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BRANCHE DES SEJG NEVRS D’ORMESSON.
II. André leFêvre, second fils d ‘Olivier le Fêvre , Seigneurd'Ormesson, d'Eaubonne , &c. President de la Chambre descomptes , & à'Anne d’Alesso, Dame de Lezeau, fut Seigneurd’Ormesson , Conseiller, puis Maître des requestes, Intendant àLyon , Directeur des finances, Conseiller d’Etat, dont il devintDoïen ; & en cette qualité, il porta la parole au nom du Roile 18. Novembre r66;. au renouvellement d’alliancc avec lesSuisses feit en ; í'Eglise de Paris , à la place du Chancelier deFrance , qui étoit indisposé ; & mourut le 2. Mars i66y. âgéde 88- ans, après avoir servi plus de soixante ans trois de nosRois dans leurs Conseils. II avoir épousé Anne le Prévost, fillede Nicolas le Prévost, Seigneur d’Amboile , Maître des com-ptes , & de Marie le Mairat, morte en Juillet i6;a. dont il•ut plusieurs enfens , morts'jeunes ; André , Conseiller au Par-ent . mort fans alliance en 1658- Nicolas , Religieux Mini-Olivier qui fuit; Marie , alliée en 1626.Maître des comptes , morte en Juil-
kmènt, mortme , mort en 1679.
à Philippe de Colanges , m«uv —-,— > .. .. . - c
let i6<4. Magdelaine , Anne , isabelle , Françoise , Religieuses ;
& Simon leFêvre , Seigneur d'Estrelles, «c. Conseiller augrand Conseil, mort enDecembre 1660. 11 avoit epou te. Annele Mairat, fille de Jean , Seigneur de Droup , Barbery, Iran-cault, &c. Conseiller au grand Conseil, « de Marie Ange-nouft : elle prit une seconde alliance avec Thomas Bailly,Maître des comptes , & mourut le a;. Janvier 1709. en se 69.année, ayant eu de son premier mariage, Simon le Fêvre,Seigneur d’Estrelles & des Agneaux , mort fans alliance enDécembre 1677. & Marie le Fêvre , mariée à François Fey-deau, Seigneur du Plessis, Maître des requestes, morte le 9.Novembre 1704. âgée de 47. ans.
III. Olivier lé Fêvre , Seigneur d’Ormesson , d’Amboile , &c.Conseiller au Parlement, puis Maistre des requestes, Intendantd’Amiens & de Soissons , & Tun des six Maistres des requestes,Commilfeires de la chambre de justice, mourut le 4. Novembrede l’an 1686. L’inteUigence qu’il avoit dans les affaires, & faprobité reconnue lui avoient acquis une estime si génerale, queles Princes & les plus grands Seigneurs le choisiísoient pour ar-bitre , & se soumettaient à son jugement dans les affaires les plusimportantes. II épousa en Juillet 1640. Marie de Fourcv, fille$ Henri de Fonrcy, Seigneur de Chesy, President de la chambredes comptes , & Sqrintendant des bâtimens, & de Marie de laGrange-Trianon, dont.il eut André qui fuit ; Antoine-Françoisde- Paule , qui a donné commencement à la branche d’ORMES-SON DU CHERAY rapportée ey-aprìs ; Simon Chanoine régu-lier de sainte Geneviève , mort en 1694. Charles , Chevalier deMalthe, mort en Octobre 1687. Jean-Baptìslc , mort sans alliancele 18. Juillet 1708- Claude-François-de-Paule , Docteur de Sor-bonne , cy-devant Doyen & grand Vicaire de Beau vais, mort lej. Février 1717. & Françoise le Fê'^e d’Ormesson, Abbesse duI’ont-aux-Damcs.
IV. André le Fêvre d’Ormesson , fut Avocat du Roi au Châte-let, puis Conseiller au grand-Conseil en 1671. Maistre des re-questes en 1676. Commissaire de la chambre ardente en 1679.Intendant de Lyon en i6Za. & mourut avant son père en Août1684- II avoit épousé le iç. Février 1676. Eleonore le Maître,Veuve de François te Roi, Seigneur de Beaupré , Othis , Guin-court, &c. Conseiller au Parlement, & fille de Jérôme le Maître,Seigneur de Bellejamme , President ès enqudtes du Parlement,& de Marie-Françoi/e Feydeau, morte en Mars iûgi. ayant eu dece mariage Hcnri-Françon-de-Paule qui fuit ; & Anne-Françoifile Fêvre d’Ormesson , née le iy. Mai 1678. & mariée le 4. Octo-bre 1694. à François-Henri Daguesseau , Procureur général duParlement, puis Chancelier de France.
