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auc' une des Açores ou Terceres, aux Portugais . * VoyezADORES.
FLOREBELLO, (Antonio) de Modène , florissoit dans leXVI, siècle, & eut beaucoup de part à la bienveillance du Cardi-nal Jacques Sadolet mort en 1547. du quel il écrivit la vie. Nousavons encore d’autres ouvrages de fa façon ; comme ; de aucto-ritate fimm't Pontifias, Ec c le fin c api t a. De concordia adGer-manos, fi c - * Sandere, de dar. Anton. I. 3. Le Mire de script,fie. XVI- Louis Jacob, biblioth. pontes. I. 2. (fie.
FLORENCE, ville d’Italie, Capitale de Toscane est le sé-jour des grands Ducs , & le siège d’un Archevêché ^ érigé l’an142t. par le Pape Martin V . Elle est bâtie fur la rivière d’Arne,qui la coupe en deux parties inégales, assemblées par quatre be-aux ponts de pierre fort larges. Cette ville, qui est une desplus grandes clTtalie, a près de six milles de tour. On y comptoiren 1688- 88°°- maisons & 60000. âmes ; 22. hôpitaux ; 8y- Cou-vons : 84- Confrairies ; 152. Eglises; 18. halles ou galleries deMarchands ; 72. Chambres de justice ; 17. places & 160. statuespubliques. Ses belles rués pavées de pierres larges, ses palaissomptueux, ses Eglises magnifiques, & tant de maisons agréables,lui ont attiré le nom de florence la belle. L’Eglife de saint Lau-rent, qui est si célèbre, est du dessein de Brunellecchi & a 490.pieds de longueur & 380. de hauteur jusques à l’éxtrémité de lacroix du globe. 11 y a deux rangs de pilliers ronds qui soutien-nent la masse de cette Eglise. On y volt à la voûte du chœurun tableau du dernier jugement, qui est une pièce fort hardiede la main de Pontorno, & on y montre encore les portraits desainte Anne & de la sainte Vierge, peints à fresque par FrançoisBartholoméo, dont on dit qu’un Duc de Mantoue oftrit une très-grande somme d’argent. La chapelle de saint Laurent y est bâtiede marbre, & les murailles y font revêtues de jaspe. Cette cha-pelle est ronde, & renferme les tombeaux des grands Ducs deFlorence . 11 y a près de saint Laurent la célèbre bibliothèque desmanuscrits, dite bibliotheca Laurentiana , dont le catalogue en aété imprimé à Amsterdam en 1622. La galerie de fanden palaisdu grand Duc longue d'environ 400. pieds & son cabinet sontremplis de pièces extrêmement considérables, par leur rareté &par leur richesse. Les peintures & les statués du palais du Prin-ce font des chefs-d’œuvre des meilleurs Maîtres, & tous sesmeubles ont un caractère de magnificence très-particulier. 11 ya dans Florence trois citadelles ; la prémière, qui est la plus for-te, fut bâtie par Alexandre, prémier Duc , avec cinq bastions ; laseconde, qui commande à la ville, par Coline ; & la troisième,qui est une étoile à six pointes, par Ferdinand. Les Auteurs nelont pas d’accord de la fondation de Florence . 11 y en a qui cro-yent que pendant les guerres civiles de Sylla , fes soldats la bâ-tirent fur l’Arne & la Maine, ce qui la fit d’abord appeller Flu-tntin, a cause de la fertilité de son terroir. Florence a eu diversMaîtres, mais dès l’onzième siècle elle se gouvernoit en Républi-que , ses Magistrats furent d’abord appeliez Consuls , puis Anciens,& enfin Prieurs. Dans le XV. siècle elle tomba fous la domina-tion de la masson de Medicis , qui a donné divers Papes à l’Egli-fe, Léon X. Clément VII. Pie IV. & Léon XI . La politesse dela langue italienne fe trouve à Florence ; quoique les Florentinsla parlent avec un peu de rudesse, ce qui a donné lieu à ce pro-verbe du pais, lingua tofiana . in bocca remana. Au reite cetteville est abondante en hommes de lettres, & en a produit danstous les siècles de très-illultres en toute forte de littérature. Cequ’on peut voir dans Hugolin Verrini, & dans les Auteurs def histoire de cette ville. Il y a la célébré Académies la Crufia.Les Florentins ont beaucoup d’elprit, font honnêtes, & bonsœtonomes. * Plugolin Verini, Florent, iìlust. Pogg. LéonardAretin. Machiavel , hiß. de Florenc. Ammirato. Villani. Vola-terran. Leandre Albert!, defiript. ital. p. 42. (fi* fi q. édit. Ve-ne t. 1581- (fie.
