lote six ou sept fois par heure. On releva son tombeau en 1521.dans PEglité de Nôtre-Dame deUa réparai a. Nous avons lesœuvres de Marlile Ficin , en deux volumes ìn folio , de l’im-preilion de Bále en iç6i. & 1576.6: de Pimpresjon de Paris en1641. Dominique Mellini a composé fa vie, que les curieux pour-ront consulter auíli-bien que Guìchardin , & les autres AuteursFlorentins qui parlent de lui. * Paul Jove , in élog. Trithême .Loiiis Vives. Gesoer. Bellarmin . Possevin. Michel Médina. Jean-Baptiste Crifpvs , de Philo/òphis cautì legendis , fr c. Mémoirespour firvir d l'bist.des hommes illustres fr c.
FICIN , vulgairement Fei, (Jean ) Jurisconsulte Allemand,dans le XVI. siècle, vers Pan 1525 & 1550. natif de Lichtenawdans la Hesse , fut Conseiller & Chancelier de Philippe Landtgra-*e de Hesse. II fut emploie en diverses négociations importan-tes , & contribua beaucoup à rétablissement de PUniversité deMarpourg. * Chytrxus , in Saxon. Melchior Adam , in vit. Juris,germ. fr c.
FIDARI, anciennement Eventes , Lie or mas. Rivière de Grè-ce , dans la Livadie , qui a là source près du bourg d’Eantas,baigne la ville de Neocastro, & se décharge dans le golfe dePatras , au Nord des Isles Curzolaires. * Baudrand.
FIDATI » ( Simon ) ou de Gastîa , ainsi nommé , parce qu'ilétoit natif d’un bourg de ce nom en Italie , dans la cam-pagne de Rome , prit l’habit de Religieux dans l’Ordre de saintAugustin, 6c n’y fut pas moins considéré par fa science que parsa piété, qui Fa fait mettre au nombre des personnes mortesen odeur de sainteté. 11 tut fondateur du Monastère de sainteCatherine de Religieuses de son Ordre à Florence 6c mourut lea. jour de Février de Pan 1548- 11 a laissé divers ouvrages eníà langue naturelle , & en latin. Les plus considérables font ;Ve geftis Domini falvatoris , en XV. livres. De beata Virgine,fr c - * Pamphile, de vir. illufl. ord. August. Sixte de Sienne ,/. 4. biblìoth. sac. Trithême 6c Bellarmin , de script, eccl. Sabel-lic. Vollaterran. Posse vin, 6cc.
FIDAUZE. Cherchez BONAVENTURE ( Saint)FIDELITE 7 , ou DANEBROG: nom d’un Ordre de cheva-lerie ; voyez DANEBROG.
FIDELITE', (Ordre de la) Ordre militaire institué le 14.Janvier 1701. par Frédéric III. Electeur de Brandebourg & Roide Prusse. Les Chevaliers de cet Ordre portent une croix d’orémaillée de bleu , ayant au milieu le chiffre de ce Prince F. R.& aux angles, l’aigle de Prusse émaillée de noir. Cette croixest attachée à un ruban de couleur d’orange, que les Chevaliers portent en forme d’écharpe de l’épaule gauche à la hanche droi-te par dessus le just-au-corps. Ces Chevaliers portent encore furle côté gauche de leurs habits, une croix brodée d’argent enforme cretoise , au milieu de laquelle est un aigle en broderied’or fur un fond d’orange : cette aigle tient dans l’une de sesserres une couronne de laurier , & dans Vautre un foudre,ivec cette inscription au dessus de £1 tète fitum cuique , en bro-derie d’argent. Cet Ordre ne se donne qu'à ceux de la maisonroyale, & aux personnes les plus considérables de l'Etat.
FIDELLE (Louis) Chanoine de Toumay, & Docteur dcParis , dans le XVI. siècle , mourut en 1562. après avoir publiédivers ouvrages. De mundistructura , siu fìx dierum opistciolib. VIII. De humana reßoratione , siu de incamatione Domi-ni. De mUitiaspirìtuali , lib. r. * Lc Mire , de stript sac. XVI.Valère André, bìblioth. belg. fr c.
FIDELLE ; Cherchez CASSANDRE fidèle.
FIDENE, ancienne ville des Sabins, & Colonie des Alba-nois , en Italie . Elle est maintenant ruinée, & l’on volt ses rui-nes fous le nom de Castel Giubileo dans la terre Sabine , à deuxlieues de Rome du côté du Nord. * Maty, diííion.