V. Henri-François-de-Paule le Fêvre, Baron de la Queue,Seigneur d'Ormesson > né en Mars 1691. Conseiller au Parlement,puis Maître des requestes, Conseiller d’Etat & Intendant des fi-nances, a épousé le 4. Novembre 1705. Catherine de la Bour-donnaye, fille d 'Tves-Marie de la Bourdonnaye, Seigneur dcCotyon, Conseiller d’Etat , & de Catherine de Ribeyre , dontll a Henri-Frantois-de-Paulc né le 29. Octobre 1709. Louis-Françoìs-de-Paule , né le 7. Mars 171a. Antoine-François-de-Paule , né le a8- Octobre 17ij. Tves-François-de-Paule , néle 7. Mars 1717. Marie-Françoise-de-Paule , nee le 18. Octobre1710. Marie-Cather ine , née le iy. Décembre 1706. & Catheri-ne le Fêvre, née le 22. Mars 1715.
branche des seigneurs
d’Ormesßn du Cher ay.
IV Antoine-François-de-Paule le Fêvre, fils puifiié á’Oli-Vier le Fevre, Seigneur d’Ormesson, ctc. & de Marie de Four-c y ’ Seigneur dOrmeíTon, du Cheray & des Tournelles , futtequ Conseiller au grand Conseil en 1676. Maistre des reque-ltesen 1684- puis nomme Intendant de Rouen , d’Auvergne &de ôousims, & mourut le aï. Fevrier 1712. Û avoit épousé en1682. Jeanne le Fevre de la Barre, fille d’Antoine, Seigneur de^ rte ' Maistre des requestes, puis Gouverneur de Canada , &!ï -?,^ nt . genera l des armées du Roi ' & dc Marie Mandat, dont“ qm sui î ' 7 emm le Fêvre d'Ormesson, mariée’en
»L % í ?J. e .*”- B *ptesle-Cbarlcs du Tillet, Marquis de la Bustìere,bre Fàment, puis Président en la seconde cham-ps a S & dndré-Françoû-de-Paule le Fêvre d’Ormes-
. ’ ^kneur de la Saciere & des Tournelles, né se 27. Marsi 6 V'ÂT- C Â ler au Parlement l’an 1716. 7
1e 30 sénr^mhJ eV Jo’ d’Ormesson, du Cherey, ctc. né
7 ' m£ L 86 ' V té reqù Conseiller du Parlement, enSfsÂ, 1 ?! 5 * 0 5 n n * 70 - & a épousé 1 e 11. Juillet1714. arse-Cmude Cahouet de Beauvais , fille de Claude , Chc-
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v,lìer, Seigneur des Ormes, prémier Président des Trésoriers deFrance à Orléans , & de Marie Fontaine d’Esmontées, dont estissu Olivier leFêvre d’Ormesson , né 1 e 19. Septembre 171^. &Marìe-Marguerite , née se 1;. Mars 1717.
«s FEVRE, (Nicolas 1 e) étoit fils de Vincent leFêvre, richehabitant de Linas près de Montlheri , qui vint s’établir à Paris ,après la mort de la première femme, & y eut de Jeanne Ra-quer fa seconde , Gilles & Nicolas 1 e Fêvre. Ce dernier nâquità Paris le 2. de Juin 1544. 11 se creva l’œil en taillant une plu-me. Lors qu'il fut rétabli de la maladie dangereuse que cet ac-cident lui causa, il lui parut que la force de l’œil perdu étoitpassée toute entière dans l’autre, dont U voyoit aussi clair qu’ilvoyoit auparavant des deux. Après la mort de son père, la mè-re envoya ses deux enfens pour étudier en Droit à Toulouse . Ni-colas ne voulut point revenir qu’il n'eût voyagé en Italie . IIdemeura 18- mois à Rome , ct y fit amitié avec plusieurs Sqavans,qui y étoient en ce tems-là, & particulièrement avec Sigonius &avec Muret ; il v prit 1 e goût de l’antiquité, y apprit quantitéde choses curieuses, & en rapporta plusieurs manuscrits. Etantde retour en France , il se donna tout entier à l’étude. II ne lais-se pas de suivre quelque tems 1 e barreau , & se fit Conseiller deseaux & forêts l’an 1572. mais il ne voulut point entendre parlerde mariage. Sa mère ayant été attaquée de la peste, pendantque la contagion étoit à Paris en 1581. il l'aílista Iui-meme jus-qu’à se mort. Son frère Gilles le Fem e , qui étoit son aîné étantmort aussi vers ce tems-là, il quitta se charge, se confina dansune espèce de solitude & fit une liaison particulière avec Pierre Pi-thou . II demeura plusieurs années avec lui, n’ayant d’autre oc-cupation que l’étude, & s’employant à lire les ouvrages des An-ciens, à les revoir Fut les manuscrits, dont il avoit un grandnombre dans se bibliothèque , & à ses éclaircir par des savantesnotes. 