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Tome IV
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störten , & Val ère Paulin , tous deux illustres, etoient natifs deFreins . Le Père du Four , dans la vie de saint Leonce , qu da publié parle de quelques autres personnes célébrés ausquellescette ville a donné naissance. Le Chapitre de Frejus est célébrépar son ancienneté. Acceptus , le plus ancien Eveque dont nousavons connoissancc , se trouva au Concile de Valence , ou Phe-b'adius d’Agen préíidoit lan ',74. parcequil setoit accule lui-mêmed’un crime qui nous est inconnu , pour etre déchargé dela dignité épiscopale ; il donna occasion aux Prélats assemblez encette ville , de faire un canon , qui est le dernier des quatrequi nous restent, par lequel il étoit ordonne que ceux qui,pour n’eltre pas faits Diacres ou Prêtres , ou Evêques , se seronteux-mêmes accusez d'un péché capital pour sc donner 1 exclu-sion canonique , soient exclus de ces degrez ; parce que , di-sent les Pères , ou ils sont coupables des tantes dont us s accu-sent , ou d’un mensonge contre leur propre réputation, ce quileur est toujours désavantageux. On écrivit une epitre synodaleau Clergé & au peuple de Frejus , pour leur donner avis de cequi avoir esté résolu , pour l’ordination des Ministres ecclésiasti-ques , & contre ceux qui s’accufoient eux-mêmes. Cillinus, ouQuillinus est le second Prélat dont nous sçachions le nom. 11 eutpour successeur saint Léonce , celui-ci Théodore , puis \ictorin,qui assistèrent tous trois à des Conciles. Jacques d’Olla , quifut depuis Pape sous le nom de Jean XXII . avoir été Evêque deFrejus. On compte encore entre ses Prélats , Guillaume Amicy,Patriarche de Jérusalem , deux Nicolas de Fiesque , &unFrancioti des Urlins , Cardinaux . Les antiquitez de cette Egli-se , ses privilèges , & la plupart des noms de ses Prélats nousserment inconnus , si Nicolas & Pierre d’Antelme , Chanoines,ne s’étoicnt donné la peine de nous les taire connoitre , apresdes recherches exactes Sc curieuses. Joseph d’Antelme , leurneveu , aulli Chanoine , avoir entrepris d’achever ce qu’ils ontli bien commencé. * Strabon , /. 4. Pline , /. 5. c. 4. Tacite , l.J. fr tn vit a Agric. Pomponius Mêla, /. 2. t. s- Baronius , inAnnal. Robert, Gall. Christ. Sc Sainte-Marthe, T. 1 . p. 418- &siq. dt la nouvelle édition en 171 v Du Saullay , Mart. Gallie.Savaron, in not. fûp. Sidon. Apoll. Barallis , Chronolog. Urin .Nostradamus & Bouche , histoire de Provence. Du Four , vitaS. Leontii. Gueíhay, part. 1. c. 42. Cafiani illust. frc.

FRETUS , (,***) faux Ambassadeur de France auprès duRoi deTez , en 1670. estoit un Marchand Provençal, lequelestant arrivé fur les côtes du Royaume de Fez , envoya deman-der au Roi un passe-port pour aller à fa Cour , se disant Am-bassadeur du Roi très-Chrétien. Le Roi dépêcha ses ordres ases Gouverneurs pour le traiter , Sc lui fournir des chameauxpour son bagage ; il alla lui-même le recevoir hors de la ville,& le conduisit dans son palais , où il lui donna audience. Cefaux Ambassadeur après avoir présenté ses lettres, fut mené dansun hôtel préparé , où il fut fort bien régalé ; & cependant fitvendre sous main une partie de ses marchandises. A la secondeaudience , il demanda Rétablissement d une Compagnie de Mar-chands François à Fez ; mais il ne put l’obtenir ; & le Roi con-sentit seulement à la liberté du commerce, sous le nom duRoi de France. Ainsi Frejus voyant son dessein manqué , de-manda son audience de congé, où le Roi de F ez lui donna une•lettre pour fa Majesté très-chrétiennc. Avec cette dépêche, Fre-jus s’en retourna au lieu où il avoit débarqué ; & s’y arrestapour vendre le reste de ses marchandises ; mais ayant eu quel-que différend avec le Gouverneur, il eut la hardiesse de retournerà Fez , pour en demander justice au Roi , qui se défiant de cefourbe, lui ôta la lettre qu'il lui avoit confiée, & lui comman-da de sc retirer au plùtôt de ses Estats. * G. Mouette , histoiredu Roi de Tafilet .

