ix8
FOR
c 11 a, Prînrpç & Bovars. Peu apres , au commen-
y M! - s & si,r tout un parfait atachement a son service,luf confia en i6 8 1. le commandement des troupes & de l’art.l-ëric pour une expddition considérable. En 1696. Ü eut la con-cíuite tfusicte d’AÍbph ; & dans cette occasion il.donna desnëeiives fi éclatantes clc son habileté dans l’art militaire, que fa
l’éleva enfin à un si haut faîte de grandeur & de gloire , qu ellelui donna le commandement général de toutes les troupes, tantfur mer que fur terre ; l’honora de la Vice-royaute de Novogo-rod & le fit son premier Ministre d’Etat, avec la quakte d Am-bassadeur & Plénipotentiaire dans toutes les Cours etrangeres.Jamais fortune n’a été plus rapide, que celle de ce General. 11a joui de tous ces titres & honneurs jusqu’à fa mort, qui amvaà Moscou le i2. Mars 1699. Le Czar, pénètre de la perte dece fidèle & zélé Ministre, donna une preuve bien autentique del’estime qu’il en fàisoit, en ordonnant, lui-même, ses obsèques& les honorant de fa présence. Elles se célébrèrent le 21. dumême mois, avec tous les honneurs imaginables. Voyez leMercure historique du mois de Juin 1699. qui en fait le détail.„ On peut dire (raporte l’Auteur du Mercure) de feu Mr. le Ge-„ néral le Fort, qu’on n’a point vu d’étranger qui ait sou mieux,, s’acquérir & se conserver plus constamment les bonnes gea-„ ces de l'on Maître, qui ait eu l’avantage de mourir dans un„ plus haut degré de faveur ; d’étre honoré après fa mort d’une„ manière si distinguée par Ion Souverain ; & d’être regrette non„ seulement des étrangers, mais de la nation méme , dont il avoit„ pris plus de soin de gagner les cœurs, que dc s’amasser des„ trésors; ce qui est le plus bel éloge qu’on puisse faire en fa„ faveur. „ Henri le Fort, son fils unique, Capitaine de la pre-mière Compagnie des Gardes du Czar, auroit fans doute mar-ché glorieusement fur les traces de son père, si la mort ne l’eûtenlevé fort jeune. 11 mourut à Moscou , (après s’étre trouvé ausiège de Nottbourg en 170;.) âge d’environ 20. ans, peu detems après la prise de cette place. Pierre le Fort neveu du Gé-néral, qui, depuis l’an 1694. est au service de S. M. Imp. deRussie , après avoir passé par les premiers emplois militaires, aobtenu un des principaux Régimcns de la couronne & a été faitLieutenant Général des armées de Pierre le Grand . 11 a épou-sé en premières nôces, en 171;. la fille du Général "Weiden;& en secondes nôces, en 1717. la fille de Mr. de B amer, de lapremière noblesse du Meklenbourg. II est fils de Ami le Fort,qui fut honoré, lui L fa famille, en 1Ü98- par lìi Majesté Im-périale Léopold I. de la dignité de Chevalier du St. Empire Ro-main, & qui a possédé avec beaucoup dc distinction les premiè-res charges de la République de Genève jufqu’à fa mort arrivéel’an 1719. âgé de 77. ans. Loiiú le Fort, (fils aîné d’Ami) estactuellement (1731.) prémier Sindic de la République de Genève .Jean le Fort, neveu du Général Frans ois le tort, Chambellan deSa Majesté Prussienne, a été Conseiller du Czar, Pierre le Grand ;& en cette qualité il fut chargé en 1717. de ses affaires à la Courde France , où il régla le cérémonial pour la réception de S. M.Czar. à la dite Cour. Peu de tems après, il fut apelle en Pologne ,d’où il fut renvoyé enRu(lìe,où il exerce (1750.') depuis quelquesannées la qualité d’Envoyé extraordinaire du Roi & de la Répu-blique de Pologne , à la satisfaction des deux Cours. Celle deRussie lui en a donné des marques en l’honorant du cordon del’Ordre de St. Alexandre. * Mercure Historique de 1699. Histoi-re de Pierre U Grand.
FORTANERIUS. Cherchez VASSALLI.