11 travailla particulièrement fur ses œuvres de Senèque ,qu’il donna au public en 1587. avec des préfaces & des notespleines d’érudition fur les pièces de Sénèque le Rhéteur. Lesguerres civiles de 1 a ligue , qui jettèrent Paris dans une étrangeconfusion, n’interrompirent point 1 e cours des études de Nico-las le Fêvre. 11 entretint commerce avec ses gens de lettres despais étrangers ; il les excita à entreprendre des éditions des Au-teurs anciens, leur fit paît de ses manuscrits, & ses aida de sesobservations. 11 fut en commerce de lettres avec 1 e Cardinal Ba-ronius, & lui fournit des mémoires pour son histoire écclésiasti.que. Non content de l’érudition qu’il s’acquit par la lecture,iì voulut exercer son esprit par l’étude des Mathématiques , &[u’il découvrit tout d’un coup 1e défeut de la
y réussit si bien , qu’il découvrit todémonstration de la quadrature du cercle , donnée par Scaliger que Monanteuil assuroit être claire & évidente. Scaliger recon-nut qu’il s’étoit trompé. Henri IV . étant enfin devenu paisiblepossesseur de la couronne, choisit Nicolas 1 e Fêvre pour Précep-teur du Prince de Condé. Cet emploi l’obligea de quitter Paris pour aller à seint Germain près du Prince. Quelque attaché qu’ilfiât à son éducation , il ne laissa pas de travailler à des ouvra-ges considérables , & fit alors, apres la mort de M. Pithou cettebelle préface des fragmens de saint Hilaire, dans laquelle il atant découvert de faits importants fur l’hiítoire de l’Arianisine,
3 ui n’avoient point encore été jusqu’alors éclaircis. En 1600.
fut nommé pour assister à la conférence qui se tint à Fontai-nebleau fur 1 e livre de du Plessis Mornay , mais se mauvaise sentel’empêcha d’y aller. Quants le Prince n’eut plus besoin de Mai-stre , Nicolas 1 e Fêvre lé retira chez la veuve de M. Pithou, &continua d’y passer se vie , comme il avoit fait, à l'étude , &dans les exercices d’une vraie & solide piété. Après la mortd’Henri IV . il fut choisi par ia Reine en 1611. pour Précepteurde Loüis XUI. 11 eut beaucoup de peine à accepter cet emploi,dont si s’acquita très-dignement. Au bout de seize mois si tom-ba malade, & mourut très-chrétiennement , 1e quatrième jourde Novembre de l’an 1612. âge de 69. ans. II fut enterré com-me U l’avoit ordonné par son Testament, dans 1 e cimetière desSts. lnnocens , avec cette épitaphe qu'il s’étoit feite lui même.Nicolam Faber Peccator non unus ex mulits bicjaceo. Quid deme dict veritu aut à me utiliue non video. Agnosie bonejesû ,tu ignosce. Ad boc enim nains es , ad hoc pafft« , ad hoc pronobu tremuisli , ut per te fleuri effèmtu. Vixit ann. 68- m. 4 .d. 1. devixit pr. ». Nov. an. 1612. Quoiqu’il eút travaillétoute se vie avec beaucoup d’application, il a été du nombre dsces gens soavans qui n’ambitionnent point 1 e titre d’Auteur, secontentant d’étudier pour eux & pour leurs amis. 11 s’appliqua,dès fa plus tendre jeunesse, à la lecture des belles Lettres , &de l’Histoire qu’il cultiva pendant toute se vie. La Jurispruden-ce , la Philosophie, & particulièrement la Morale, furent en-suite son occupation. Sur la fin de se vie, il se donna tout en-tier à l’étude de l’Histoire , & de l’antiquité ecclésiastique. Com-me si étoit en liaison avec tous ses sqavans de l’Europe , quandsi 1
. teur,manuscrits
fit mention de lui : rare humilité dans tous les tems , ct qui n’apeut-être point eu d’exempse. II n’a donné que très-peu de pe-tits ouvrages sous son nom, qui ont été recueillis apres se mortpar Jean le Begue, Avocat général en la Cour des monnoyes sonami, & imprimez à Paris en un petit volume in 4. l’an 1614.
Les opuscules de M. 1 e Fêvre sont très-conlìdérables, nonpar leur grosseur ; mais par 1e bon sens & l’érudition qui yparoissent. Le prémier est fur cette question de Morale , siVon peut faire un moindre mal , Pour en éviter un plus grand.Le second’, est sa belle préface fur les fragmens de seint Hi-laire , qui a été admirée de tous ses Scavans , & qui éclaircitquantité de feits touchant l’histoire de l'Ariansime: si n’y a
pas