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fen éloignèrent encore en 1488. H fit charger deux vaisseauxde les meubles les plus précieux , dont Pun fit naufrage ; &avec l’autre il se retira à Rome , d’où il ne cessa de solliciter lesEnnemis de sa patrie , pour y changer le gouvernement ; maisil ne jouit pas de cette révolution , qui n’arriva qu'en 1499.II étoit mort le 2. Mars de Pan 1498. à Rome , où il fut enter-ré dans l’Eglilc des douze Apôtres. Ce Cardinal avoir été nom-mé en 1481. Légat d’une armée navale , équipée contre lesTurcs , qui avoir pris Otrante , & qui l’abandonnèrent avant l’ar-rìvée des Chrétiens. Fregolin , fin fils naturel , épousa la fillenaturelle du Vue de Milan. * Pie II . in comment. Foglieta , inelog. (fi in hiß. Gen. Guichardin. liv. 1. (fi 2. Onuphre . Aube-ry, hiftoire des Cardinaux , &c.
F FREGOSE, CBaptiite ) fils de Pierre , fut élu Doge deGènes le 25. Novembre de l’an 1478. & fut chassé par Paul Fre-gose son oncle , Cardinal & Archevêque de Gènes , qui usurpafa place en 148;. Baptiste étant en exil à Tregui s’occupa à lalecture des bons Auteurs , & composa neuf livres d’exemplesmémorables , fur le modèle de Valère-Maxime . 11 dédia à sonfils Pierre cet ouvrage qu’il avoir écrit en Italien , & que Ca-mille Ghilini de Milan , mit en latin. On le publia à Milan en1509. à Bále en 1-541. & ailleurs. Baptiste Fregose écrivit encorela vie du Pape Martin V. & fit un traité des femmes sçavantes.Michel Giuflinìani parle encore d’un des ouvrages de Fregoseui a pour titre Batt. Fulgofi Anteros. Mediolani 1469. in 4 0 .et ouvrage est contre l’amour. II a été traduit en François , &on le trouve dans cette langue joint à la traduction Françoise desDialogues de Platine fur l’amour ; à Paris i;8i- sous ce titre;Deux livres du contrc-amour de Baptifie Fulgofi. * AugustinSchiaffini, hiß. ecclef. Gen. ad an. 1482. Bizarro, biß. Gen. adan. 1401. Gelber, inbiblioth. Vossius , de hiß. lat. Girolamo,Ghilini, theat. eFHuom. lester. Soprani & Giustiniani , script,délia Ligur. Léandre Albert!. Foglieta , in elog. fi 1 in hiß. Gen.Le Alite. Mémoires pour servir à l’hitt. des hommes illustres &c.tom. 9.
FREGOSE, (Frédéric) Génois, Cardinal , Archevêque deSalerne , Evêque de. Gubio , fils d ’Auguste & de Gentille deMontefeltro , frère d ’OEÍavien , Doge, puis Gouverneur de Gè-nes , fut élevé auprès de Gui Baldo , Duc d’Urbin , son onclematernel , qui lui fit donner l’Archevêché de Salerne, par le Pa-pe Jule II. Depuis il fut Ambassadeur de la République de Gè-nes , auprès du Pape Léon X. & lors qu’Octavien son frère,eut traite en 1515. avec les François du gouvernement de laville de Gènes , il y retourna pour lui servir de conseil, dansl’administration des affaires publiques. Cortogoli, célèbre Cor-saire de Barbarie , ravageoit avec vingt galères toute la côte deGènes , où il avoit même enlevé depuis peu dix-huit navireschargez de grains & de marchandises ; & les succès de ce Bar-bare mettoient dans la dernière consternation tous les Marchandsde Gènes. On y résolut de mettre une armée en mer, & onen donna la conduite à l’Archevêque de Salerne . II surpritCortogoli dans le port de Biserte , passa depuis à Tunis & àl’Isle de Gerbes , & revint à Gènes, chargé de gloire & de bu-tin. Cette ville sot pillée en 1922. par les Espagnols qui la sur-prirent dans le tems quson traitoit des conditions pour la rendre.Octavien Frégose y sot soit prisonnier , & Frédéric se jetta dansun esquif; d’où voulant passer dans un des vaisseaux Fran-çois qui étoient alors dans le port de Gènes , il tomba dans lamer & fut en grand danger de se noïer. Le Roi François I. lereçut en France avec beaucoup de bonté, & lui donna l’Abbaïede saint Besogne de Dijon , où Frégose se retira. Comme ilavoit appris les langues , & principalement la grecque & 1 hé-braïque , il s’y appliqua à l’étude des livres saints , & aux exer-cices de piété. Depuis étant revenu en Italie , il fut pourvu del’Evêché de Gubio , où il travailla à remplir les devoirs d’unbon Prélat. Ce ne fut , dit-on , qu’avec violence qu’il acceptale chapeau de Cardinal, que le Pape Paul III . lui donna en1959. II mourut à Gubio le 22. Juillet de l’an 1941. * Foglie-ta , hiß. gen. liv. 12. Bembo , in epiß. Sadolct. Guichardin .Ughel. Aubery , &c.
