FOX
Canons , & n’étant pas content de quelques cérémonies de l’E-glise. Ses actes & monumens furent réimprimez en 1684. en-trois volumes in folio. Ceux qui veulent avoir une idée de sesouvrages peuvent consulter Pearson, dans son traité des trouconversions d’Angleterre , ctc. où il accuse Fox d’errcurs vo-lontaires , de fausses citations , de mauvais raisonnemens , ct demépris pour i’antiquitc de l’histoire d’Angleterre. Fox écrivitdivers autres traitez en anglois & en latin ; entriautres de cen-sura fiu excommunient tone ecclefiaftica. Interpcliatio ad_ Ar-thiep. Cantuar. De Christo gratis justifie ante , contra Je/ùitas ìctc. * Atbena Oxontenfis.
FOX, ( George ) Instituteur & Chef de la secte des Trem-bleure en Angleterre , naquit à Dreton village de la Provincede Leiccster. Son éducation fut conforme a sa naissance, ilne trouva point d’autre métier pour subsister, que le métier deCordonnier, qu’il apprit dans fa jeunesse , & qu’il exerça assezlong-tems dans la ville de Nottingham . Dans cette occupa-tion sédentaire, il médita l’Ecriture , dont il citoit souvent despastàges, qu’il appliquoit avec peu de jugement. Sa vie soli-taire augmenta sa mélancolie , & lui stt croire, qu’il avoit desrévélations. Ses réfléxions fur la corruption du genre humainse terminèrent au dessein de le réformer. II quitta sa bouti-que & s’érigea en Prédicateur. Le peuple attiré par la nou-veauté accourut à ses sermons. Le succès lui donna la har-diesse de déclamer avec la dernière véhémence , & de publierdes miracles accordez à ses prières. Ses disciples affectèrentde la modestie dans les habits , de la frugalité dans leur vivre,& de la retenue dans leurs discours. Leur dehors si composéfut admiré du peuple, & devint suspect aux sages. Fox eut defâcheuses traverses dans l’éxecution des ordres, qu’il se van-toit d’avoir reçu du ciel. 11 fut plusieurs fois emprisonné pouravoir troublé la paix des assemblées , en interrompant publi-quement le Prédicateur , & courut plus d’une fois risque d’êtteassommé par la fureur de la popubree. Cromwel le fit arrê-ter, & défendit à ses sectateurs de faire aucune assemblée.Marguerite Fell femme de Fox partagea avec lui les fonctionsde son ministère, & débita ses extravagances. * Gerardi Groe-z ii, historia stjuakeriana.
FOX-MORZILLÜ, connu sous le nom de SelastìanusFoxus Marzìllus , étoit de Seville en Espagne , où il naquit en1528. 11 étudia en Espagne & dans les Pais-bas ; & dès Pagede vingt ans il composa de très-beaux ouvrages. Philippe 11 .Roi d’Eípagne , le nomma pour être Précepteur de Plissant DomCarlos. Sébastien de Fox qui étoit alors à Louvain , alla s’em-barquer pour être plutôt auprès du Prince , & fit malheureu-sement naufrage, à la fleur de son âge. Nous avons de lui : Destudi't pbilofiphici ratione. Ve u/u fy exercìtatione dinleEli.In Topica Ciceroni! parapbr. De honore. De juventutt. De Regno(/ Regn inftitutione lib. III. De natura Philos, feu de Pla-fond (s Arifi. con/ènstone lib. N. De confiribenda hiß. In Pla-tonú Timoeum , fiu de univers commentarrut. In Phcedonem ,£yc. Sébastien de Fox , se dií'oit sorti de la maison de Foix .* André Schottus & Nicolas Antonio, biblioth. h ist. Le Mire,defìrìpt./âc. XNI. Naude , Bìbliot. polit. Possevin, &c. y oyezce qu'en dit stafflet , dans fin traité historique des enjdns devenuscélèbres par leurs études , (p dans les critiques Grammairiens.
FOY, hon port du côté dc Cornoùaille en Angleterre, très-bien défendu par des forts, qui font à l’entrée. A 240. millesanglois de Londres . * Diílion. anglots.
