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vient de faire mention, & avant la fin , de 169v il confia l’in-spection de tous ces Orphelins à un Etudiant. Quelque temsaprès, une personne de considération lui envoya mille écus , quile mirent en état d’acheter une petite maison dans son voisina->e. II y plaça ses Orphelins, au nombre de douze , sous_a conduite de leur Maître, & les pourvut de ce qui leur étoitnécessaire. Cela fut règle un peu avant la Pentecôte del’année 1696. Bien-tôt après on établit deux tables pour donnerà manger à de pauvres Etudians, ce qui facilitait Tinstructiondes Orphelins , & on acheta une seconde maison à côté de lapremière. Tels furent les commencemens de la célèbre mai-son . des Orphelins de Halle. Nous passons plulieurs autres dé-tails pour dire que le treize Juillet 1698. Mr. Tranche commen-ça le bâtiment qui sobliste aujourd’hui & qu’il fut achevé en1699. malgré la mauvaise opinion que bien des gens avoienteu de cette entreprise. Et il faut avouer , qu’humainemcnt par-lant , elle paroissoit d’une difficulté si grande , qu'il auroit étébien surprenant, qu’on ne l’cût traitée de téméraire. M. Fran-che , plein de confiance en Dieu , trouvoit des ressources à toutmoment & sens aucun capital, sens aucuns revenus fixes, il aporté son ouvrage à un point, qui excite l’admiration de ceuxqui en lisent la description , & encore plus de ceux qui levoyent. 11 y a à la maison des Orphelins une Apothicairerie dupremier ordre, une Librairie & une Imprimerie très considérable,
Í iourvuë de caractères de toute sorte , & métne de ceux desangues étrangères des moins communes, une chambre de cu-riosités naturelles , & une bibliothèque nombreuse. En 1727.du tems de la mort de Mr. Franche , il y avoit deux millecent quatre-vingt seize jeunes gens , soit dans la maison des Or-
Ê helins, soit dans les autres écoles qui étoient sous se direction.
y avoit de plus alors cent trente Précepteurs , & on y don-noit à manger tous les jours à environ six-cens personnes.Nous devons ajouter à ce qui vient d'être dit, i°. que la Mis-sion Protestante de Malabare , doit ses Fondateurs à cette Mai-son de Halle , qui lui a auíli fourni d’ailleurs de grands secours.a°. Qu’on avoit envoyé de là de considérables aumônes auxSuédois , qui , ayant été pris à Pultava, ont séjourné pendantsi Iong-tems en Sibérie . j°. Que le défont Empereur de Eusse,Pierre le Grand , avoit établi une maison d’Orphelins fur cemodèle. 4 0 . Que S. M. le Roi de Prusse à présent régnant, afondé à Potzdam une maison pour les enfans de ses soldats,que les pères y veulent envoyer , dans laquelle on a suivi à
f lulieurs égards le modelle de celle de Halle. Ce que Air .ranche a donné au public consiste pour la plupart en sermons& en livres de dévotion, très-connus en Allemagne , mais dontRémunération n’intèresseroit pas les étrangers. On a de lui enlatin les ouvrages soivans. Programmai a 1712. Praleíltonesfíermeneutica 1712. Met ho dus Studie Theolog! ci 172;. Intro-duïïio ad letlionem Prophetarum 1724. C.ommentatio de feo-fo librorum Veteris fi Novi-Teßamenti. Manudulìto ad le-Slionem Scriptura Sacra 169J. Ùbfirvationes Biblica 169$. IdeaStudioß Theologia 1712. Monita Paßoralia Theologien 1717. *Bibliothèque germanique tom. 18 -p- 12;. fie.FRANCKEMIUS- cherchez FRANCHEIM.FRANCKENBERG, petite ville de la baffe partie du Cer-cle du Haut Rhin. Elle est dans la Hesse fur l’Eder, à septlieues de Marpurg , du côté du Nord. On dit qu'elle a été fondespar ThierriRoi de France , Tan $50. * Baudoin d.