FIDERI, Empereur du Japon , succéda à son père Taicko ,t’an 1598. n’estant encore âge que de six ans. Ongoschio, sonTuteur, avoit promis à Taicko , par un acte écrit de son sang,qu’il restituéroit la couronne à ce jeune Prince , dès qu’il íe-roit parvenu à l’áge de quinze ans; 6: qu’il le seroit couronnerEmpereur par le Dairo ; mais il forma le dessein de détrôner sonpupille, & obligea ce jeune Prince d’épouser là fille. Fiderileva une puissante armée contre cet usurpateur , & fut ensuite ré-duit à de si grandes éxtrémitez, qu’il fut contraint d’envoyerfa femme, qui étoit fille d’Ongoschio , pour prier ce Tyran delui donner la vie , avec quelque Province où il pût vivre en re-pos. Ongoschio ne voulut point voir sa fille ; & après un liè-ge de trois mois, sc rendit maître de la ville d’Ozacha , où Fi-deri s’étoit retiré. Ce malheureux Prince s’étoit enfermé avecfa femme 6: plusieurs autres personnes de qualité , dans un pa-lais. Ongoschio le fit environner de grands monceaux de bois,& y fit mettre le feu, qui réduisit en cendres le palais, & tousceux qui y étoient. * Mandeslo , voyages des Indes.
FIIJIUS, Divinité que les Romains avoient prise des Sabins,qui lui avoient dressé un Temple , & dont ils célébraient la fêteaux nones du mois de Juin. Cette Divinité avoit trois noms , San-\ à“ Semon , comme nous l’apprenons d’Ovide dansle 6 . livre des tàttes :
fipu&tbam nouas stn£lo Fidio ne referrem
An tibisemopater : tune mìhi sàntìue ait ;
Cuicumque ex ifiis dederis , ego munus habebo.
Nomina terna fera ; stc votuere Cures.
II s’appelloit SanHut , ou Santue à Sancientdo , fr Fìdius , àfide , parce que c étoit le Dieu qui présidoit aux alliances & auxpromesses : en sorte qu’on jurait par le nom du Dieu Fidius,
en faiíànt une alliance, ou en donnant quelque parole. On lecroyoit fils de Jupiter , d’où on l'appelloit auflì Semi-Pater. LesRomains l’honoroient d’une manière particulière, & il avoit unTemple fur le mont Quirinal . Dans le siècle passé on a déterréune statué de ce Dieu à Rome , qui portoit cette inscriptionSe mont Deo Sanco fit. II y a des gens qui croyent que c’étoitune semblable statue que samt Justin vit à Rome , & quil pritpour une statué de Simon le Magicien ; d’autres ne font pas dece sentiment On voit encore à Rome dans un ancien marbre,une représentation du Dieu Fidius. Ce sont trois figures sousune eipece de pavillon ; 1 Honneur y paraît à droite , fous la fi«eure d un homme de moyen âge; la Vérité est à gauche, sousI embleme d une femme couronnée de laurier, qui donne lamain à l’Honneur ; l’Amour paraît au milieu d’eux , sous la fi-gure d’un jeune enfant avec cette inscription, Simulacbrum Fi -dii. * Ovid. Fast. lib. 6.
