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, . . « r „ acux fois & n’eut d'enfims quê ceux du pte- la réquisition de Madame la Duchesse son épouse , à trouver
de lui. ll semana acux Professeur en Me- ce Prince en 1718. & conféra avec lui sur le sujet de la Reli-
núerlit George Mdtrte mn ms^ine , >,1^ .a ion . Le résultat de cette conférence fut le retour public du
Duc à l’Eglise Protestante, "-' "
a e-le titrenao. Elo.
decine à Coppenhague ; Gerhard Erneste , l’on second fils cilfort habile , & on s’est servi de lui pour Secrétaire dans diversesAmbassades ; à l’occasion de celle d’Espagne il a écrit The mis Hi-(pana. L’ainé des fils de Franck a fait un catalogue des ouvra-ges imprimés & Mfs. de son père. Les principaux parmi lesimprimés sont Flora Fr arnica & Satyr a Me die a. Parmi sesMß. il se trouve : tomi refponferum medicorum y FìtarumMedicorum eÜußrium tom. ;. Obfervationum medì: arum t.ì. ; tomi Carminum (fy Orationum y Obfìrvationes in CwlìumAuretianum & Ariftxneti epißolas am at or tas y Comment arìitxtgetici in fírigturam S. Gottfrid Thomafius à Nürnberg crit la vie de Franck & s’est nommé Vtndìcianus dans ude cet ouvrage. * kipping. memoria thtol. t. 1. nao.gium Georg. Franck de Frankenau per Vindicianum.
FRANCK , ( Sébastien ) vivoit ausli dans le XVI. siécle &a compose une chronique , outre quelques autres traitez en alle-mand. * Simler , in append. bibliotb. Gefiter. Sponde , A. C.1539. ». 9. Le Mire , de script, sac. XfZl. Keckerman , debiß . (fsc.
t FRANCKE , ( Auguste Herman ) naquit à Lubeck le12. Mars v. stile 1665. Son père Jean Francke étoit alors Syn-dic du Chapitre du Dome de Lubeck & des Etats de la Princi-pauté de Ratzebourg. Depuis il entra au service d ’Ernest lePieux , Duc de Saxe-Gotha , en qualité de Conseiller de Cour& de justice. Sa mère s'appelloit Anne Gloxin , & étoit fille deM. David Gloxin , le plus ancien des Bourguemaîtres de Lubeck.Le jeune Francke perdit de fort bonne heure son père, qui mou-rut à Gotha en 1670. II ne laissa pas de faire de grands progrèsdans les Humanitez , de forte qu’à quatorze ans , il fut jugé ca-pable d'aller aux Universitez. II n’y alla pas néanmoins avant1679. Cette année là il fut à Erfort ; & de là à Kiel , où ilétudia quelques années fous MM. Kortholt & Morhoff. En1682. il retourna à Gotha & passa par Hambourg . II y séjour-na deux mois pour se fortifier dans la connoissance de la languehébraïque par le secours de Mr. Esdras Edzardi. Effectivement,il acquit une grande connoissance de cette langue. En 1684. ilalla à Leipzic, & y fut reçu Maître ès Arts l’année suivante. Pen-dant son séjour , il y fonda , avec quelques uns de ses amis,une ésoèce de conférence régulière , qui subsiste encore sous lenom de C.oUegium Phìlo-Bìblicum. Ce font des Assemblées d’a-mis, qui cultivent ensemble l’étude de l’Ecriture sainte. A peuprès dans ce teins là, il fit un voyage à Wittenberg , où il futreçu avec amitié par les Savans de cette Université. Ensuite sesbienfaiteurs souhaitèrent qu’U allât à Lunebourg , profiter deslumières de Mr. le Surintendant Sandhagen, très-habile Inter-prète de l'Ecriture sainte particulièrement pour ce qui regarder harmonie des Evangiles & les Prophéties. Ce fut à Lunebourg ,que le goût, qu’il avoit eu dès son enfance , pour la piété sefixa & se fortifia considérablement. Auíïì avoit il coutume d’ap-
Î ieller Lunebourg sa patrie spirituelle. Des doutes qu’il eut fures principaux fondemens de la Religion , le firent beaucoupsouffrir , mais enfin il en triompha , cette victoire lui donnaune grande consolation. De Lunebourg , il retourna à Leipzic,où il donna des leçons fur l’Ecriture sainte ; leçons dans lesquel-les il joignoit à la discussion critique du texte sacré des réfle-xions propres à rendre ses disciples plus gens de bien. II avoitsouvent jusqu’à trois cens étudians pour auditeurs ; & il est bienvrai-semblable que la jalousie, que cette affluence donna à d’au-tres, contribua , du moins pour quelque choie , à divers cha-grins que Mr. Francke eut a supporter à Leipzic , au sujet deses leçons & de fa méthode. II trouva ausli de puislàns enne-mis à Erfort, où il sot appellé au Ministère Pan 1690. Ses Pré-dications courues de tout le monde , méme des Catholiques Ro-mains , touchèrent & convertirent plusieurs de ces derniers. DesLuthériens en plus grand nombre encore , comprirent que leurChristianisme n’avoít jusqu’alors été qu’un Christianisme exté-& travaillèrent avec ardeur à se sanctifier. Mais bien-tôt