FREHER , Cherchez MARQUARD FREHER .
Ç FREIGIUS, (Jean Thomas) étoit fils de Nicolas FreigiusJurisconsulte. Nicolas exerça la profession d’Avocat à Ensheimdans l’Alsace , & puis il se transporta avec sa famille à Ulme , &y fut un des Conseillers de la ville. II y mourut d’hydropisiePan i;;o. Sa femme le fit enterrer dans un Couvent de Religieu-ses à Schlingen proche d’Ulme . Jean Thomas naquit à Fri-bourg dans le Brisgaw, où son père s’étoit marié, & s’aquit beau-coup de réputation par ses ouvrages. II étudia le Droit dans fapatrie sous le fameux Zasius ; il eut aussi pour Maîtres , HenriGlarean , & Pierre Ramus. II enseigna prémièrement à Fribourg puis k Basic ; mais votant que la fortune lui étoit contraire,il sot sor le point de rompre avec les Muses & de se retirer à lacampagne pour y vivre a la manière de son aïeul qui étoit unPaïsan qui demeurait près de Bále. Pendant qu’il rouloit cedessein dans son esprit, le Sénat de Nuremberg , à l’instigation06 Jerôinc Volfius , soi fit offrir le Rectorat du nouveau Collè-
f e d Altorft. Cette charge étoit vacante par la mort de Valentin.rythreus le premier qui l’eùt exercée. II prit possellion de ceposte le ;o. Novembre 1 <579. lien remplit les fonctions avecardeur, en expliquant les Historiens , les Poètes , &les Institutesde Justinien. II retourna à Bále & y mourut de la peste l’aniçg;. Le meme fléau soi avoit enlevé un fils qui promettoitbeaucoup , & deux filles, dont l'une avoit fait des progrès dansles etudes. Freigius publia beaucoup de livres ; le premier futson liber trißiur» ; il a soit un soplément à l’histoirc de Paul
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Emile Sc de Ferron jusques à l’année 1569. Logka J ut ifi anfiel*torum s la version latine des volages de Forbisser , & de laguerre d’Afrique , où le Roy de Portugal Dom Sébastien sot tué ;Orationes Cicerones , per pet un not n logien , aritbmeticú , Et bi*cù , poli tien , historien , antiquitatû illustrât a , 3. vol. d Baieis8?> , 0 n trouve parmi ses ouvages le Pédagogue , ou un systè-me abrégé, pour montrer la manière la plus courte & la plusaisée d’enseigner les sciences & les arts ; & comme il étoit di-sciple de Ramus , il a suivi la méthode de son Maître. Son sty-le est d’ailleurs trop concis. II a mieux réiilii dans ses traitezde Jurisprudence . Les Paratitles sor le Digeste sont fort estimezà cause de sa méthode. 11 a fait aulli partìtiones jurn par-ta-bles , & réduit en tables le traité des fiefs de Zazius. * Con-sultez Melchior Adam , in vit .. j uns. Germ. Bayle ditl. crit ,4. édition.