FOY , Divinité , que les Romains adoroient, & qui fut in-troduite par Numa Pompilius . Ses Prêtres avoient ordinaire-ment la tête & les mains couvertes d’un voile blanc , pourfkire connoitre qu’ils agissoient avec une extrême sincérité, &en ce qu'ils méditoient, & en ce qu’ils executoicnt. On ré-présentoit la Foy , ou par deux mains posees l’une dans l’autre,comme on sc les donne en marque de bienveilhmce, ou pardeux jeunes filles , qui sc donnent la main. * Denys d'Hali-eamaflè, /. 2. Tite-Live , ctc.
FOYA-NOVA. Cherchez FOIA.
FRA
rRA-BASTIANO, ou FRERE SEBASTIEN del Piombo, ex-cellent Peintre. Cherchez SEBASTIEN de Venise .
FRACASTOR, ( Jérôme) Médecin célèbre, dans leXVI.siècle > natif de Veronne , fils de Paul-Philippe , vint au mon-de fans bouche , ou du moins ses lèvres sc tenoient si fort, qu’ilfallut qu’un Chirurgien les séparât avec un rasoir , sur quoiScaliger fit des vers dans la fuite. On dit qu’étant encore en-fant , fa mère qui le portoit dans ses bras, fut écrasée d’uncoup de tonnerre , fans qu’il en fût atteint. II fit de grandsprogrès dans les belles Lettres & dans les sciences , & devintPoète , Philosophe, Médecin, & Astrologue. L’histoire de sontems nous apprend, qu’il obligea les Pères assemblez à Tren-tC ’i r trans . er se Concile à Boulogne, par la crainte d’unemaladie contagieuse qu’il prévoyoit. Quelques Auteurs ont écritque le Pape Paul IV . tira cette déclaration de lui, parce quen etant vas en bonne intelligence avec P Empereur Charles V . ilcrut qu il lui seroit avantageux de retirer le Concile d’Allema-ane, pour le transférer dans quelqu’une des villes d’Italie , quifont sujettes ‘‘“saint Siège . Il est du moins fur , qu’on tint àBoulogne la IX. session du Concile , le 21. Avril ae Pan 1547.& la X. au mois de juin suivant. Fracastor avoit commercede lettres avec plusieurs grands hommes de son tems. Le Cardi-nal Bembo etoit son ami particulier ; & c est à lui que Fra -
castor envoya son excellent poème intitulé Syphilis , c’est-a-di-re, du mal de Naples. Bembo apres l’avoir lú, l’envoya àSannazar ; & celui-ci fut si satisfait de la lecture de cet ouvra-ge , qu’il avoua au Cardinal Hippolyte de Medicis, & a Bapti-ste de Mantoue , dit le Mantouan , qu’il estimoit plus ce poè-me que celui qu’il avoit composé De partu Nirginis , & auquelil avoit travaille vingt années de fuite. Fracastor 1 e rein a fur lafin de fa vie , dans une maison de campagne près de Veron-ne , où il s’appliquoit à P Astronomie & à la Cosmographie. 11mourut d’apoplexie à Padoue le 6. Août de l’annee 1353. dansla 71. de son âge. Fracastor fit ses études à Padoue , ct aprèsque la guerre se fut allumée en Italie , ct que P Académie decette ville eut été ruinée , il s’attacha à Ltvian Général des trou-pes Vénitiennes, qui faisoit beaucoup de cas des gens dc let-tres , & qui P établit dans l’Académie de Forly, où il paíláquelque tems dans la compagnie d ’André Nauger , & d’AndréCelta excellons Poètes . Mais aiant suivi Livian dans quelquesexpéditions guerrières , après que ce Général eut ete fait pri-sonnier par les François, Fracastor se retira dans son pais. 11n’avoit point d’ambition, & il mena une vie douce ct tran-quille , étant content de peu, faisant tout son plaisir de P étu-de , & menant une vie sobre ct joyeuse. 11 ne censurait ja-mais avec aigreur les ouvrages des autres , ct il ne leur retù-soit jamais les louanges qui leur étoient duès. 11 exerça la Mé-decine avec beaucoup de succès ct d’alsiduïté, sens qu’il enretirât d’autre proht que l’attection d’une infinite de personnes,parmi lesquelles il y avoit plusieurs Sénateurs ae Venise , ct ungrand nombre de Seigneurs de la première qualité. 11 s’atta-enoit fur tout à la guénlon des maladies extraordinaires. 11 par-loit peu ; mais loríqu’il étoit en conversation avec ses amis,il n’v en avoit aucun qui fùt aulli gay que lui. 11 étoit fort sevantdans la connoissance des simples, ct il avoit compose un admi-rable antidote contre les fièvres pestilentielles, nommé Dìofìor -dion. Jules Scaliger fit cette epigramme a l’occalion de ce queFracastor étoit venu au monde presque fans aucune ouverturede bouche.