rieur,
on interrompit le cours de son Ministère ; & sous prétexte qu’iltroubloit le repos public , on le priva de fa charge au mois deSeptembre 1691. avec ordre de sortir de la ville dans l’éípacede deux jours ; ce qu’il exécuta le 27. de ce mois là. Après queMr. Francke eut quitté Erfort, plusieurs vocations lui forentkddressées ; la Cour de Gotha , convaincue de son innocence& de son mérite, n’auroit certainement pas tardé à l’employer.On P invita à accepter une place au Collège de Cobourg, & uneautre à Weimar . Mais il préféra les offres de l’Electeur de Bran-debourg , qui lui avoient été foites à Erfort, le jour même qu'ilreçut ordre d’en partir. S. A. E. l’employa dans la nouvelle Uni-versité de Halle, en qualité de Professeur des langues orientales& de la langue grecque, à quoi elle ajouta la charge de Pasteurde Glaucha , un des fàuxbourgs de Halle . En 1698. Mr. Franckedevint Professeur ordinaire en Théologie, & quitta l’année sui-vante la profession des langues. II avoit pour lors dé j a fondéune ecole pour les enfans des pauvres, dont l’ignorance, causéepar la misère , avoit excité sa compassion y & c’est cette écolequi a produit la fameuse maison des Orphelins, dont nous par-lerons plus amplement tout à l’heure. 11 se fit ajoindre Mr.Jean Anaßafi Freylingbaufin , & par rapport à la charge de Pa-steur , L pour le soulager dans la pénible direction de ce cé-lèbre Séminaire. Sa lante ne laissoit pas de s’altérer, & ses for-ces de s’epuiser de sems en tems par la difficulté & la variétéde ses fonctions. Cela l’obligea deux fois à entreprendre desvoyages en Hollande & ailleurs , & ces voyages lui firent dubien. 11 ne faut pas oublier que le Duc Maurice de Saxe-Zeitzayant embrassé la Religion Catholique Romaine , stlx. Francke à
Air . Francke avoit coutume de suertoutes les nuits. Ses sueurs diminuèrent considérablement dansla soixante-troisieme année de son âge, c’est-à-dire en 1725. Cet-te diminution lui causa divers accìdens. D’abord il fot incom-mode d’une rétention d’urine. Ensuite en Novembre 1726. uneparalysie lui tomba sur la main gauche. Cette paralysie, dont ilne se rétablit qu’imparfaitement, fit disparoitre pour un temsla rétention d’urine; mais le 2ç. Mai 1727. elle revint avecbeaucoup de violence , & accompagnée de divers symtomes dou-loureux. Le mal alla en augmentant, le Friescl rouge qui est uneespèce de fièvre pourprée mêlé de pustules blanches, parut. Ons’aperçut que les conduis surinaux etoient offencez. Enfin lequinzième jour de cette dernière maladie , Air . Francke finit sacourse allez doucement, âgé de soixante-quatre ans, deuxmois & trois semaines. Le quinze Mai il avoit donné fa derniè-re leçon Chrétienne ; fa maladie fut un tissu de discours pleinsd’édistcation & de marques d’une piété & d’une patience exem-
Ç laìres. II seroit difficile de trouver un homme de l’ordre de Mr,rancke, qui ait été ausli généralement regretté. Halle, Elbing ,Jène, Deux-Ponts , Augsbourg , Tubingue , Erford , où il avoitété persécuté , Leipzic, Dresde, Wittenberg méme , toutes cesvilles ont témoigné authentiquement par la plume de leurs plusillustres Professeurs , ou de leurs principaux Pasteurs , quel caselles faisoient de Mr. Francke. Mr. Francke a laissé un > fils,Gotthe/JfAuguße Francke , Professeur en Théologie, & Pasteurde F Eglise de Notre-Dame à Halle, & une fille mariée à Mr.Freylinghaufin. Un troisième fils étoit mort dans l’enfonce. IIavoit épouse en 1694. Anne Magdelatne de Wurm , fille d’OthonHenri de Wurm, Seigneur de Hopperode, laquelle lui a sur-vécu. Feu Mr. Francke