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filles de Béatrix , fille 6 cGui de Dum pierre, Comte de Flandres,& veuve d'Hugues de Châtillon ; Jean , qui lui succéda, ne régnapas long-tems, & fut empoisonné. * Con/ùltez la grande chro-nique des Pays-Bas ; Petit, annal. d’Holl. Levolda Northof, ori-gine de ta Mark. Rainertus, rer. Batavic. Mejer ; Edmond ;Gérard, Batav. biß. frc.
FLORENT» Abbé , Auteur de la vie de saint Josse, fils d’unRoi des Bretons, que Surius rapporte.
FLORENT, dit Bravonìm , Moine de Worchester en Angle-terre , dans le XII. lièclc, composa une chronique des chroniques,depuis le commencement du monde, jusqu’à son tems, sçavoiren r n 8. qu’un autre du même Monastère continua jusqu’enr16 ;. II travailla aussi à la continuation de Marianus Scotus , &à un traité de la famille royale des Anglois. * Simler, biblioth.Volììus, de hifl. tat. t. 2. c. 28. Pitseus , de script, angi.
FLORENT , Chartreux à Couvain , dans le XV. íìècle,composa en flamand un ouvrage de l’institution chrétienne , quia été traduit en latin par un Cordelier nommé Nicolas Zeger,& depuis par Laurent Surius. Ce dernier y a ajoûté une secondepartie. * retreius, biblioth. Carth. p. 90. & 91.
FLORENT CHRETIEN. Cherchez CHRETIEN.
FLORENT, (François) d’Arneduc en Bourgogne , avoìtfait d’abord profession d’Avocat à Dijon : il eut depuis une chai-re de Droit a Orléans, & fut ensuite Professeur à Paris . 11 estun de ceux qui ont pénétré plus avant dans les sources du Droitcanonique. II fit imprimer en 1652. ses dissertations canoniques,& en 1Ó42. des commentaires fur quelques titres des décrétales.II fit auss des petites remarques fur les paratitles du Droit ca-nonique d’Alexandrc de la Chassaigne. Le Sieur Doujat fit réim-primer toutes ses œuvres en deux volumes in quarto à Paris , en1679. Florent mourut en 16-50. * Mémoire du tems. DenysSimon , biblioth. hiß. des Aut. de Droit .
-f FLORENT de Cocq, Chanoine régulier de p Ordre dePrcmontré, dans l’Abbaye de S. Michel d’Anvers , Elève du P.Haverman , connu pur son Tyrocinìum Theologen morales , parses disputes avec les jésuites & par ses apologies imprimées àAnvers , & présentées par lui même aux Papes, luccéda a la chai-re de Théologie de son Maître & de son confrère. 11 suivit sessentiinens tant pour la spéculative, que pour la morale , & tousdeux Rattachèrent à ceux de St. Augustin. Le P. de Cocq impri-ma en 1687. un traité de Jure fr jußitia , in 4 0 . fort estimédes savans. Sa Théologie a été imprimée deux fois ; la secondeédition de 1689. à Cologne est la plus belle & la plus correcte;elle íeroit une des plus parfaites ü P Auteur ne s'étoit pas tropétudié à être Laconique. 11 mourut à Anvers en 1691. * Cet ar~fiele a été fourni.
FLORENTIA » ( Jérôme ) Jésuite Espagnol , natif d’Alcala,prêcha à la Cour des Rois Philippe III. & Philippe IV . & mouruten 16] 5. après avoir été paralytique quatre ans de fuite. Nousavons deux volumes in folio de sermons, & quelques autres ou-vrages de fa façon. * Alegsmbe, de script, fie. Jesu. NicolasAntonio , biblioth . Hifi. frc.
f FLORENTIN , Province d’Italie , l'unedes trois qui for-ment le grand Duché de Florence en latin Florentinuc ager.EUe est plus grande que le Pisast & le Siennois ensemble, quisont les deux autres ? & qui la bornent au Sud. Ses limites auCouchant font la République de Luques, & l'Ëtat de Modène ;áu Septentrion le mont Apennin qui la sépare du Bolonois & dela Romagne ; & au Levant du Duché d’Urbin, le Comté de Cit-ta-di-Cdtcilo & le Perugin. La rivière d'Arno qui la coupe pres-que par le milieu d’Orient en Occident , y reçoit un grand nom-bre de petites rivières qui arrosent ses campagnes & les rendenttrès fertiles. Cette Province a pris son nom de la ville de Flo-rence qui en est la Capitale & outre laquelle on y volt celles d’Em-poli, de Pistoye, de Prato , de Fiefcole , de Borgo-íàn-sepol-chro, & de Cortone . Toutes ces villes sont épiscopales. Onjoint ordinairement au Florentin la Romagne Florentine , petitPays au delà del'Apennin , dont Fiorenzuola & Otta-del-Sole fontles places principales. * Maty diíl.
