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pour les incurables. Presque tous les Marchands tiennent leursboutiques aux environs de la Gemme Carouyn , & demeurentailleurs , à peu près comme les Marchands du palais à Paris . Laville de Fez-Gedide , ou ïez-la-neuve , qui est au dessus deFez-Belé, lui sert de citadelle. Elle fut bâtie par Beni-Meriny,il y a environ cinq cens ans, lorsqu’il tenoit le liège devantl’autre Fez . Mouley-Archy y fit bâtir un palais & un serrail, &il y a une belle & grande Mosquée. A douze lieues de Fez estla ville de Miquenez , où Pair est fort tempéré, & beaucoupplus sain qu’à Fez : ce qui a porté Mouley-Semein, Roi deFez , à faire construire un château, un palais, & trois ferrails,où il entretient la plupart de ses femmes , tant Reines que con-cubines , parce que c’est son séjour ordinaire. Au reste, le paisest habité de Maures & d’Arabes. 11 s peuvent épouser jusqu’àquatre femmes, & les répudier quand il leur plaist, en leurdonnant la dot qui leur a été promise ; & outre ces quatre, ilsen peuvent tenir autant d’autres qu’ils veulent. 11 enterrentleurs morts en terre vierge ; de peur diíènt-ils, qu’à la résurre-ction , ils n’aïent peine de démêler leurs membres. On assurepourtant qu’aujourd’hui la ville de Fez ne se soutient plus danscette magnificence. Le pais est le mieux cultivé de toute la Bar-barie. 11 a plusieurs bonnes villes, & est arrosé de diverses ri-vières. Le Roi de Maroc en est le Maître, & prend le titred’Empereur d’Aftique , de Roi de Maroc , de Fez , de Sus , deTatìlete, de Seigneur de Dara, de Gago , de Guinée , &c. *Sanut. Jeàn de Leon. Marmol. Mercator. De Thou. Saníbn. DuVal. Mouette, histoire de Maroc .
FEZZEN, ou FESSEN, grand pais & désert d’Afrique, dansle Biledulgerid ou Numidie , avec une place de ce nom. Ce paisest au delà de cette chaisne de montagnes que fait le mont At-las , vers Gademe ou Gadcmesse, & Angola . * Sanut. Jean deLéon. Marmol. Mercator. De Thou. Sanson. Du Val Mouette, hiß.de Maroc .
V T A
■ClACONE, anciennement Alianm , bourg de l’Etat de Ge-V nés, en Italie . 11 est dans les montagnes de l’Apennm, auxconfins du MÛanois, entre la ville de Gènes & celle de Tortone .* Baudrand.
FIACRE, (saint) fils à' Eugene. IV. Roi d’Ecosse , qui com-mença dc régner l an 6o6. fut éleve fous la conduite de Conan,Evêque de Sodere, qui lui inspira un si grand mépris du monde,que , .quoiqu’en qualité d’aíné il fût l’héritier légitime de lacouronne, il résolut néanmoins d’abandonner la Cour. II com-muniqua son dessein à la Princesse Sira fa sœur, qui voulut luitenir compagnie dans cette pieuse retraite. S’etant dérobez dela Cour , à l’inscû du Roi, ils se rendirent en diligence sur unport dc mer, où trouvant un vaisseau prêt à faire voile en Fran-ce , ils s’embarquèrent. Lorsqu'ils furent arrivez en ce Royaume,ils vinrent jusqu’à Meaux , où ils s’adressèrent à saint Faron quien étoit Evêque . Ce Prélat mit la Princesse Sira dans un Mo-nastère, dont sainte Fare, sa sœur, étoit Abbesse ; & elle don-na au Prince Fiacre, un lieu dans la forêt de Fordille , poury bâtir un hermitage. Ce fut là que ce saint pratiqua des vertusadmirables , & fit des aérions prodigieuses , qui lui attirèrent lavénération de tout le monde. Pendant qu’il vivoit ainsi dansla solitude, le Roi, son père , mourut, & Ferquard son cadet,succéda à la couronne d Ecosse ; mais ayant été dépossédé dansune assemblée d’Etats , & renfermé dans une prison à cause deson hérésie & de ses débauches, tous les Ordres du Royaumeconvinrent de donner la couronne à saint Fiacre, auquel elleanpartenoit légitimement. 11 s envoyèrent des Ambassadeurs àClotairc 11 . Roi de France , pour le supplier d’emploïer son au-torité , afin d’obliger saint Fiacre , de retourner en Ecosse , pourgouverner le Royaume dont il étoit l’héritier. Mais ce Princepréféra fa cellule au thròne, & demeura dans son hermitage,jusqu’à sa mort, qui arriva le 30. Août de l’an 670. Son corpsfut enterré dans la chapelle qu’il avoit fait bâtir, d'où il futtransféré en l’Eglise cathédrale de Meaux. On remarque dansl’histoire , qu’Renri V. Roi d’Angleterre , ayant été défait à lajournée de Bauge, par l’armée de Charles VII . Roi de France,qui avoit des troupes Ecossaises , fit piller le Monastère de saintFiacre, parce que ce saint étoit un Prince d’Ecosse ; mais qu’ilfut ausli-tôt attaqué de ce mal qui prend au fondement, & quel'on appelle mal de saint Fiacre , dont st mourut au bois deVincennes, en 1422. Ce qui lui fit dire un peu avant fa mort,que non seulement les Ecossais qui étoient sur la terre, favori-saient les François, mais aussi ceux qui étoient au ciel. * Surius4. Tom. le P. Giry.