étoit d’une stature au dessous de lamédiocre. Son air avoit quelque chose de fort vénérable, àquoicontribuoient les cheveux blancs qu’il portoit & qu’il a con-servés jusqu’à sa fin. Sa conversation étoit grave & douce. IIétoit naturellement éloquent, & il avoit cultivé son ésprit avecsoin , de sorte, qu’au jugement de tous ceux qui Pont connu,il étoit savant. Ses ennemis, même, qui Pont accuse d’inspirerà ses disciples des scntimens & des maximes ennemies de l’éru-dition , avouent qu’en son particulier, il n’en étoit rien moinsque dépourvu. Tous conviennent de même , qu’il avoit unesprit pénétrant & une grande prudence. Outre les languesmortes > qu’il n’est pas permis à un Théologien & particulière-ment à un Professeur d’ignorer , il fàvoit le François, l’Anglois& l’Italien . Tous ces talens ont été employez d’une manièreutile au public. Le dessein d’exciter la pieté dans les cœurs desChrétiens, a paru régner dans toute la conduite de Mr. Francke.Laborieux au dernier point, on ne peut disconvenir, fans unemalignité condamnable, que tous ses travaux n’aycnt paru avoirpour but deux choses excellentes , la sanctification des Chré-tiens , & l’intèrêt de cette magnifique & charitable fondation »si connue fous le nom de Maison des Orphelins de Halle. Com-me cette fondation a contribue plus que toute autre chose à fai-re. estimer & respecter Mr. Francke » on croit être obligé d’endire quelque chose, fàns entrer néanmoins dans un détail quimèneroit trop loin.
C’est la coutume en bien des endroits , que les personnescharitables assignent aux pauvres un certain jour de la semaine,auquel ils viennent aux maisons de leurs bienfaiteurs recevoirdu pain ou d’autres aumônes. Des voisins de Air . Francke ob-servoient cette bonne coutume. Les pauvres se rendoient dechez ses voisins chez lui , pour implorer son secours. II lui vintdans l’esprit de contribuer tout ensemble à leur salut & à leur sou-lagement temporel, & il destina les Jeudis pour leur donnerun quart d’heure d'instruction, après quoi il leur faisoit distri-buer quelque chose. Ceci se passa l’an 1694. L’ignorance deces pauvres , & particulièrement des enfens , engagea Mr. Fran-cke à prendre des mesures encore plus efficaces pour leur instru-ction. 11’avoit d’abord recueilli quelques contributions charita-bles par semaine ; mais elles baissèrent bien-tôt jusqu’au pointde n’étre presque plus rien. II s’avisa de placer un tronc dansfa maison , dont le produit étoit destiné pour l'instruction de lajeunesse pauvre. Un jour qu’une personne y eut mis tout à lafois dix florins d’Allemagne , cette somme lui parut assés consi-dérable pour fonder une école. 11 acheta des livres pour lesenfans, & fit marché avec un pauvre étudiant pour venir en-seigner les enfans deux heures par jour. Cette école commençaà Pâques l’an 1695. Air . Francke donna pour cela une partie deson Cabinet. Durantl’Eté de cette même année, quelques pre-sens considérables envoyez à Mr. Francke , soit pour distribuerà de pauvres étudians, soit pour l’entretien de son école , l’en-couragèrent à continuer. Le nombre des enfans augmenta jul*qu’à un tel point, qu’il fot obligé de louer une chambre & bien-tôt après une seconde. Les enfans s’instruisoient, mais hors deí'école ils se dissipoient & devenoient libertins. Cela fit queAir . Francke eut le désir de former une maison d orphelins,dans un tems où il n’avoit pas le moindre capital pour cela. Unepersonne charitable destina cinq-cens écus à cet usage, dont lerevenu , savoir vingt-cinq écus , devoir être employé pour unOrphelin. On en présenta quatre à Mr. Francke pour en choi.sir un. II ne put sc refondre à en renvoyer aucun. II les prittous quatre, & les plaça chez des gens de bien, auxquels ildonnoit deux écus par semaine pour leur nourriture & leur édu-cation. A ces quatre il en ajouta cinq autres au bout de quel-ques jours, lesquels il plaça chez différentes personnes, quoiqu’il n’eût alors d'autre ressource que les vingt-cinq écus dont an
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