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Tome IV
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ísîe, environ de deux lieues de long ; & éloignée de l’isle For-mosa, d'un bon quart de lieue, vers rOccident. Le fort estun neu plus élevé que la ville , & a six dallions, avec le logisdu Gouverneur, les magasins & les autres bátimens entourez debonnes murailles. La ville est à une portée de mousquet de laforteresse , & est peuplée de quantité ue riches Marchands Chi-nois. Le'havre est toujours plein de vaisseaux Chinois qu’ils ap-pellent Tones. Ils apportent là leurs marchandises, qui font tou-tes fortes d’ouvrages de foye fort bien travaillez, de l’or en lin-gots, & des porcelaines; & ils en transportent des épiceries,des toiles de coton, des draps d’écarlate & de l’argent. 11 y aenviron vingt-cinq ou trente mille Chinois dans l’ísle & dansTheovan, qui y travaillent à cultiver la terre, & principalementà faire le sucre. Pour ce qui est de la Religion de ces Chinois,il n’y en a pas un qui soit Chrétien . Ils croyent qu’il y a unDieu tout-puilfant, qu’ils appellent en leur langage Ishy ; maisiis crovent aussi ou’íl y a un Diable , qu'ils nomment Kouy ; & ilslui sacrifient pour l’appaifer, de peur qu’il ne leur fasse du mal. *Tavernier. Mandeslo, voyage des Indes .

FORMOSE , Pape, étoít auparavant Evêque de Porto, &Fut envoyé en 866. par le Pape Nicolas I. dans la Bulgarie . LePape Jeun VITI. le déposa de l’Epifcopat ; mais Martin le rétablit.Depuis, après la mort d’Etienne Vl. Formofe fut élû en 899 *durant la contestation qu’il y eut à Rome , pour un certain Ser-gius, Diacre , qui étoit favorisé par une partie du peuple. Aucommencement de son Pontificat, ayant reçu les lettres qu’onécrivoit de Constantinople à son prédécesseur, au sujet de ceuxqui avoient communiqué avec Pnotius, il y envoya des Légats .Ü couronna Gui de Spolète l’an 892. & depuis fe vit obligé d’ap-peller en Italie , I’Empcreur Amoul, qu’il couronna en 896.Après un Pontificat de 6. ans , & d’environ 6. mois, il mourut le14. Décembre 896. D'autres disent que ce fut le jour de Pâques .Etienne VIL qui lui succéda, n’étoit pas de ses amis. II té-moignoit être indigné de ce que Formofe avoir été transféré dusiège de Porto à celui de Rome ; & de ce qu’il avoir quitté, di*íòit-il, son épouse pour en prendre une autre. Pour l’en punir,il fit déterrer son corps ; «X Payant mis avec ses habits pontifi-caux dans la chaire papale, il lui reprocha que par son ambi-tion , il avoir violé les règles de l’Eglise, puis le condamna com-me s’il eût été vivant. II le dépouilla ensuite de ses omemenssacrez ; lui coupa les trois doigts, dont il donnoit la bénédic-tion , & le fit ietter dans le Tibre avec une pierre au col, &déclara qu’il falloir ordonner de nouveau tous ceux à qui il avoirconféré ['ordination. II fit approuver cette conduite cruelle &déraisonnable, dans un Concile qu’il tint à Rome ; mais Ro-main , qui lui succéda l’an 900. révoqua ce que son prédécesseuravoir fait ; le Pontificat de celui-ci & de son successeur Theo-dore n’ayant été que de fort peu de mois, Jean IX . cassa dansun Concile tout ce qui avoir été fait contre Formofe , déclarases ordinations valables, condamna au feu les actes du Concile tenu fous Etienne VII . excommunia ceux qui avoient déterré lecorps de Formofe, & défendit à Tavenir de semblables attentats.Formofe avoir écrit diverses épîtres : nous cn avons deux fousson nom dans le recueil des Conciles , l’une à Stilianus lur lesaffaires d’Orient, & une aux Evêques d’Angleterre ; mais cettedernière, qui est aussi attribuée à Léon V. n est ni de l’un nide l’autre. * Luitprand , liv. 1. hiß. r. 7. (J Z- Sigebert, Onu-

f hre, Ciaconius, &c. Baronius , A.C. 866. 87} • 890. CT jèq. Duin, bibliotb. des Aut. cccléf. IX. stiele.