CONCILE GENERAL DE FLO RENCE.
Le Pape Eugène IV , s’étant brouillé avec les Pères assemblerau Concile de iìále, pour soutenir son autorité, en convoqua una Ferrare , où l'Empereur tfOrient, le Patriarche de Constanti-nople , & les plus illustres personnages de l'Eglise grecque setrouvèrent. Mais parce que cette ville fut attaquée de maladiecontagieuse, après XVI. sessions, on fut obligé de transférer leConcile à Florence , fan 1439. Le Pape s’y trouva lui-même,avec Jean Paléologue , Empereur des Grecs, & les autres Prélatsde fa nation ; & on y tint le Jeudi 26. Février la prémière session,qui est la XVII. à compter celles qui avoient été tenues à Ferra-re - La on disputa de la procession du saint Esprit ; & les Latinsétablirent si bien cette vérité , qu’après deux harangues que leCardinal Belfarion fit à ce sujet, tous souscrivirent a la créancedes Latins, excepté l’Evêquc d’Ephèse . Ensuite on régla les au-tres choies qui regardoient la creance du purgatoire. Enfin, onconclut la parfaite union de f Eglise grecque avec la latine ; le2Í - bàt; jour auquel on envoya diverses lettres souscrites desl . ms , & c j e s autres, ce qui fut comme un témoignage assuréde la fidélité de cette union. On garde à Florence Pacte ori-gmal de la réunion. Quelque-tcms après, l’Empereur Jean re-paila a Constantinople , pour s’opposer aux victoires continuellesdu I ure ; ses Armeniens arrivèrent a Florence avant iòn départ,& voulurent être compris dans le décret de f union. Apres ledépart des Grecs, le Concile dura encore trois ans, & ne futconclu qu en 1442. dans PEgliíè de saint Jean de Latran. Eu-gene reçut aussi ses Ambassadeurs de Zara Jacob, Roi cfEthiopie,dit le Preste-Jean, qui voulut être reçu dans lc décret de f union.Les Jacobites y avoient été reçus le 4. Février dans la XXIX.ièlsion de Florence ; & la lettre de Jean, Patriarche, étoit dattéedu Caire en Egypte , le ra. Septembre de fan des.Grm 694 ï*
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ou 6948. & de PEre des martyrs 1197. Consultez les actes duConcile de Florence, Bzovius, Sponde , Rainaldi, ann. eccl. A. <7.1450. 1440. 1442. (fie.
AVTRES CONCILES DE FLORENCE.
L’an 1033 le Pape Victor II. s’étant rencontré à Florence avec1 Empereur Henri 111 . dit le Noir , y célébra un Concile contreles usurpateurs ces biens de l’Eglise, & contre les erreurs deBercnger. Jean Villani en fait mention dans le 4. livre de 1 ‘hi-stoirede Florence , au chapitre 13. Trois cens quarante Evêquess y assemblèrent aussi en Synode, l’an 110;. contre l’EvêqueFluentius, qui difoit que P Antéchrist étoit déja né. Le Cardi-nal Jules de Medicis, Archevêque de Florence , qui fut depuisPape fous le nom de Clement VII . y célébra un autre Concileprovincial lan 1 ; 17. que le Pape Léon X. approuva; & An-toine Altoviti, aussi Archevêque , en tint un autre fan 1473. 11en avoir tenu en 1369. un diocésain, dont on a donné les or-donnances synodales dans le dernier recueil des Conciles , auffi-bien que d’autres de 1389. par Alexandre de Medicis ,Cardinal; de 1619. par Alexandre Martins de Medicis; de 1637.& 1643. de Pierre Nicolini, tous Prélats de la même ville.
FLORENCE, bourg de France , dans l’Armagnac en Gasecogne, fur la rivière de Giers, entre Lectoure & Auch, à deuxlieues de la prémière & à quatre de la dernière. * Maty, diction.
t FLORENSAC, petite ville de France dans le Languedoc ,en latin Florentìacum. Elle est située entre Pezenas & Agdefur un bras de la rivière d’Eraut qui va se perdre dans le golfede Lyon. Cette ville a le titre de B atonie & apartient au Ducd’Uzes à qui elle donne séance dans les assemblées des Etats dela Province. * Th. Corneille dict. géogr.
