier tome qui parut en t S or.est fur les attnbuts & la Trinité. ; le/econd qui fut publié cn
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1695. Contient les traitez des loix , des péchez & de l’ìncarhá-tion. II auroit achevé le cours de Théologie en deux autres vo-lumes fur les facremens, si la mort ne l’eût enlevé à l'âge de< 56 . ans, le 26. Décembre 1699. * Du Pin, bibliotb. des Au-teurs éccléfiafiiques XVII. ficclt , tom. IV-
FEU-ÀRDENT, ( François ) Religieux de l’Ordre de saintFrançois, & Docteur de l’Univerlité de Paris, né à Coutance en basse Normandie Pan 1341. 11 prit l’habit de Cordelier dansle Couvent de Bayeux , & reçût le bonnet de Docteur en laFaculté de Théologie de Paris le 3. Mai 1376. II devint fa-meux Prédicateur & Controversiste : écrivit plusieurs ouvragescontre les Protestans, & disputa contr’eux d’une manière ' quia beaucoup de rapport à son nom. II fut du parti de la ligue,& prêcha contre Henri III. & contre Henri IV . II sçavoit leslangues & la Théologie, & parut extrêmement zélé pour la foicatholique Romaine contre les Réformés. 11 fit réimprimer di-vers ouvrages des Pères ; comme ceux de saints Irénée, qu’ilpublia avec des notes, à Paris en 1575. & qu’on imprima dçnouveau à Cologne en 1596. 11 poussa fortement les Calvinistesen diverses occasions , & publia contr’eux divers traitez, commetheomachia cahinißica. Réponse aux lettres & questions d’unCalviniste . Les entremengeries ministrales, &c. Outre ces ouvra-ges , nous avons de lui des commentaires fur les livres de Ruth& d’Ester ; fur quelques chapitres de celui de Job ; fur Jonas ;fur P épître de saint Paul à Pnilemon, & fur celles de saint Jac-ques , de saint Pierre , & de saint Jude. II a aussi fait des no-tes fur le traité d’Arnobe le Jeune , ou plutôt de Vigile deTapfe , de gratta fy lìberi arbitrii cône or dia , que nous avonsdans la bibliothèque des Pères, & il a publié des apostilles deNicolas de Lira . II a encore laissé des traduirions de quelquesopuscules de saint Ephrem, & d’autres pièces. Perkins, Cocue,Rivet , & quelques autres Calvinistes, s’emportent contre le Pè-re François Feu-ardent d’une manière semblable à la sienne. Dmourut le 1. Janvier 1610. * Possevin. WiUot. 'Wadingue. Lab-be. Gautier. La Croix du Maine . Du Verdier-Vauprivas. Claude-Robert. Jean-Baptiste deWens. Hilarion de Coite, Du Pin , bi-bliotb. des Aut. éetléf. XVII. siécle, fy c.
FEUCI, (Jean de ) Chanoine régulier de l'Ordre de saintAugustin dans le Païs-bas, & puis Abbé du Mont saint Eloi enArtois, vivoit dans le XVI. siècle vers Pan 1330. B fut Con-sellier de l’Empereur Charles V. qui l’drimoit beaucoup, &compoíà une chronique des Forestiers & Comtes de Flandres.* Voyez la bibliothèque des Ecrivains du Païs-bas, de ValèreAndré.
FEVERSHAM- port de mer d’Angleterre, dans le Comtéde Kent . La ville est grande & bien bâtie, assez près.de l’islede Sheppey. U _ y aborde beaucoup de petits bâtimens, com-me étant le principal port de cette partie du Comté dc Kent. Best à 44. milles Anglois de Londres . Le Roi Etienne , la Reineson épouse , & Eustachc son fils y font enterrez)dans une Ab-baye tòndée par ce Prince. Cette ville donne le titre de Comteà Louis de Duras. * Viílionnaire anglois.
FEUGERE, ( Guillaume ) connu lòus le nom de GuillielntusFeuguer&uc , de Rouen , enseigna sur la fin du XVI. siècle, laThéologie dans l’Université de Leyden ; & en 1579. revint dansson pais, où il mourut vers l’an 1613. B publia le traité deRatramne , de corpore fy sanguine Domini , & sit une répon-se à un Zelandois , de Ecclesia perpetuitate fy not*. * Meuríìus,A/h. Bat. I. 2.
FEUILLANS, village avec une Abbaïe, qui est Chef del’Ordre des Feuiílans. 11 est dans le haut Languedoc, à six lieuësde Toulouse, du côté du Midi . * Baudrand.
FEUILLANS , Congrégation religieuse , ou réforme de POr-dre de Citeaux, fut fondée lur la fin du XVI. siècle , par Jean dela Barriere . Il étoit pour lors Abbé commendataire de l’Abbaïede FeuiUans, qui a donné son nom à la Congrégation, & quiest à íix lieuës de Toulouse ; & après y avoir pris l’habit deReligieux de Citeaux, il travailla à la réforme. Sixte V. l’ap-prouva. Clément VIII. & Paul V. lui accordèrent de Supérieursparticuliers. Le Roi Henri BI. fonda à Paris un Couvent, autauxbourg saint Honoré, pour cette Congrégation, qui est auffinommé de saint Bernard de la pénitence. Jean de la Barriere étant mort à Rome en 1600. le Pape Clément VllL qui étoiten droit par cette vacance de donner l’Abbaïe de Fcíiillans,la conféra à Jean Balade , qui la remit à la Congrégation dansun Chapitre général. Depuis ce tems , elle est Chef d’Ordre enFrance. En 1630. Urbain VIII . sépara les maisons d’itasie decelles de France , & ordonna que chaque Congrégation feroitgouvernée par un Général. Cependant les François ont rete-nu le Couvent de Florence & ils ont un hospice à Rome pourleur Procureur général. Les FeuiUans d’Italie ont obtenu lapermission de fe chausser dès l’an 1670. on les appelle Réfor-mez de saint Bernard. Cette Congrégation n’a que 24. maisonsen France , & deux à Rome Sc un hospice ; une à Florence ,& une à Pignerol . Ils ont outre cela une petite demeure auxReligieuses Feuillantines de Paris & à celles de Toulouse .
U n’y a en France que deux Couvents dc Feuillantines, ce-lui de Toulouse , dont il vient d’être parlé , & celui de Paris fondé en 1622. Elles sont lous la direction des FeuiUans. *Sponde , A. c 1386. num. 4. Sainte-Marthe, gaU. christ. LeMire, bi((. rel. d’Ossat, ép. d Jean dt ta Barriere. CherchezBARRIERE. (Jean de la)
FEUILLANTINES, est le nom qu’on donne aux Religieu-ses ? oui suivent la réforme des FeuiUans. Le prémier Couvent fut établi près de Toulouse environ l’an 139». & depuis fut trans-fert