FREMIN COURT , ville qui appartenoit autre-fois auxanciens Camutes. Ce n’est plus présentement qu’un village,dans l’isle de France , situé proche de Dreux , du côté de l’O-rient fur la rivière d’Eure. Les Rois de France y ont eu unpalais qui est ruiné.

FREMINET , ( Martin ) excellent Peintre, natif de Paris ,ayant atteint P âge de 2s- ans , alla à Rome dans le tems quetes Peintres eltoient partagez entre Michel-Ange de Caravage ,& Joseph Pin. Freminet les imita tous deux , & y réussit ad-mirablement. Après avoir parcouru les principales villes d’italie ,il revint en France, où le Roi Henri IV . le reçut favorable-ment , & lui ordonna de peindre la chapelle de Fontainebleau .II continua cet ouvrage sous Louis XIII . qui Phonora du collierde l’Ordre de saint Michel ; mais il ne jouit pas long-tems de fafortune ; car lorsqu’il travailloit à finir la chapelle , il tombamalade, & mourut âgé de 33. ans, le iZ. juin 16x9. * Felibien ,entretiens fier les vies des Peintres.

FREMIOT , famille de robe, a eu des gens distinguez dansle Parlement de Bourgogne. Jean Fremiot, Seigneur de Saulx& de Barrain, fut Auditeur de la chambre des comptes de Di-jon , puis Conseiller au Parlement, l'an 1526. II laissa, entr’autresenfans, de GuiUemette de Gondram son épouse, André-BenigneFremiot, qui fut reçu Conseiller par la résignation de son père le1. Juin de l'an 1363. & laissa Claude , Conseiller, puis Présidentau même Parlement en 116;. L’autre, qui estoit Seigneur de Tot-tes, rendit de grands services aux Rois Henri III . & Henri leGrand , & à fa patrie , dans les guerres civiles de la ligue.C'eftoit un homme dune grande expérience, docte, bon Juge &excellent Politique. II fut Maître extraordinaire en la chambredes comptes en 1971. puis Avocat général au Parlement l’an 1.75,& enfin President en iç8i. Le Roi Henri IV . le fit Conseillerd’Estât, & Maire de Dijon en 1 çqç. & 1396. 11 mourut en 1611.& laiíla, entr autres enfans, André qui fuit.

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FREMIOT, (André ) Archevêque de Bourges, & Abbé desaint Etienne de Dijon , fçavoit les belles Lettres, le Droit canon& civil & la Théologie, & publia en 1610. un ouvrage da mar-ques de P Eglise contre les hérésies, qu’il dédia au Roi Henri leGrand. Ce Monarque Ravoir nommé à R Archevêché de Bour-ges en 1603. Ravoir fait Conseiller d’Estat, & avoit résolu de de-mander un chapeau de Cardinal pour lui. Fremiot avoit déja estéreçu Conseiller au Parlement de Bourgogne en 1599. Le Roi LouisXIII. l’envoïa Ambassadeur à Rome l’an 1626. à son retour, ilpassa à Venise, dans la Valteline & en Suisse ; Sc rendit de grandsservices par lès sages négociations, en affermissant ces peuplesdans leur bonne intelligence avec la France . Le soin des affai-res publiques ne l’empescha pas de vacquer à celles de son Dio-cèse. II y fit réimprimer les rituels, publia de nouvelles ordon-nances, remplit enfin tous les devoirs de Prélat, & mourut à Paris le 13. Mai de l’an 1641. * Sainte-Marthe, gall. Christ. Palliot,bist. du Pariern, de Bourg. Le Mire. defiript. Sac. XPU. Henride Maupas du Tour, vie de la M. de Chantai , frc.