Os Fracastorio nafìentì defuit , ergoSedulus attenta stnxii Apotio manu.
Inde hauri , Medi casque ingens , ingensque Poe t aEt magno jades omnia plena Deo,
Ses ouvrages imprimés de Fracastor sont, Syphilis, id est lìbrit r es , de morbo gatiico. Jofiph coma dia. Homocentrica. De eau*fis criticorum dierum per ea qua in nobu jirnt. De Sympathiesfp Ant y at hia. De contagione fy contagio/it morbu , corani-que curâtione. Naugerim , jrve de Poetica, Dialgm. traca-storius stve de anima , Diaiogus. De vint temjeratura finten-tra. (jsrminum liber 1. A.con jrve de cura canum veuaticorrum. Turrint jive de inteueblione Dialogue. Cjirmina super Gé-mit m. Ri/posta al dtjcorjù ai hairuj/o jópra il crejcimento delNilo. Jules Ceser Scaliger , qui etoit ami de Fracastor , luiconsacra divers éloges funèbres. La ville de Veronne fit éle-ver en 1539. une statué à Fracastor , qui avoit ete un de sesplus illustres ornemens, avec une inscription On voit a Padoue dans le Goitre des Bénédictins íà statué de cuivre avec celled’ Andre Nauger noble Vénitien , que leur fit faire ,J. BaptisteKamuiio, ami de l’unet de l'autre, afin que ces deux grandshommes qui avoient été unis par une belle amitso, & qui avoientcultivé ensemble les plus hautes sciences ct les belles Lettres,fullent vus en un méme endroit, c’est ce que raporte Al. deThon. * De Thon , bist. liv. imperialis, t n Mus hijl. Torel-lus Saraina & Onuphre, hijl. Néron . Ghilini , t beat. d’Huom.Letter. Noyez Baillée, jugement des /javans /ur les Poètes moder-nes. Teiflier éloges 4s. Edition.
F RÄCHET , (Gérard) en latin de Pracheto , né à Chaluzprés de Limoges, entra en 1226. dans l’Ordre de saint Domi-nique , ou il se distingua bien-tôt par ses divers talens. 11 futfait Prieur de Limoges en 12;;. gouverna très-íiigement cettemaison pendant douze ans; prit enlùitc le gouvernement duCouvent de Marseille , & en 1231. fut sait Provincial; emploiqu’il exerça jusqu’à Pan 1239. Ce sut dans ce tems-la que leGénéral Humbert ayant ordonné à tous les Religieux de mettrepar écrit ce qu’ils íçavoient de P histoire de l’Crdre , remit leursmémoires entre les mains de Gérard, qui en composa en 1260.Philtoire de l’Ordre de saint Dominique . 11 etoit alors Prieurde Montpellier , & présenta cette méme année son ouvrage auChapitre général, qui l'approuva ; ce qui n’empécha pas qu’onn’y ajoùtât depuis quelques faits qu’il avoit omis ; & l’on obser-ve que ces additions surent faites avant l’an 1300. Cette hi-stoire dont on conserve encore un très-grand nombre de manu-scrits, fut imprimée en 1619. ìn quarto à Doùay , sons ce titrevit a Fratrum ordinis Pradicatorum. On en sit une autre édi-tion à Valence en Espagne en 1637. La chronique dc l'Ordrcqu’on trouve ensuite dans quelques manuscrits, n’est pas deGérard , mais d’Flumbert. Gérard composa encore une chro-nique universelle jusqu’à son tems, qui n'a pas été publiee,mais on la trouve en diverses bibliothèques ; dans quelques ma-nuscrits elle finit à Pan 1263. dans d’autres elle est conduite plusloin , mais il est certain que Gérard la conduisit jusqu'à l’an1271. où il mourut le 3. Octobre , dans son Couvent de Li-moges . 11 y en a qui attribuent cette chronique à .Jean deFra/queto , Moine d’Auxerre , mais outre quelle n’est attribuéeà ce Jean dans aucun manuscrit, & qu’il y en a quelques-uns,où Gérard Frachet en est dit PAuteur , c’est qu’il est certain quecelui qui l’a écrite étoit Limolin, puisqu’il parle tres-souvent deLimoges . Gérard s’y est servi pour Philtoire des Papes, des mê-Q. 3 mes