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Tome IV
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124 FOU

FOUQUIERES, c Jacques) excellent Peintre de paï&ge,fous le regne de Louis XIII. étoit ne a Anvers , de parens mé-diocres , vers l’an 1380. & avoit ete eleve de Breugle le Paisa-gilte, qu’on appelloit par raillerie, Breugle de Velours , parceeu’il étoit souvent vêtu de cette étoffe, & que ses habits etoienttoujours magnifiques. Fouquières eut ordre de M. de Noyers,Ministre d’Etat, de peindre les vues des principales villes deFrance , pour mettre entre les fenêtres de Ja grande galerie duLouvre. II crut que cet ouvrage étoit assez considérable pour le ren-dre maître de toute la conduite des ornemens de la galerie ; maisce fut le Poussin qui tut chargé de ce foin, quoique Fouquieres pré-tendit que ces passages dévoient être Pomement principal de ceLeu, & que le resten'étoit composé que d’incidens. Fouquie-res avoit beaucoup de vanité ; & parce uu'il avoit été anno-bli par le Roi , il aimoit mieux ne travailler que rarement, && gagner peu, que de n’étre pas considéré comme un Gen-tilhomme d'un mérite extraordinaire. Ces airs de qualité qu uaffectoit , lui firent donner le nom de Baron de Fouquieres.Four cc qui regarde íès tableaux, il en a fàit cTexcellens ; &rien n’est plus beau que ce qu'il a peint d'après le naturel. Onvoit quantité de ses ouvrages a Paris ; & un de ses élèves , nom-mé Rendu , en a beaucoup copié. Fouquieres mourut fans lais-ser de bien. Quelques-uns ont cru qu’il étoit parent de Fug-gers d’Augsbourg ; mais ils se font trompez ; car la familledes Fouquières Peintres ? n’a jamais été en état de s’égaler àcelle des Fuggers , qui etoient les plus riches Marchands de tou-te l’AUcmagne. Voyez FUGGERS . * FeUbien, entretiens fier lesvies des Peintres , IV. partie.

t FOUR, (.Philippe Silvestre du) étoit né à Manofque dansJe Diocèse de Sisteron , en Provence , vers l’an 1622. 11 étoitd’une humeur fort douce , & comme il étoit riche, il faiíbit estas-ses grandes libéralités , fur tout aux Calvinistes de Lyon qui seLouvoient dans le besoin. II étoit fort curieux de médailles &d’antiques & aisés bon connoisseur ; mais il n’étoit pas moins

Í iromt à vendre les raretés de son cabinet que les drogues deà boutique. Jacques Spon étoit le meilleur ami qu’il eût àLyon , & il y avoit entre eux un commerce qui n’est pas ordi-naire. Spon communicjuost ses lumières à du Four , & lui prê-toit fa plume en le dirigeant dans ses ouvrages , & du Four deson côté lui foumissoit d’assés grands secours en argent. DuFour fit imprimer à Lyon en 1684. trots Traités nouveaux frfurieux du Cassé , du The fr du Chocolat. Du Four étoitMarchand Droguiste à Lyon & il avoit un fils dans le Le-vant, pour lequel il avoit compose & fait imprimer en 1677. unlivre intitulé instruSlion dun Père à fin fis qui part pour unlong vo'iage. Dans le livre du P. Kirker intitulé Sphina mysta-gogica , ftve diatribe Hierogryphìca de Mumiu , imprimé àAmsterdam en 1676. il y a à la tête une lettre latine de duFour datee de Lyon du 15. Juin 1673. Du Four avoit eu de-puis peu une Momie ; & ne pouvant en déchifrer les caraétèreshiéroglyphiques , il consulta le fçavant Jésuite qui lui réponditde Rome la même année. Après la cassation de l’édit de Nan-tes en 1685. Du Four & Spon quittèrent la France & fe reti-rèrent à Vevey , où le premier mourut peu de tems - après leurarrivée. * Bibliothèque Rubelet de 1728-FOUR, ( Henri du ) Cherchez FARNESE .