FRANCKENBERG,montagne; voyez FRAMONT.
t FRANCKENBERG, (Abraham de) Seigneur de Lud-wigsdorff & de Schwirle dans la Principauté à’Oels , nâquit àLudwigsdorff le 24. Juin i;y;. ctfe pouffa fort dans les études,particulièrement dans les Mathématiques. 11 passa se jeunessefur se terre de Ludwigsdorff, dont il avoit donné Tadministra-tion à Ion frère qui demeura auprès de lui. En 1654. il fit degrandes charités à ceux qui étoient insectes de la pelle , & leurfournit d’éxcellens remèdes. Quelque tems apres aiant com-mencé à enseigner plusieurs nouveaux dogmes , ìl eut des diffi-cultés avec les Alinistres. Les troubles de la guerre survinrentencore. Tout cela le détermina à aller à Dantzig en 164;. oùil se mit en pension chez Jean Hévélius, célèbre Mathémati-cien. En 1650. il revint à Ludwigsdorff où il mourut en 1632.L’Electeur de Brandebourg & le Duc d’Oels lui avoient offertdes emplois considérables , mais il les refose , de peur qu’ils neT engageassent à commettre quelques péchés. Sa plus doucesatisfaction étoit se correspondance avec des Sqavans ; il étoiten commerce avec Athanase Kircher , avec Claude de Saumai-se , David de Schweidnitz &c. Outre un grand nombre delivres mystiques qu’il a écrits en Allemand , voici les titres dequelques autres de ses ouvrages : Via veterum skpientumlibr. 2. dans le prémier il traite de la crainte du Seigneur &de ses fruits , & dans le second, de la sagesse de Dieu & de seForce ; Raphaël , S. Medicma Dei ; No/ce te ipjfûm ,• SpbaraMyfiica ; oculrn fi der eut trias Myfiica , five spéculum Apoca-
typticum , Metapbyßcum , fi epifiôla Chronometrien. 11 a aussécrit la vie de Jaques Bahme , personnage dont il faisoit untres-grand cas ; de là vient qu’on le place parmi les Sectateursde ce mystique, dont on peut voir T Article. Au reste de Fran-ckenberg aimoit & vouloit du bien à toutes les Religions parun principe d’amour de la paix. * Arnold Ä ~etz. hiß. p. ;. n5 ; G.feq. Colberg hermet. Platon . Chrißentb. p. 1. c. Z. Sagitta-nus hiß. eccl. c. \\. feq. 19. Sinapii Schief curiof.
,t.[ HAANCKENBERGER , (Reinhold) Chronologue &16. Nov. i,gç. à Wittenberg , où AndréFranckenberger sou pers étoit Professeur en Eloquence & enHistoue. Apres avoir seit ses Hiupanités il s’attacha à la Méde-
FRA
eine , mais la Chronologie & THistoire étoient toûjourg ses étu-des favorites. 11 fit ensuite un volage en France , en Angleter-re , dans les Païs-bas & en Danemarc ; & à la faveur des re-commandations deTaubmahnus, il lia connoissance avec les prin-cipaux Sçavans de son tems. En 1616. George I . Electeur de
5 axe lui conféra la charge de Professeur en Histoire à Witten-berg , fonction dont il sacquitta pendant 48. ans avec beau-coup d’approbation, & pendant ce tems là , il fut 3. fois Re-cteur de l’Univeriité, 8- fois Doïen de se Faculté de Philoso-phie & créa 161. Maîtres ès Arts. 11 soivoit la Chronologie deScaliger, dont il étoit un zélé défenseur. II mourut en Janvier1Ó64. environ à l’âge de 80. ans. II a publié les ouvrages soi-vans ; Fundament a ver a Chronologia Scaligerìana contra Peta-vium (fie. Differtatio pro veritate Chronologia Scaligerìana ;Compendium Chronologia Scaligeriano-Petaviana. * W'itten,in mentor. Philos. deC. 8-
FRANCKENDAL , ville d’Allemagne , au Palatinat duRhin , n’étoit autre-íòis qu’une Abbaye de Religieux; mais Fri-deric III. Electeur Palatin , trouvant que la situation en étoitavantageuse , y fit feire des fortifications régulières , qui la ren-dirent une ville assez forte. Les Espagnols en étoient les Maî-tres, lors qu’ils furent obligez par le traité de paix fait avecl’Al-lemagne, ne la rendre à TËlecteur Palatin , à qui elle apparte-nois Monseigneur le Dauphin l’ayant prise en 1688- elle setruinée Tannée suivante par les François, qui la démolirent en-tièrement. L’Electeur la fit rétablir aptes la paix. Depuis cetems elle a encore beaucoup souffert jusqu’à la paix conclue àUtrecht . *Baudrand.
FRANCKENSTEIN , ( la Seigneurie de ) petit pais dansla Franconie , fait partie du Comté de Henneberg . Le Landgra-ve de Hesse-Cassel en est le Maître , aullì-bien que de la ville
6 Bailliage de Smalcalde. 11 y a encore un autre bourg en Al-lemagne , qui porte le nom de Franckenstein, dans le Duché deDeux-ponts , entre Kaysserloutre & Neultat. * Baudrand.