FLORENTIN , ( Saint ) & saint Maire Martyrs de Bour-gogne. On prétend cju’its habitoient dans la ville de Pscudin auDiocèse d’Autun , ou est présentement le village de Semont ;qu'ils furent pris vers Pan 406. par les Barbares, qui ravageoientía Gaule Celtique ; & que n’ayant pas voulu renoncer à la Reli-gion de J. C. ils furent martyrisez le 27. Septembre. On dit queleurs reliques furent transportées Pan 8î v àl'Abbaye d’Ainay deLyon ; mais ces Saints n’étoient point connus du tems de saintGrégoire de Tours , & leurs actes ont été écrits par un Moine del'Abbaye de Bonneval, après leur translation. Ce même Moine a fait í’histoire de cette translation, & il y a deux autres rela-tions fort différentes , qui semblent démentir celle-là, & sedémentir aussi entr’elles. * Basset, vies des Saints , mess deSeptembre.
t ELORENTIUS ' Evêque d’Utrecht , étoit de la famillenoble de 'Wewelínghofen , ou Wevyelkofen. En 1364. il futÉvêque de Munster & en 1579. il obtint PEvêché d’Utrecht . IIeffuïa bien des chagrins avant que d’en être tranquille possesseur,çar d’un côté Arnoud Comte de Horn son prédécesseur, qui avoitété promu à PEvêché de Liège, ne voulut pas lui faire place,voulant posséder ces deux Evêchés à la fois ; & de Lautre cô-té Renaud de Vianen alla trouver PAnti-Pape Clément VU. à A-vignon en 1380. & se fie nommer Evêque d’Utrecht par unebulle. Florentins vint enfin à bout de triompher de ceux-ci &de quelques autres. Mais lorsqu’il y pensa le moins Jaques de
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Julkrs son Suffragant s’érigea en Evêque dUtrcfcht, après avoircontrefait de íh main un diplomé Papal . Florentins fit là-dessusvenir à Utrecht six Evêques qui condamnèrent Jaques à êtrebouilli vif dans de I eau ; on commençoit même déja cetteéxecution , lors qu’il vint un ordre de lui couper la tête pouradoucir son supplice. Florentins mourut en 1395. dansle magnifique Château de Hardenberg , qu’il avoit faitbâtir dans la Province d’Over - Yssel. II laissa de grandes ri-chesses, toutes les villes de son Evêché bien fortifiées & bien mu-nies , & il avoit acquíté toutes ses dettes de ses prédécesseurs.Lorsqu’il fut dans son lit de mort, ses parens vinrent le trouverdans Pespérance d’en obtenir une riche succession ; mais íl lesrenvoïa avec cette réponse, qu’il ne pouvoit pas aliéner les biensde PEglise & qu’ils serösem tous assez riches s’ils demeuraient fi-dèles a Dieu & à leur Souverain. * Histoire de la ville d'Vtrechtp. 114. fiq. Hedn de Epìfi. Vltraj. Beckenb. Hiß. Epifi.Vltraj.Bucellinus in catalog. Epifi. Vltraj. Kranzií Métropoles.
FLORES , (André) Religieux de l’Ordre de saint Domini-que , né en Andalousie , florisloit vers Pan 1^2. 11 est Auteutd’une somme ou abrégé de toute l’Ecriture en vers héroïques ca-stillans , mais il reconnoît lui-même que Pierre Ortiz Curé dansle territoire de Madrid , avoit plus de part que lui à cet ouvrage.On lui attribué un catéchisme espagnol , qui parut en issr. à To-lède , auquel on dit qu’il avoit travaillé par ordre de l’EmpereurCharles V. mais Thomas Tamajo dans un catalogue des livresespagnols qu’il a publié , assure qu’André Flores oui a fait ce ca-téchisme, n’est pas le Dominiquain r , mais un Hermite de saintJérôme du même nom , qui étoit né à Torrijos , dans le Diocè-se de Tolède ; à quoi il y a d’autant plus d’apparence, que cecatéchisme est fait en forme de dialogue entre un Hermite & unenfant. * Echard, script. Or d. prad. tom. 2.