' FOUR , ( Vital du ) Cardinal , Evêque d’Albe, natif de Ba-zas en Guyenne, fe distingua à la Cour des Papes Clément V.& Jean XXII . par fa capacité & par fa vertu. 11 avoit pris l’ha-feit de Religieux dans POrdre de saint François ; & après avoirété élevé aux premières charges de son Ordre dans la Guyenne,il fut fait Cardinal par le Pape Clément V. en 1312. Du Fourfut Evêque d’Albe en 1320. & deux ans après, prit le partides Cordeliers, qui soútenoient que J éfis-Christ & les Apô-tres n’avoient rien eu en propre. Le Pape Jean XXII . quin’etoit pas de ce sentiment, imposa silence à ce Prélat , quimourut le 16. Août de Pan 1327. à Avignon , où l’on voit sontombeau dans l'Eglife de son Ordre. * Wading, in annal Mi-nor. Aubery, histoire des Cardinaux.

FOURCHE , le mont de la Fourche, anciennement Jube-rus. C’est une des montagnes des Alpes , celle-là même oú leRhône prend fa source. Elle est aux confins du pais des Suisses de celui de Valais , un peu au Couchant du mont saintGotharç , fous lequel quelques-uns la comprennent. * Maty,diBìon.

FOURNIER, C Jacques ) natif de Saverdun. Cherchez BE-NOIT XII . Pape.

FOURNIER , ( C Guillaume ) Parisien, Professeur en Droita Orléans , a publié en 1384. son commentaire fur le titre deverborum signistcatione. 11 a aussi donné des notes fur Cassiodo-re, & d’autres ouvrages, concernant la Philologie . Cet Auteurétoit , au sentiment de Scioppius , un Critique fin & fort ex-périmente en ce genre d’étude. * Denys Simon, biblioth. bist.des Aut. de Droit. Scioppius, de arte critiq. p. 12. Bailler,ptgement des fiavans fir les critiques Grammairiens.

t - 5 FOURNIER, (George") né à Caën en 1373. fe fit JéfuitiL, Z n r' r en I enseigna les Mathématiques en divers Collé§1 _TX la loci .f e - . U mourut a la Flèche le 13. Avril 1632. âg<un mÂ. c a . donne une Geographie , une Hydrographie , 6hrime noií! l a f ° rClhcat ‘ 0n r • L hydrographie est un in folio im

tcur & P réimnri, Premie ' rC r° 1S IÓ4? ’ au § ment é depuis par PAump me a P rcs Pa mort en 1667. * Alecambe Pas triBibliothèque qui estfi devant du Ricbeìet de 1728 TàLyon.'

FOURMVAL, (Richardde ) Chancelier d'Amiens , ver

FOX

Pan 1250. laissa plusieurs ouvrages en vers, comme nous Rap-prenons de la Croix du Maine, & de Claude Fauchet.

FOURNY , (Honoré Caille du ) Auditeur de la Chambredes Comptes à Paris , avoit acquis une connoissance de l’Histoi-re de France , & des anciens titres & archives qu’on garde àParis , qui lui fit beaucoup d’honneur , mais fa modestie , &son zèle à obliger ses amis le rendit encore plus recomman-dable. Un de ceux avec qui il lia amitié , fut le P. Anselme de la Vierge Marie , Augustin déchaussé , qui étoit né à Paris ,& qui dans le monde s’appelloit Pierre de Guibours . Ce Pèreavoit publié en 1674. Phistoirc généalogique & chronologiquede la maison de France , & des grands Officiers de la couron-ne. De Foumy lui prodigua ses avis pour une nouvelle édition,lui fit corriger un tres-grand nombre de fautes , & lorsque ceReligieux fut mort en 1694. il continua de travailler à mettrece grand ouvrage le plus près qu’il étoit possible de la perfe-ttion ; cependant dans la nouvelle édition qui parut en 1712.il voulut que les corrections parussent être toutes du premierAuteur, & il nc s’attribua que l’honeur d’avoir continué la fuitedes grands Officiers jufqu’à cette année. Ce fçavant hommemourut en 1713.

FOURRE', (Jacques) Evêque , de Châlon fur Saône, néen 1313. à MainviÏLers , bourg près de Chartres , prit l’habitde Religieux dans POrdre de saint Dominique , & devint Do-cteur de Paris , & cn 1332. Prédicateur du Roi Henri II . em-ploi qu’il conserva sous les règnes de François II. & de CharlesIX . Celui-ci le nomma en 1373. à PEvêché de Châlon fur Saône,qu’il gouverna pendant 4. ans, au bout defquels il mourut àMâcon le 20. Janvier de Pan 1378- Ce bon Prélat s'oppofa cou-rageusement aux entreprises des Protestans fur son troupeau , &laissa divers sermons manuscrits. On avoit publié en 1364.ro-raifon funèbre de l’Empereur Ferdinand I. qu’il avoit pronon-cée le 19. Septembre a Paris , dans l’Eglife de Nôtre-Dame.Pierre de saint Julien Baleure lui fit une épitaphe. * Pierre Na-turel & Claude Pétri ; des Evêques de C.hálon. Robert & Sain-te-Marthe, Gall. Christ. S. Julien Baleure, in Ant.Cabil. Echard.fiript. or d. prad. tom. 2.