FRANCKER. Cherchez FRANEQUER.
FRANCO, connu sous le nom de Battifia-Franco, Peintre ,natif de Venise , dans le XVI. siècle, égâloít les plus habiles deson tems, dans le dessein, mais il étoit moins habile dans lecoloris, & peignoit d’une manière très-sèche. Le Duc d’UrbinTemploya pour faire divers desseins de vases de terre. II mou-rut à Venise en 1361. Voyez les vies des Peintres de l’Etat deVenise , de Ridolfi.
FRANCO BARRETTO, ( Jean ) Portugais , n’est connu quepar ses ouvrages , & tout ce qu’on sçait de lui, est qu’il futSécrétairc de T Ambassade de François de Alello , auprès deLouis XIII . Ses ouvrages font la rélation de cette Ambassade,qu'il publia à Lisbonne en 1642. une traduction de l’Eneide envers portugais , qui parut dans la même ville en deux tomesen 1ÓÓ4. ct en 1Ó70. & un traité de Torthographe portugaise,qu’il publia en 1671. II avoit écrit auss l’histoire de TEglised’Evora , & fait quelques autres ouvrages qui n’ont pas vû le jour.
* Biblioth. portug. manuscrite.
FRANÇOIS, (Saint) Cherchez dans la fuite , seint Fran-çois d’ASSISE , de PAULE , XAVIER & de BORGIA.
ROIS ET PRINCES DE FRANCE qui ont porté ce nom.
FRANÇOIS I. de ce nom , Roi de France , dit le Grand,& le Reßaurateur des lettres , succéda , comme prémier Princedu seng Tan 151;. selon le style moderne , à Louis XII . mortsens enfans mâles le prémier Janvier de la même année. 11 étoitgendre du Roi défunt, fils unique de Charles d’Orléans , Com-te d'Angouléme , & de Louis de Savoye ; & petit-fils de Jean,Comte d’Angouléme , surnommé le Bon. Jean étoit frère puînéde Charles , Duc d’Orléans , qui fut père de Louù XII. FrançoisI. né à Cognac le 12. Septembre de Van 1494. porta le titre deComte d’Angoulême après la mort de Charles son père, & puiscelui de Duc de Falots ; car le Roi Louis XII . son cousin & Ionbean-père , ajouta à son appanage le Duché de Valois ; & c’eltpour cela qu’on a surnommé de Valois , les Princes qui sont de-scendus de lui , quoiqu’en effet il fût de la branche d’Orléans.Comme il étoit présomptif héritier de la couronne , Louis Xll-qui n’avoit que des filles , lui fit épouser Claude de France , quiétoit l’aînée , quoíqu’elle eút déja esté promise à Charles d’Au-triche ; & la cérémonie de ce mariage se fit à saint Germainen Laye , le 14. Mai de Tan 1514. Après la mort de ce Roi,François I. fut sacré à Reims par í’Archevêque Robert de Lenon-court, le 2y Janvier 1515. & puis il prit le titre de Duc deMilan , parce que le Duché lui appartenoità cause de Valentinede Milan fa biseyeule , femme de Louis , Duc d’Orléans , quifut tué à Paris en 1407. 11 se mit à la tête d’une puissante ar-mée , pour aller se rendre maître de ce Duché , bien que lePape , l’Empereur , le Roi d’Aragon & les Suisses , que fuser-pateur François Sforce avoit mis dans ses intérêts, lui en dispu-tassent l’entrée. Le Roi livra aux Suisses la bataille de Mati-gnon . qui dura deux jours , & les défit le soir du 1;. Septem-bre , & le matin 14. de la même année 1515. Tout armé qu’ilétoit, il passa une partie de la nuit à ranger ses troupes , Äà placer son artillerie ; & le reste il repose sor l’affùt d’un ca-non , où , pour se désaltérer après un si long combat, il secontenta d’un peu d’eau mêlée de bourbe & de sang. C’est danscette occasion que le Roi voulut être fait Chevalier, par le Che-valier Bavard. Milan ouvrit ses portes après cette victoire, &toute la Lombardie sc soumit aux François. Les Suisses mêmesrecherchèrent leur alliance. Le Pape Léon X. etant venuà Boulogne , y eut une conférence avec le Roi ; &-ce fot-Ià
qu’en-