Ç FORTAVENTURA, Isle d’Afrique , dans la mer Atlanti-que , l’une des Canaries , au Midi de l’Isle des Loups, &auLe-vant des Canaries , a environ 70. lieues de circuit dans une lar-geur si iirégulière, qu’en son milieu elle n’a pas quatre lieues.On y trouve les bourgs de Fortaventura, Tarafalo, Lanegala,Richcroque, Pozonegro, &c. * Dapper. Sanson. De la Croix dit,que cette Isle est située proche de la terre ferme de Barbarie, àvingt-huit degrés de latitude septentrionale, au Nord de l’Islequ on appelle Lancerote, & à l’Occident de la grande Canarie. Salongueur est dc quinze lieues, & fa largeur seulement de trois.Quelques-uns la Font longue de vingt-cinq, & large de six Filéa trois villes habitées, qui sont au bord de la mer, soavoir I.a-frtßla Tarafedo , & Pozonegro , ou pointe noire. Les deux pre-mières portent le même nom que les deux ports de la grande Ca-nane. Au côté septentrional il y a un port appelle Chair ot &un autre au côte occidental qui est fort feur. Quelques-uns &sor tout Grammage, croyent que llsle de Fortaventure est la Ca-Jperta de Ptokmiee & la Caprarìa de Pline . * Th. Corneilleditl.géogr. ’
ÍQJ5 - EET.i (Pierre) Chanoine de Paris , natif de la ville(TAimUac en Auvergne, fonda dans l’Univertité de Paris , un Col-do vëm’ iou nom, P 0, i r .huit pauvres écoliers , dont quatrecelui de Paris“ ?i 10Ce& “ samtFlour en Auvergne , & quatre dede Nôtre Dam p a mou , rut u n % fot enterré àns l’Eglifehe/dTnZlf^ m chapeUe de iìE Michel. *vu Boulay,
Prîvso&ïcom^H ri M ère d i, Ec0 m ’ pri í nd , sa lource dans lamrmÀ '°n omte à Menteth, alle z prés du urand lac Tom-
- - j n °f l V .? n compte jusqu’à trente petites Isles. Elle passe au
FOR
ce Comté , elle rencontre le flux de la mer, fur les confins deCarsmenteth. C’est une vallée très-fertile, qui étoit autrefoistoute couverte de la mer ; car on a trouvé des ancres proche laville de Fakirk , qui est située fur un terrain assez haut mainte,nant , à deux lieues de la mer. La tradition du pais porte quela mer fe retira, & laissa cette vallée à sec , au tems même quequelques Isles de la Zelande forent submergées auprès de Wal-cheren, d’où l’on voit encore les clochers de l’Eghfe qui parois,sent hors de Peau. La rivière de Forth a environ trentelieues de longueur, depuis fa source jusques au cap de Saint-Ebbe. Devant le port de Lith, elle a trois lieues de largeur, dcva toûjours en s’élargissant jufqu’à son embouchure. On y voitbeaucoup d’isles, dont les principales sont Garwy, puis saintCorne ou sainte Colombe , où lorsque le Royaume étoit Catho-lique , il y avoit une Eglise collégiale de Chanoines réguliers del’órdre de saint Augustin, & une Abbaye nommée de sainteCroix , du même Ordre, dont étoit le fameux Richard, nom-mé de saint Victor, parce qu’il vint demeurer en P Abbaye desaint Victor à Paris . On remarque dans l’Histoire, que quelquesAnglois ayant pillé l’Eglise de sainte Croix, périrent tous a lavùë de cette Isle , par une tempête que la justice divine excitapour punir ce sacrilège. On trouve ensuite l’Isle de Keith, vis-à-vis le port de Lith, où il y a de bons pâturages pour les che-vaux ; & c’est peut-être pour cette raison que les François l’ap-pellèrent PIsle des chevaux, lorsqu’ils la prirent sor les Anglois,du tems d’Henri VIII . Vers l’emboúchure de la rivière de Forth,du côté de Fisc , on voit PIsle de May ; où l’on entretient lanuit un phare, pour faciliter Pentrée des vaisseaux dans la rivière.Du côté de Lotnian , est la petite Isle de Basse, qui est parfaite-ment ronde, Sc s’élève beaucoup hors de la mer. Elle est siescarpée, qu’on n’y peut monter que par un petit degré taillédans le roc. Quoiqu’elle soit toute environnée des eaux de lamer, profondes de quatre brasses, il y a une fontaine d’eaudouce au milieu. La garnison du fort