FREMIOT, (Jeanne-Françoise) Baronne de Chandal, Fon-datrice , prémière Mère & Religieuse de la visitation de sainte-Marie, naquit à Dijon le 2;. Janvier de l’an 1372. Elle estoit fillede Benigne Fremiot, Avocat général , puis second Président auParlement de Dijon, Sc de Marguerite de Berbisy : André Fre-miot, Archevêque de Bourges , estoit son frère. Fille épousaChrijlopble de Rabutin, Baron de Chantai, à l’áge de 20. ans ;Sc pendant son mariage , elle pratiqua toutes les vertus chrétien-nes, avec beaucoup de zèle. Elle eut six enfans, deux desquelsmoururent quelques jours après leur naissance ; Cclsi-Benigne tqui mourut au service de Louis Xlll. en 1627. s’opposant auxAnglois à la descente de Risse de Ré, laissa de Marie de Cou-langes son épouse une fille unique Marie de Rabutin , qui épou-sa en 1644. Henri Marquis de Sevigné; Atmée femme de Jeande Sales, Seigneur deTorrans; Françoise, femme de Jean, Com-te de Toulongeon ; & Christine , morte fans avoir esté mariée.Le Baron de Chantai fut tué à la chasse , par l’imprudence d’unde ses amis. Sa veuve s’adonna à tous les exercices de pieté, &se mit sous la direction de saint François de Sales , qui préchoità Dijon . Après quelques conférences , qu elle eut avec cet il-lustre Prélat, ils relblurent de fonder l’Ordre de la visitation . Lesenfans & le père de AI. de Chantai s’opposerent d’abord au desseinqu’elle avoit de les abandonner; mais cette opposition ne la re-tint point. Este prit l’habit de Religieuse avec Jacqueline Favre,fille du sçavant Antoine Favre , premier President de Savoye, Scavec Charlotte de Brescard, le 6. Juin 1610. jour de la feste dela Trinité, que les fondemens de ce saint institut furent jettezau faubourg d’Annecy, où saint François de Sales avoit donnéune maison à ces nouvelles Religieuses . Dans ce premier éta-blissement, elles ne firent que des voeux simples, & elles sorto-ient de leur Monastère, pour aller visiter les malades. Mais en-suite, à la persuasion de Denys Simon de Marquemont, Archevê-que de Lyon, & depuis Cardinal, cette Congrégation fut érigeeen Religion, & confirmée par le Pape Paul V . La Mère de Chantaile gouverna plusieurs années, avec un soin extrême. Elle mou-rut à Moulins le 13. Décembre 1641. en visitant les Monastèresde son Ordre. Le jour qui précéda son trépas, elle dicta duranttrois heures, une lettre où este donnoit des instructions impor-tantes, pour maintenir son institut dans l’observance. * Henride Maupas , en fa vie. Robert, gall. christ. Louis Jacob, bibliothè-que des femmes illustres. Hies des prémiìres Mères de la visita-tion. Hilarion de Coste , éloge des Dames illustres , frc.

FREMONA, ville d’Afrique , dans le Royaume d’Ethiopie.On Rappelle aulli Meguaga , selon Ludolfe, dans son histoired’Ethiopie : elle est des principales places de tout le pais, quoiquepetite, & presque réduite en simple village. On croit que c’est laFrimu magna ou Premnis de Pline, de Ptolomée, & de Strabon .

FREMON r 1 (D. Charles) Religieux de l’Ordre de Grand-mont, ne à fours l’an 1610. entra dans R Ordre de Grandmontdès Rage de ig. ans, & dès l’an 1633. ayant reçu Perdre de Prê-trise) il fut fält Prieur de Grandmont. Le relâchement qui s’estoitintroduit dans cet Ordre, où il subsiste encore en partie, lui fai-sant beaucoup de peine, & ne trouvant point de disposition dansles Supérieurs à remettre les choses fur Puncten pied, il vint étu-dier en rhéologie à Paris , dans le dessein de s’y faire des pro-tecteurs, & il eut le bonheur d’avoir accès auprès du Cardinal deRichelieu , qui ordonna en 1642. au Général de donner à D.Charles Fremont un Prieuré où il pùt rétablir l’ancienne discipli-na de Grandmond. La conduite de ce Réformateur montre com-bien il estoit éloigné de R esprit de singularité & d’independance :il ne se proposoit que de faire observer la règle que le Pape In-nocent IV . avoit mitigée, & y réussit non-seulement dans la mai-son que les habitans de Thiers en Auvergne sondèrent en 1650.pour lui, mais dans six ou sept autres maisons qui appartenoientauparavant a l’Ordre, & qui étoient alors presque entièrement rui-nC ? S ‘ D ^f. s Monastères ne font point un corps séparé de l’Ordre,& les Religieux réformez dépendent du même Général que ceux4 ul ne le sont pas, d’où vient qu’il a esté jugé en 1700. par unarreít du Conseil, qu’Us n’ont pas besoin de lettres patentes pourprendre possession des maisons de l’Ordre où on leur donne en-trée. Lc pieux Réformateur gouverna pendant trente ans la mai-son de Thiers , & laissa des instructions très-solides à ses disciples.11 termina une sainte vie par une mort heureuse en 1389- estantâge de prés de 79. ans. * Heliot, bist. des Or d. Mon. Tom.7. chap. 33.

t FREMONT, d’Ablancourt, (Nicolas de) fils aîné de lasœur du célébré Nicolas Perrot Sieur d’Ablancourt. L’excellenteéducation qu’on lui donna, Sc les grands talents naturels soute-nus