FLORES , ( Louis ) autre Religieux Dominiquain natif deGand , fut conduit par ses parens en Espagne, & de là à Mexi-que , où il se fit Religieux. On l’employa de bonne heure dansles Philippines à catéchiser les Infidèles, & ayant appris que plu-sieurs de ses Confrères étoient dans les fers dans le Japon , ledésir du martyre le porta à presser ses Supérieurs de lui permettred’y aller. 11 fut arrêté dans le chemin par les Hollandois, quiaprès savoir retenu pendant deux ans , pendant lesquels il souf-frit beaucoup, le livrèrent enfin aux Japonois , qui le condam-nèrent d’être brûlé vif, ce qui fut exécuté le 29. Aout 1622. CeMartyr avoit écrit une rélation de l’état du Christianisme dans leJapon jufqu’au 24. Mai de cette année, qui fut conservée. * E-chard , script. Or d. Prad. tom. 2. '
F LORES , Isle d’Asie » dans la grande mer des Indes , elles’appelle plus communément Ende. Elle est assez considérable ;cependant comme jusques à présent elle n’a été découverte quesur sa côte septentrionale, les Européens n’y ont encore aucuneColonie. Elie s’étend de l’Est à l’Oüest , entre les villes de Ja-va & de Timor , & n’est guères qu’à quarante lieues de l’Isle deMacassar au Midi. Ses lieux principaux font Batuliar & Lufa-taia , ou Laíàtaia Capitale.
FLORETTI, (Benoît) Italien, qui vivoit au commence-ment du XV 11 . siècle, enseigna les langues, & composa d’assezbons vers. 11 s'appliqua particulièrement à la langue toscane ,& corrigea même le dictionnaire de la Crusca. L’original de se»notes est , dit-on, dans la bibliothèque du Grand-Duc. Florett!publia des règles de Poésie, fous le nom d’Udenus Niiìelius, &abandonna enfin ces sortes d’ouvrages , pour ne s’appliquer plusqu’à la lecture des Conciles , des ouvrages des saints Pères, &des livres de piété. Ensuite il se retira a Florence où il mourut.Voyez son éloge ecric par Janus Nicius Erythrseus, Pin. II. imag.illusi. c. }i.
FLORIDE , pays de l’Amérique septentrionale, situé fur legolfe de Mexique. Les Espagnols font la Floride d’une plus gran-de étendue qu’elle n’eit ; car ils lui attribuent la Virginie & la nou-velle France. D’autres ne donnent ce nom de Floride , qu’à la Présqu’isle de Tegeíte, qui s’avance vers le Midi, & qui contribue àformer le grand golfe de Mexique , & le canal de Bahama. Ellefut découverte en 1496. par Sébastien Gabot , qu’Henri VU.Roi d’Angleterre, envoyoit chercher par l’Occident , un passagepour naviger dans P Océan. Celui-ci se contenta d’avoir vû lepays. Jean Ponce de Léon y fut envoyé en i<;i2. parle Roi deCastille, pour y établir une Colonie ; mais ceux du pays l’enchassèrent. En 1-520. & 1^24. Luc Vafquez d’Aillon, & d’autresEspagnols y allèrent pour enlever des habitans, & les faire tra-vailler aux mines de l’isle espagnole. Pamphile Narvaëz la tra-versa l’an 1328. Ferdinand Soto, après la conquête du Perou ,y entra le 2-5. de Mai 1-528- avec deux cens treize chevaux &quatre cens hommes de pied ; mais n’y ayant pas trouvé les ri-chesses qu’il espérait, íl mourut de déplaisir. Ce fut lui qui don-na à ce pays le nom de Floride , parce qu’il y arriva le jour dePâques fleuries , ou parce qu’il y trouva des campagnes couvertesde fleurs. L’an 1-549. l’Empereur Charles V. & le Conseil desI ides, pour adoucir l’humeur sauvage des habitans , y envoyèrentd-S Religieux qui furent tous égorgez. Les François qui y abor-dèrent fous le règne de Charles IX . en 1562. conduits par Fran-çois Ribaut , firent amitié avec les habitans , & bâtirent le fortde Charlefort. René Laudoniere y retourna l’an 1^64. & y bâ-tit le Carolin. Alors les Castillans, jaloux de l’accueil qu’onfaisoit aux François, les surprirent ; & après les avoir faitsprisonniers, ils les pendirent, & écorchèrent Ribaut , à ce quedit Lescarbot. En 1 -56-;. Dominique de Guurgues, Gaston,arm 1 un vaisseau à ses dépens, passa dans la Floride , repritle fort Carolin, & un autre construit par les Espagnols , qu'ilpendit aux mêmes arbres où sis avoient attache les François ;& s’en retourna l’annee suivante en France , où si eut bien
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