FREINSHEMIUS , (Jean) né en 1608. dans la ville d’Ulmen Soùabe , après avoir étudié les loix dans les Université ?, deMarpurg & de Giessen , vint à Strasbourg , où par quelques poésiesqu’il composa en allemand , il se fit connoìtre de Matthias Ber-negger, qui soi confia sa bibliothèque. Ce fiat là que Freinshe-mius puisa le fond de science qu’il a soit paraître depuis dans sesécrits. 11 vint ensuite en France , où il sot reçu entre les Inter-rètes du Roi ; mais il n’y demeura que trois ans , & retourna
Strasbourg en 1657. où il épousa la fille de son bienfaicteur.L’Univerlité d’Upsal en Suède soi ayant proposé de grands avan-tages pour l’attirer , il les accepta , & y enseigna l’Eloquence pendant cinq ans. Alors la Reine Christine voulut l’avoir auprèsd’elle , le fit son Bibliothéquaire & son Historiographe , & soidonna , outre la table , deux mille écus ^appointement ; maisparee que l’air froid de ce pais étoit contraire à fa santé , il sotobligé en 1695. d’abandonnçr ces honneurs & ces avantages pourrevenir dans so patrie. La Reine témoigna du déplaisir d’étreprivée d’un homme de si grand mérite ; car outre la langue la-tine , la grecque & l’hébraïque , il scavoit encore presque toutesles langues vivantes de PEurope. L Electeur Palatin ayant soitdessein dans ce tems-là , de rétablir l’Univerlité de Heidelberg ,lui donna la charge de Professeur honoraire , avec celle de Con-seiller électoral. Freinshemms s’y retira avec fa famille en 1696.& y mourut quatre ans après , âgé de s 2. ans. Ce sçavant hom-me a soit les sopplémens de Tacite , de Quinte-Curce & de Ti-te-Live , qu’il a composez en 60. livres , qui ont été imprimezà Strasbourg en 1654. II a aussi commenté Quinte-Curce , Ta-cite , Florus & quelques autres Auteurs Latins , ausquels il ajoint d’excellentes tables. * Alart. Nank. de Rom. r er. script.
FREIRE DE ANDRADA, ( Hyacinthe ) Portugais , natif deBeja dans la Province d’Alentejo,étoit d’une illustre famille. II em-brassa l’état éccléíìastique , & sot Abbé de sainte Marie de Chans.II mourut vers l’an 1690. avec la réputation d’être un des meil-leurs Poètes de Portugal , cependant il a laissé peu de poésies, dumoins on ne connoit que celles qui ont été publiees à Lisbonne en 1717. & 1718. dans un recueil intitulé , Fenix renacida .Le plus considérable ouvrage de Freire , est la vie de D. Jean deCastro , quatrième Viceroy des Indes , qui a été imprimé àLisbonne en 1691. 1671. & 1703. in fol. On assure que la di-ction en est très-pure & le style très - élégant. * Bibliotb. por*tug, m f.
FREISINGEN. Cherchez FRISINGEN.
FREISHEIM , bourg ou petite ville du Palatinat du Rhin en Allemagne , est sur les confins du Comté de Linanges, à troisou quatre lieues de Franckendal & de Worms , du côté du Cou-chant. * Maty, diSlion.
FREISINGFIELD , bourg d’Angleterre dans le Comté deSuffolk , à lix milles de Hulsworth verS l’Occident , & à 4. deHarlson vers le Midi. Guillaume Sancroft , Archevêque de Can-torberi étoit né dans ce bourg , où il a fondé un Collège. * Di-ll ion. angloú.
FREISTAT , petite ville ou bourg de la Prusse ducale , si-tué dans la Pomeranie , à six lieues de la ville de Mariemver-der , & de celle de Graudents, du côté du Levant. 11 y a unautre lieu de même nom dans le quartier de Muhl en Autriche ,à la source de la rivière de Waldayít, & à six lieues de la ville daMathausen, du côté du Nord. * Maty, diêlion.
FREJUS , ville de France en Provence , avec Evêché, fou«la Métropole & le Parlement d’Aix , est très-ancienne , & a estétrès-considérable. Strabon , Ptolomée , Pomponius Mêla, Ta-cite , Pline , les itinéraires d'Antonio , les tables de Peutinger ,la notice des Provinces, le martyrologe romain , & plusieurs autresAuteurs en font mention, sous le nom de Forum JulU , & ci*vitat Forojulienfis. Les Romains avoient une Colonie considé-rable à Frejus , que Jules César appella de son nom ; ou parcsqu’il en avoit soit un arcenal ou un lieu de négoce ; ou enfinparce qu’il y avoit établi le siège du Préfet , qui étoit propre-ment slntendant de la justice. Au reste , quoi que cette villeait été deux ou trois fois ruinée par les Goths & par les Sarra-zins, qui avoient près de Frejus leur célèbre retraite du Fraxi-net, elle conserve encore d’illustres monument de son antiquité ;comme un amphitéatre qui est presque entier ; un admirableaqueduc conduit l’espace de dix lieues, pour y apporter de l'eaude la rivière de Ciagne. On y a encore trouvé diverses statues,un de ces trepiez fur lesquels les Devins rendoient leurs oracles,& grand nombre d’inscriptions , qui sont rapportées en partiepar Gabriel Simeoni Florentin , ou par Belleforét, ou par JulesRaimond de Soliers , ou par les Auteurs de l’histoirc de Proven-ce. Julius Agricola , Consul Romain, beau-père de Tacite P Hi-Tom, IF- X itorien,