FLORENSAC, (Marquis de) Cherchez CRUSSOL.FLORENNES , petite ville du Païs-bas, dans le Comté deHainaut, est de la dépendance de l’Evêque de Liège , à unelieue de Philippeville, en tirant du côté de Namur , dans lepais entre Sambre & Meuse. Cette ville fut vendue fur la findu onzième siécle par Baudouin Comte de Hainaut & OtbertEvêque de Liège , avec celle de Cou vin dans le bois de Fugte.
* Th. Corneille dict. géogr.
FLORENT, FLOR 1 S ou FLEURI, I. de ce nom, Comte,de Hollande , étoit fils de Thierri III. qui lui donna le gouver-nement de la Frise orientale . II succéda à Ion frère Thierri IV.fan 1048. fut sixième Comte de Hollande, & épousa Gertrudede Saxe, dont il eut Thierri V. son successeur; Pierre , Chanoi-ne de Liège, & Berthe, femme de Philippe 1 . Roi de France .L’Archevêque de Cologne , f Evêque de Liege, le Comte de Cou-vain & plusieurs autres Princes liguez lui firent la guerre. 11 lesdéfit dans une bataille; mais après le combat, s’etant couchéfous un saule , il fut surpris & tué par les ennemis, fan 1062.
FLORENT II . dit le Gras, Comte de Hollande, étoit fils deThierri V. & régna depuis l’an 1091. julqu’en 1123. II eut dcPetroniUe de Saxe, sœur de Lothaire, Empereur , trois fils & unefille. Florent fit la guerre aux Frisons révoltez, qui taillèrent festroupes en pièces dans un prémier combat, mais qu’il vainquitensuite. C’étoit un Prince très-dévot, qui mourut en réputationtf une grande piété.
FLORENT III . Comte de Hollande, fils de Thierri VI.commença de gouverner en 1163. 11 suivit l’Empereur Frédéricau voyage de la Terre-sainte ; & après avoir donné d’illuitrestémoignages de fa valeur au siège de Damiette , il mourut en1190. & fut enterre à Antioche . Ce Prince eut à’A de fa fem-me, qu’on croît fille d’un Roi d’Ecosse, quatre fils & autant defilles.
FLORENT IV . Comte de Hollande, succéda a GuillaumeI. son pere, l’an 1223. & fut tué en un tournois, par le Comtede Clermont, fan 1233. De Michelle ou Mahaud de Brabant, ilHissa Guillaume ; Fleuri ou Florent ; Ali de ou Alix , femme deJean d’Avesiies , premier du nom , Comte de Hainaut ; & Ma-thilde ou Marguerite, mariée au Comte de Henneberg . C’elt decette Princesse qu'une tradition fabuleuse porte, qu’un jour desrameaux elle accoucha de trois cens foixunte-cinq enfans , enpunition de s’être mocquée d’une pauvre veuve qui portoit deuxenfans. La tradition de Hollande ajoute, que tous ces enfansfurent baptisez & enterrez le même jour dans l’Eglise de Loos-duynen , village peu éloigné de la Haye , où l’on voit encorecette histoire peinte fur un grand tableau , à côté duquel sont at-tachez deux grands bassins d’airain, fur lesquels on prétend queces trois cens íbixante-cinq enfans furent présentez au baptêmeà Guy Suffragant d'Utreck, selon que le porte f inscription quiest au-dessus du tableau : mais Guy Dominique-Pierre dans lesannales de Flandres, dit que ce fut Guillaume Suffragant de Trê-ves , qui baptisa ces enfans , & qui nomma les garçons Jean ,& les filles Elizabeth. Leur mère mourut le même jour qu’eux,qui étoit le Vendredy devant Pâques fan 1276. Cette histoire setrouve dans Erasme. Voyez Guichardin . * Christoval. Camera-rius, &c.
FLORENT V- Comte de Hollande, fils de Guillaume II .Roi des Romains , fut laisse jeune, & eut divers Tuteurs : cequi causa de grandes divisions dans son Etat. l.orlquil tut plusavancé en âge , il fit la guerre aux Frisons rebelles, ot fut assas-siné & perce de vingt-deux coups d'épee , par un Gentilhommenommé Girard de Velscn , dont il avoir force la lemme. Celuiqui savoir tué , ayant été pris , fut mene à Leyde , où on le mitdans un tonneau plein de clouds, & ayant ete roulle dans ce ton-neau par toute la ville, il mourut ainsi miscrablement.Florent mou-rut en 1296. après avoir régné 40. ans, & laissa sept fils & quatre
filles