FOURRIER, (Pierre) dit de Mathincourt , parce qu’ilétoit Curé de ce bourg en Lorraine fa partie , naquit dans unautre bourg de Lorraine nommé ôlirecourt, le 30. Novembre1363. 11 entra jeune parmi les Chanoines réguliers, & s’y di-ítinguaparson lçavoir & par fa piété. Depuis, on lui procu-ra la Cure de Mathincourt , où ll fe conduisit en véritable Pa-steur. D étabLt une Congrégation de Chanoines réguliers ré-formez qui enseignent ; & fonda une autre Congrégation de Re-ligieuses , qui travaillent à l’instruction des filles : Ce font lesReligieuses de la Congrégation de Nôtre-Dame. Le Pape PaulV. approuva cet établissement par ses bulles du 1. Février 1613.& du 6. Octobre 1616. Le Père Fourrier mourut en réputa-tion de sainteté le 9. Décembre 1640. Nous avons fa vie en di-verses langues. On travaille à Rome à fa béatification. ;

FONCE Y, bourg d’Angleterre, situé à Pemboùchure d’unepetite rivière , qui porte son nom, dans le Comte de Comoiiail*le , entre Falmouth & Plimouth, environ à sept Leuës de l’un& de l’autre. II a droit d'élire deux Députez pour le Parle-ment d’Angleterre. * Maty diBionnaire.

FOUS, (Société des ) instituée Pan 1380. par Adolphe Com-te de Clèves. Trente-cinq Seigneurs ou Gentilshommes entrè-rent d’abord en cette Société , qui ne paroît avoir été sonnéeque pour entretenir l’union entre les Nobles du pais de Clèves,& leur subordination au Cqmte. On les reconnoissoit à un foud’argent en broderie qu’ils portoient fur leurs manteaux. Usne pouvoient jamais paroítre en publie fans cette espèce d’or-nement, & chaque fois qu’ils manquoient de le porter, ils dé-voient payer une amende de trois grandes livres tournois au pro-fit des pauvres. Le Dimanche après la fête de saint Micheltous les Confrères s’assembloient à Clèves & fe régaloient à fraixcommuns. On fe diípensoit mal aisément d’aflister à cette as-semblée , & l’on ne pouvoir s’exempter de payer;mais les Comtes payoient un tiers plus que les Barons.C’étoit dans cette assemblée qu’on élisoit les Officiers,c’est-à-dire, un Roi, & son Conseil. Le Mardi suivant on fai-soit un service pour les Confrères décédez , & dans la huitaine,ou plùtôt depuis le Vendredi précédent jufqu’au Vendredi sui-vant , la Société s’appliquoit à terminer ses différends surve-nus entre les Confrères. On ignore combien de tems cetteSociété a subsisté : elle n’est même connue que par les lettresde son établissement, dont Schooneberk a donné une tradu-ction dans son histoire des Ordres militaires, tom. 2.p. 22).

FOUXAH ; voyez BOUXACH.

FOX, ( Jean) naquit à Boston dans le Comté de Lincoln en 1317. II fit ses études à Oxford ; & il passoit pour habiledans la connoissance des Pères, & des Conciles , & de laThéologie fcholastique. N'étant pas content de l’état où etoit laReligion en Angleterre, sous le regne de Henri VIII . il voyageaen Allemagne , & s'arrêta à Bâle dans la maison d’Oporin cé-lébré Imprimeur de ce tems là. Après la mort d’Henri VIII .il retourna en Angleterre , où il demeura jufqu’à ce que laReine Marie parvint à la couronne. Alors il retourna à Bâle ,jufqu’à la mort de cette Princesse. La Reine ELzabeth étantmontée fur le trône ; U fe rendit de nouveau en Angleterre,& fit son séjour à Londres ; où il publia ses actes & monu-mens de PF.glifc. II avoit de beaux tasens ; fa vie étoit exem-plaire , & il étoit fort charitable. Mais il étoit fort rigideCalviniste , ayant toùjours de P éloignement pour souscrire las

canons,