_ ÍS Toute l’histoire comprise dans cet article est tirée d'unevie fort récente de saint Fiacre, qui n’a point d'autorité. Ce quel'on sçait de saint Fiacre, & ce que nous en apprend HildegaireEvêque de Meaux , & Foulquoi de Beauvais, qu'un nomméF'ffre , que l’on a nommé Fiacre , étoit passé d'irlande en Fran-ce ., & qu'st y fut arresté par saint Faron, Evêque de Meaux ,qui lui donna une solitude dans fon Diocèse , au lieu appellefeml , ou Brie , où il lui fit bâtir une chapelle avec un hòpi-ml, dans lequel saint Fiacre recevoit les passans & les étrangers,iw < ?'í r H' 1 saintement ses jours , vers l’an 670. * Hildegariusineldçníis. Fulcoius Bellovacensis, apud Mabillon. Bastlet, wer dessaints, 30. Août.
FIAMMA. Cherchez FLAMMA GAUVIN.
FIANO, bourg d’Italie dans le patrimoine de saint Piproche du Tibre, avec titre de Duché .
FI ANONE, ou Flavone dernière place d’I strie, for laAdriatique , avec un assw bon port, appartient aux Yéniti
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& est située fur une montagne. On dit que fur le penchant dece mont, une fontaine fait moudre vingt-deux moulins avantque de couler dans la plaine. Les Auteurs Latins l’ont nom-mée Flavona & Fianona. * Voyez Léandre Alberti, deß. Ital.
FIASCONE- Voyez MONTE-FIASCONE.
FIASELLO , ( Dominique ) Peintre, naquit à Sarzane dansl’Etat de Gènes, en i$89- Quelques-uns le nomment ordinai-rement el Sarzana . II mourut le 19. Octobre de l’an 1669. &forma,entr’autres élèves, Jean-Baltiste FiaßUo son neveu, quia été un habile Peintre. Consultez Soprani dans les vies des Pein-tres de l’Estat de Gènes.
tFIBIGER , (Michel Joseph ) Visiteur del’Ordre privilégiédes Chevaliers ae la Croix qui portent l’étoile rouge , dans laSilésie & dans la Pologne , Práat & Maître de la maison Hô~
Î iitalière de S. Mathias à Breislau, naquit à Frankenstein en Si-este le 16. Mai 1657. Après qu’st eut fait ses études à Glatz& à Breislau , st fut Proses dans la maison de S. Mathias en1682. & prêcha pendant 10. ans les Dimanches. En 169(5. stfut élu Maître de l’Ordre Religieux de la Croix ; il rendit degrands services à son Ordre en • élevant plusieurs édifices , enmettant de bons ordres dans l’Hofpitalité & en éxécutant plu-sieurs autres projets très-utiles. 11 emploïoit le reste. de sonteins à étudier, & à composer divers ouvrages. II plaça aussi pluscommodément, & rangea mieux la Bibliothèque de S. Mathias& l’augmenta considérablement de livres nouveaux & bien choi-sis. En 1698. st bâtit une nouvelle Eglise àKunov &en 1700.st acquit à son Ordre /FEglife de Rreutzburg & le droit de Pa-tronage. II acheta aussi le droit de faire & de vendre la bièredans les villages de la dépendance de Brefslau & d’Olau. En1709. st acheta la haute justice de Briege. En 1711. il bâtit l’E-gíife de ( Ste. Marguerithe & mourut le 12. Janvier1712. C’étoit un homme fort astable & civil, qui nonobstantles grands soins dont fà charge étoit accompagnée & les gran-des maladies qu’st essuïa, trouva encore assez de tems pour tra-vailler aux ouvrages l'uivans : Vn poème Jùr i’introdutiìon dttC.brßianijme en Stieße. Comme il regardoit lui même cet ouvra,ge comme fort imparfait, U ne le publia point. La Logique sapsraifin , opposée á un ouvrage du D. Jean Frederic Meyer , in.titillé Logica aXoyos pontificiorum fìenelii Sìlefiographia ré-novât a cum Scboliú ; il avoit eu dessein de retoucher de nou-veau cet ouvrage & de k continuer jusques à son tems. * Bu-cherlàal tom. 2. Teutsche A tla erudìtorum.