FORNACALES, fêtes des Romains , que Numa Pompilius institua cn l’honneur de la Déesse Fornax, qui prelidoit aux toursou l’on cuifoit le pain. Pendant ces fêtes, on taifoit de certainsgâteaux ; & on fscrifioit devant les fours chez les Boulangers.Ovide en parle ainiì, au r. livre des fastes. Ces fêtes se célé-braient dans Chaque Curie, à tel jour qu’il plaifoit au Consul, ouau Préteur, de les ordonner ; & ceux qui manquoient à les célé-brer ce jour-Ià, réparaient leur faute le jour des Quirinales. * Pli-ne , /. 18. c. 2. Joh. Roiinus, antiquit. rom. I. 4. c. 6.

FOKNARI, (Marie-Victoire) née à Gènes en 1362. fut ma-riée à Ange Strate, de qui elle eut quatre garçons & deux filles,qui embrassèrent tous la vie religieuse, à Texceptiûn d’un des gar-çons,-qui mourut en bas âge. Après la mort de son mari, VictoireFomari fonda l’inlfitut des Religieuses de l’Annonciade, ou bleuescelestes, & y ayant fait profession , elle ajouta le nom de Ma-rie , à celui de Victoire qu elle avoir eu au baptême. Elle mou-rut le r;. Décembre de Fan 1617. en odeur de sainteté. ToyezANNONC 1 ADE.

FORNELLO , anciennement Sebetrn , rivière du Royaumede Naples. Me est fort petite & ne baigne que la ville de Na-ples , où elle se divise en plusieurs canaux, dont l’un coule lelong des murailles de la ville, fous le nom de Rio délia Madda-lena , & les autres traversent la ville. * Baudrand.

FORNOUE , petite ville d’Italie, dans le Parmesan , est re-nommée par la bataille que Charles VIII . étant de retour de laconquête de Naples , y remporta en 1493. n’ayant que neuf mil-le hommes, contre l’armée des Confédérez, qui étoit de qua-rante mille. Toycz CHARLES VIII.

t FORRENTO, ville archiépiscopale du Royaume de Na-ples , dans la terre de Labour. Les Anciens l’ont appellée Sur-Cf*/ t™l .,, ei “™ient pour ses vins bons pour la lanté. LesNobles familles d a. présent y ont deux lièges à la manière de Na-P ... j n a PP e "e Perh , & l’autre Domint nova. 11 y a treizefamiues dans chacun de ces deux sièges. * Davity, terre de La-bour. Th. Corneille, diti. géogr.

FORRES, petite ville d’Ecosse , située dans k Comté de

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Murrai. Elle avoir autrefois un Château, où les Rois d’Ecoflcsaisissent ordinairement leur séjour ; mais ce Château est aujour-d’hui entièrement ruiné. Cette ville a voix au Parlement.

FORST 1 petite ville du Royaume de Bohême , dans la basseLuface , fur une petite Isle formée par la rivière de Ncilfe, entrela ville de Guben , & celle de Prybus, à quatre lieues de la premiè-re, & à cinq de la dernière. * Maty, ditlion.

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Ç FÖRSTER, (Jean) Théologien Protestant , étoit d’Aus-bourg , où il naquit en 149;. & fit de grands progrès dans la lan-gue hébraïque , qu’il enseigna à Wíttemberg, où il mourut le 8.Décembre 1336. II eut beaucoup de part a l’amitié de Reuch-lin, de Melanchthon , & de Luther, auquel il rendit quelque*services. En 1333. Luther l’envoïa à Strasbourg pour prêcherl'Evangile , mais Tan 1339. le Sénat de cette ville le congédia àcause de quelque différend cju'il avoir eu avec Michel Cellarim,Ministre . En 1344. Förster établit la Reformation dans la Princi-pauté d’Henneberg, & l’anrtéc suivante il aida George, Princed’ Anhalt, à introduire la Religion Protestante dans l’Evéché deMeersbourg. II laissa un excellent diílionnaire hébraïque. So-cin le préférait à celui de Pagnin , mais le P. Simon en juge dif-féremment & donne la préférence à Pagnin. Förster estimoit íìpeu les livres des Rabbins, cju’il difoit qu’on ne pouvoir y apren-dre rien de bon. * Teissìer, éloges t o»/. 1. quatrième édition. 11 y aeu un autre Théologien Allemand, nommé Jean Förster , lequelétoit auffi Professeur à Wittemberg , & fut depuis Ministre à so-lche , où il mourut en 1613. après avoir publié beaucoup d’é-crits en Théologie ; & un autre Jean Förster, qui étoit Juris-consulte à Padoue , & qui est l’Auteur d’un livre intitulé, pro-cessus judiciariuc cameraltr. * Memor. theol . Henning. Witten.De Thou, flog. des hommes ßav. addit . de Teissìer. y oyez lescitations suivantes.