de cette Isle fe rendit re-commandable par fa fidélité pour le Roi Jacques , ayant toûjourstenu pour ce Prince , depuis l’invasion du Prince d’Orange eaNovembre 1688- jufqu’en Mai 1694. que ne recevant plus de ra.fraichissemens, elle fe rendit avec une capitulation honorable.On fut surpris de voir cette garnison réduite à seize hommes.On voit dans l’Isle de Basse une espèce d’oyes, que ceux du paisappellent des oyes Solanés , qui nichent dans cette Isle , & ne sctrouvent point ailleurs , sinon dans une autre petite Isle qui estfur la côte de Galloway, vers PIrlande. II y a apparence qu’onappelle ces oiseaux solanés, par corruption du mot Insùlani tc est-à-dire, qui demeurent dans les Isles. Elles y vieiyient auPrintems ; & il y en a une qui vole à la tête des autres , commepour les conduire. Elles ne mangent que ce qu’elles pêchentdans la mer, & sont extrêmement tendres & grasses. C’est desdeux côtez de l’emboûchure de la rivière de Forth, que l’on tireprincipalement le charbon de terre, dont on consume beaucoupa faire du sel blanc par le feu. Proche la ville de Dunbar, surcette même rivière, on fait la grande pêche des harangs au moisd’Août ; mais ils ne sont pas si bons que ceux que l’on prenddans la mer du Ponant, à Dumbarton & à Air ; ni que ceux queles Hollandois pêchent un peu au-de-là de l’emboûchure duForth, moyennant un tribut qu’ils payent au Roi d’Angleterre. *Salmonet, histoire des troubles de la Grand-Bretagne.
FORTI, (Léonard) de Rome , Mathématicien, au commen-cement du XVI. siècle, publia en iç; r. à Venise , un traité del’art militaire, avec des figures. * Consultez la bibliothèque deGefner.
FORTIGU ERRA , (Nicolas) Cardinal, Evêque de Teano,prit naissance à Pistoïe dans la Toscane , où sa famille étoit desplus considérables. Les Papes Eugène IV. & Nicolas V. lui don-nèrent diverses commissions, dont il s’acquitta très-bien. LePape Pie II . qui étoit son parent, & fils d’une Victoria Fortì-guerra, le voulut avoir auprès de lui, & lui donna PEvéchc deTheano. Depuis, il l’cnvoya Légat à Naples , pour traiter avecFerdinand d’Aragon, des conditions sous lesquelles il devoir re-cevoir l’investiture du Royaume de Naples . Fortiguerra s’acquit-ta de cette commission, fit rendre Benevent & Terracine ausaint Siège , & conclut le mariage d’Antoine Picolomini, neveudu Pape, avec une nièce de Ferdinand, à laquelle ce Princedonna pour dot le Duché de Melfi, & le Comté de Cellano.On ajoûte, que dans cette occasion, l’Evêque de Teano eutassez d’adresse pour faire transcrire divers titres , qui prouvoientque ce Royaume étoit tributaire de l’Eglise. II reçut le chapeaude Cardinal en 14Í0. & quelque tems après , il fut mis à la têtedes troupes ecclésiastiques, pour s’opposer aux ennemis du saintSiège . Les Malatestes étoient des plus puissans. Le CardinalFortiguerra leur enleva Fano, diverses autres places dans la Ro-magne & dans la Marche d’Ancone, & les obligea de venir de-mander la paix. Après la mort de Pie H. Paul II . employa en-core ce Cardinal contre François & Deïphobe, fils d’Everse, Com-te d’Angriillara, ennemis de l Eglise. II sot aussi heureux encette expédition , qu’il l’avoit été dans les autres. II prit dixou douze places en moins de quinze jours, chassa Deïphobeaprès avoir fait prisonnier son frère François , & eut l’avantagede donner la paix aux sujets du saint Siège . Sa modération &sa prudence contribuoient plus à ces victoires que ses armes. 11se trouva à sélection de Sixte IV . & mourut sous son Pontificatà Viterbe , le 21. Décembre 147;. en la <;ç. année de son âge. *Pie II . in comment, lìv. i. (s 2. Pandulphe Collenutio, liv. 6 .Victorel. Ciaconius. Aubery, &c.
FORTIUS , vulgairement Sterck , connu sous le nom deJtaebimœ Fortins Ringelbergius , dans le XVI. siècle , étoit
d’An-