FICARI, bon bourg avec un bon port, fur la côte méridio-nale de P Isle de Corse ? environ à neuf lieues de Bonifacio , ducôté du Couchant, & a l’emboûchure de la petite rivière de Fi-cari , nommée par les Latins Ticariut,oü Ficarim Fluvius.
F 1 CHARD , ( Jean ) Allemand , Jurisconsulte célèbre , néen 1512. à Francfort sur le Mein . st étudia sous le célèbre Za-lius ; & étant allé en Italie , st y en enseigna le Droit dans lesUniveriìtez de Padoue & de Boulogne. Ensuite il revint à Franc-fort , où st exerça la charge de Syndic pendant 44. ans, & ymourut en l’année i$8i. en la 70. de son âge. Fichard íçavoitles langues & l’histoire du Droit, & publia divers ouvrages. Pe-rioche vitarum recentiorum Jurißonjultorum, Duo indices firi-p t or um injure pontificio fr civili, frc. II traduisit aussi plu-sieurs traitez de Gasten , de grec en latin. * De Thou , hiß./. 74. Pantaleon, l. Profipogr. Melchior Adam , in vit. Ju-ris. fr c.
FIÇHERUOLO OU FICHAÏUJOLA, petite ville fortifiéede l’Etat de PEgstse , en I taste , dans le Ferrarois , fur le Pô,à cinq lieues au dessus de Ferrare & aux confins du Mantoüan.On conjecture que ce lieu peut être celui que les Anciens nom-moient Vicia Variantes. * Baudrand.
t FICHTELBERG, montagnes d’Allemagne qui séparentla Bohême de la Franconie , & qui font partie de celle que lesAnciens nommoient Sude t i , ou Hircinii montes. Elles fontdans le Marquisat de Culembach , & s’étendent plus de seize àdix-huitmstlepas entre Bareith au Midi, & Hof au Septentrion,aïant Eger à f'Orient, & Culembach à l’Occident . Les rivièresde Mein , de Nah , à'Eger , & de la Sale , tirent leurs sourcesde ces montagnes. * Th. Corneille Dití. géogr.
S FICIN > ( Marsile) de Florence, Prêtre & Chanoine de Flo-rence , naquit le 19. Octobre 14J3. & ayant appris les languesgrecque & latine , s’appliqua particulièrement à l’étude dc laThéologie, & de la Philosophie. Son habileté dans la Philoso-phie de Platon le fit choisir pour l’enseigner aux autres dansl’Académie de Florence ; & il le fit avec un tel succès que l’onvenoit des païs étrangers pour l’entendre. 11 suivit la secte dePlaton , & mit en latin les œuvres de divers grands hommes,qui avoient soutenu la doctrine de ce Philosophe, comme Flo-rin , Jambstque , Proclus , &c. 11 fait tous ses efforts pour tra-vestir en Chrétiens Platon & Florin ; mais c’est souvent en in-terprétant leurs sentimens d’une manière forcée & tirée de troploin. 11 prétend que le Dialogue de Platon intitule Crìton renfer-me les fondemens de la Religion Chrétienne , st veut que lesPhilosophes qui ont vécu avant J. C. comme Píthagore, Socra-te, Platon &c. aient été après leur mort dans les limbes, d’oùsts ont été tirés par J. C. pour monter au ciel. II soit passerSocrate pour une figure du sauveur des hommes , & fait entreeux un parallèle. Dans un sermon il exhorta ses Auditeurs à lirePlaton ; & il appelloit les sectateurs de ce Philosophe ses frèresen Platon. Cosme , Pierre, & Laurent de Médicis lui donnè-rent de grandes marques de leur estime. 11 mourut en 1499.à Page de 66. ans. On dit qu’il étoit de la plus petite taille, &si attache à ce qui regardoit fa santé , qu’st changeoit de ca-