FÖRSTER, (Valentin) a seit en latin l’histoire du Droit, en3. livres. II y parle de la vie & des ouvrages des plus célèbresJurisconsultes qui ont paru jufqu’au teins où il écrivoit ; quiétoit environ l’an r 3 8°. Jérémie Drexelius, ami de Förster, louecette histoire ; & Christophle Adam Rupert la critique. * Panta-leon, in profìp. De Thou, bi(t.i. 17. Gesiier, in bibliotb. Mel-chior Adam, in vit. Germ. Theol . Jerem. Drexel. Aureford. p. 2.c. 10, Christoph. Rupert, /. ;. antmadv. in enchiridium Pom-ponii , de orig. Juris ejufque Interpret.

FÖRSTER, (Valentin-Guillaume ) Professeur en Droit àWittemberg , a fait les traitez de fucceflìonibus, imprimez àFrancfort en 1695. in 8°. Tr abtat us de domino. Jußitiiana dißßrtationes ad injlitutìones , (J cajits brevet ad 4. primas ff. li-bros. Guillaume Förster est mort en 1657- âgé de 38. ans. * De-nys Simon, bibliothìque des Auteurs de Droit.

t FORSTNERUS, (Christophle) nâquit est 1998- & à Ta-ge de 19. ans, il publia ses hypomnemata politica. Après avoirtait un séjour de quelques années à Tubingue , il alla à Vienne, &trois ans après il retourna à Tubingue , où il demeura encoretrois ans, après quoi il passa en Italic, II y séjourna trois ans& pendant ce séjour, il s’acquit tant de gloire, par la harangue defelicitation qu'il prononça au nom de la jeunesse Allemande cjuiétudie à Padouè , devant Jean Cornaro qui venoit d’être elûDoge de Vernie, qu’il en fut honoré de l’Ordre de St. Marc.11 visita ensuite la Trance & repassa à Vienne. Le Comte de Ho-henlohe le nomma depuis son Conseiller & le députa à Vienneavec le caractère d"Envoyé. 11 alla dans cette méme qualité à laDiète de Ratisbonne . Après avoir demeuré environ un an dansle service du Comte de Fiohenlohe, il fut Vice-Chancclier daMontbeliard & trois ans après Chancelier. II fit paraître tantde prudence au traité de paix de Munster, que le Comte deTrautmansdorff, Plénipotentiaire Impérial, le recommanda à T Em-pereur pour en faire un Conseiller Aulique, Lorsqu’il commençaa se faire vieux, il demanda se démistion, qu’on lui refusa.Diverses Puissances étrangères Tont aussi fort souvent consultédans des affaires importantes. 11 fit présent de ses meilleureslettres au Baron de Boinenbourg & mourut le 28. Octobre 1667.Voici la lisse de ce qu’il a publié : De princìpatu Tiber ii ; Hy~pomnematum Politicorum centuria , Nota politìca ad Corn. ta-citum i Omiffòrum liber , Epißola negotìum pacis Ojhabrugo-Monaßerien(ts concernentes ; epißola APologetica ad amicum con-tra Jècreti temeratores , (J epißola de moderne Imper ii ßatu .* W itte, memor. Philos, dec. 8

t F ORT, (François le Fort') Général & Amiral, fous Pierre Ale-xievvitz, Czar de Moscovie, étoit de Genève , de famille patricien-ne. 11 nâquit le 2. Janv. 1636. & fit paraître , dès son bas âge,une si forte inclination pour les armes, qu’à 14. ans il les portaen France dans les Suisses . Peu de teins après , ii passa en Hol-lande, & se trouva aux sièges de Grave & d’Oudenarde en 1674-& 1673. fous le Prince de Courlande , qui perdit tout son Regi-ment à ces deux sièges. Le Fort embárasse de fa personne aptescette déroute , & la perte de son équipage , accepta, sens beau-coup hésiter, une Lieutenance dans le Regiment de W erstem,au service de sa Majesté Czarienne, & s’embarqua le 13. Juillet1673. pour Arcangel, d’où il alla ensuite à Moscou . Comme ilétoit bienfait de se personne, qu’il avoir la phisionomie heureuse,uu’il etoit hardi & entreprenant, généreux & desintereste , par-Fant Tailleurs allez bien quatre ou emq langues différantes, 1! nefut pas long-tems dans cette Capitale sens s’y faire connoitre àplulieurs Oificiers & autres personnes de distraction. II gagnaen particulier T affection de Mr. de Hom Rehdent de Danemarc.

& cel-