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FIECHTELBERG, voyez FICHTELBERG. '
FIEF , héritage qu’on tient à foi 6t hommage d’un Seigneur,à la charge de lui prêter serment de fidélité , & de lui rendrecertains services en paix & en guerre. Quelques-uns attribuentl’origine des fiefs aux Franqois ; d’autres aux Lombards , peu-ples d’Italie ; & d’autres aux Allemans. Le plus grand nombredes Historiens croient que les Lombards en ont este Auteurs,parce que Gérard le Noir , ôt Otbert de Ortho, Milanois, fu-rent les prémiers qui rédigèrent par écrit les loix féodales, dutems de l’Empereur Frédéric I. qui règnoit vers Pan 1160. & cesloix ont esté particulièrement en vigueur en Italie ; mais commeles Lombards estoient venus d’Allemagne , on peut dire auslique ces loix féodales avoient pris leur origine des Allemans ; &que n’ayant point esté recueillies auparavant , les Lombards lesmirent en ordre. En éffet, Conrad le Salique fit des loix tou-chant les fiefs , lorsqu’il alla à Rome pour y recevoir la cou-ronne impériale du Pape Jean XX. Pan 1026. Depuis elles fu-rent consumées par les Empereurs Henri II. Lothaire III. Frédé-ric I. & par d’autres qui les ont suivis. Anciennement les fielsdépendoient absolument du bon plaisir des Seigneurs : depuisils furent rendus héréditaires par l’Empereur Conrad , dont nousvenons de parler : de forte néanmoins que la succellion ne pas-sest que jusqu’au septième degré. Mais aujourd'hui elle passejuí’qu’à l’infim à tous les descendans mâles. Jean Fabert mon-tre que les fiefs , aussi-bien que les Duchez , les Comtez , &les Baronnies , furent établis en héritage perpétuel parmi lesFranqois sous Hugues Capet , qui commenqa de régner Pan deJ. C. 987. c’est-à-dire , }&. ans avant la loi faite par PEmpereurConrad ; & que, depuis ce tems-là les Nobles commencerent deprendre les noms de leurs fiese. Les vassaux perdoient quelque-fois leurs fiefs par leur félonie & leur infidélité , car ils estoientobligez , à de rudes services, comme de suivre leur Seigneur ala guerre, de ne point abandonner de vûé son étendard , d’é-tre toujours à ses cotez dans le danger, de lui payer certaines re-devances,6t de lui garder une fidélité inviolable.Guillaumc le Con-quérant , fut le premier qui introduisit les fiese en Angleterre,en partageant son Royaume à ses principaux Officiers, a la char-te de le servir comme vassaux ; mais a autres tiennent que cesoix féodales étoient déja établies en Ecosse sous le Roi stlal-colme IL qui commenqa de porter le sceptee Pan 1004. environsoixante ans avant P arrivée de Guillaume en Angleterre. Spel-mann , Glofs Archäolog.
FIELDE, Théologien Anglois ; voyez RICHARD FIELDE.
t FIENUS , ( Thomas ) nâquit à Anvers , le 28. Mars 1567. son père Jean-Fienm étoit Médecin de cette Fille , & ona de lui un Livre. De Flatibuc humanum corpus molestanti.but. Antverpia 1582. in 8°. qui a été réimprimé plusieurs foisdepuis. Thomas Fienus son fils , après avoir commencé sesétudes dans fa patrie, alla en Italie pour se perfectionner, sur-tout dans la Médecine , qu’il étudia sous Jérôme Mercurialis &Ulysse Aldrovandus. De retour en son pays, il fut appellé en159}. à Louvain , pour remplir la prémière chaire de Médecine.Quelque tems apres , PEleéreur de Bavière le choisit pour sonMédecin ; mais P amour qu’il avoit pour fa patrie ne lui permitpas de conserver long-tems cet emploi ; il le quitta au bout d’unan , & revint prendre son premier poste. L'Archiduc Albertvoulut dans k fuite savoir auprès de lui dans 1a même qualité ;mais fa santé étoit trop foible pour suffire en même tems à deuxemplois ; il quitta ce dernier pour conserver celui de Profes-seur. En 1616. L’Univerlité de Boulogne lui offrit une chairede Médecine avec mille écus d’appointemens, mais, PArchïducAlbert pour lui ôter P envie de quitter Louvain , fit augmenterles siens jusqu’à la concurrence de cette somme. II mourut àLouvain au mois de Mars 16? I. âgé de 64. ans.CATALOGUE DE SES OUVRAGES.
1. De formatione Fat m liber , in quo ostenditur animantrationalem insundi tertìa die. Antverpia; 1620. in 8°. 2. De
formatione Fœtus liberficundm » ìn quo prioris doctrina p lent utexamìnatur fr defenditur. Lovanii 1624. in 8°. L Pro sua deAnimations Fœtus tertio die opinione Apologia advenus Ant .Ponce SanElacruZ olim Primarium Prosestòrem Vallifilet anttm »nunc verì Regù Histaniarum Medicum. Lovanii 1629. jn 8°.r . De viribut imaginations TraElatut. Lovanii 1608. in 8°»_t. Lugd. Bat. apud Elzcvirios 1655. in 24. It. Lipsiae 1657. in 12.5. De Cauteriit Libri V. in qui but vires , mater ia , modut , lo-tus , numerut , temput ponendorum Cauterìorum ex veterumGracormm , Arabum, Latinorum , net non NeotcrU.rnmJcnten-tia quam dìlucidc explicantur. Lovanii 1598. in 8“ It. Colonise1607. in 8°. 6. Libri chirurgiei XII. de Pracipuis , Artis thè -rurgica-Controverstis , opéra posthuma. Francofurti 1649. 4°
Tom. IV. K 7 - O*
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