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Tome IV
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apportez du Temple de Jérusalem , & qui s’étoient conservez jul-ques alors avec un grand soin. Éudoxie fut menée captive enAfrique, avec ses deux Ailes Eudoxie la jeune & Placidie. Gen-seric maria la première à Huneric son Als ; & après beaucoupde prières des Empereurs, il renvoya l’autre avec fa mère àConstantinople. Lorsqu’il sut de retour en Afrique , il recom-mença ses cruautez contre les Orthodoxes, & fur tout contreles Evêques , dont il fit mourir plusieurs. II défendit même-auxCatholiques de subroger quelqu'un , à la place de Deogratias' deCarthage. De rems en tems il failbit des courses, tantôt fur lescôtes d’Italie, tantôt dans la Fouille, dans la Dalmatie , dansl’Epire & dans la Sardaigne. Après avoir ravagé l’Occident , ilentra dans Flllyrie, dans le Péloponnése, dans la Grèce & dansplusieurs Isles de l’Archipel , qu’il ruina entièrement. E'Empe-reur -Marcien ne se sentant pas assez fort pour lui résister, fut con-traint de dissimuler, & Léon son succestèur leva en 468. une ar-mée de cent mille hommes de pied, & mit mille vaisseaux enmer, íous la conduite de Basilisous ; mais le Barbare corrompantce Général, fit périr toute cette armée. Avant cela l’EmpereurMajorien étoit entré au mois de Mai de l’an 460. en Espagne ,d’où il devoit passer en Afrique , pour attaquer les Vandales.Genseric lui fit changer de dessein, ayant surpris par stratagème500. vaisseaux qu’il avoit laissez à í’ancre près de Carthage enEspagne . Ce Barbare attira encore Olybrius dans son parti, con-tre l’Émpereur Anthemius en Occident. Dieu délivra enfin lemonde de ce cruel persécuteur de son Eglise l’an 476. * Victorde Vite, de perficut. Fand. I. 1. fi 2. Procope , de BeU. Fandal./. 1. Idace Marcellin. Prosper, en la chron. Paul Diacre . Nicé-phore. Evagre. Baronius , &c.

GENSFLEISCH , (Jean) étoit domestique de Jean Men-tel, qui inventa , selon quelques-uns. Part de {'Imprimerie en1447. Quelques Auteurs disent que Álentel se confia à Gens-fleisch mais que ce valet le trahit, & découvrit son secret àJean Guttemberg Orfèvre , demeurant à Strasbourg . Comme stn’y avoit pas d’apparence d’exercer ce nouvel art au lieu où cet-te trahison s’étoit faite, Guttemberg & Gensfleisch s’en allèrent àMayence , où l’on imprima bien-tòt après un grand nombre delivres. Gensfleisch devint aveugle ; & une chronique de Stras-bourg , qui parle de la manière dont il abusa de la facilité deson Maître en r447. remarque qu’il étoit à croire que cet aveu-glement étoit un châtiment de sa perfidie, dont la justice divi-ne l’avoit puni. Voilà ce que Jacques Alentel rapporte deGens-fleisch, dans son traité, de ver a typographie origine, 1650.Parisiù, mais st paroít avoir mal prouve ces faits. F oyez GUT-TEMBERG.

GENSUI, que quelques cartes nomment Chalib , &d’autresCob acquêt, anciennement Mêlas. Rivière d’Alie dans la Nato-lie. Elle a fa source dans la Natolie propre, où elle baigneAngouri ; ensuite elle traverse la grande Caramanie & I’Aladu-lie, & elle se décharge dans l’Euphrate quelques lieues au-dessusde Malatiah, ou, selon d’autres cartes, quelques lieues au-dessous de cette ville. * Maty, diElion.

GENTIEN, ; Pierre) ancien Poète François , vivoit fous lerègne de Philippe le Bei, en 1304. 11 étoit de Paris d’une familleancienne, & composa divers ouvrages en vers, qu'on trouve dansles bibliothèques des curieux. *(onfisltez Claude Fauchet, dansson traité des anciens Poètes François , Sc. la bibliothèque des Au-teurs François , de la Croix du Maine, & de Du Verdier-Vau-p rivas.

0 De la même famille de ce Poète il y avoit de son temsJacques Gentien , ou Gent can, qui défendit avec beaucoup decourage la personne de Philippe le Bel , à la journée de Mons contre lesHamans, en 1304. En récompense de ce service, leRoi lui permit de charger les armes d’une bande d’azur, seméede fleurs de lys d’or. Lorsque le Roi rétablit à Tolose le Parle-ment en 1444. Jacques & Jean Gcntian, issus de cette famille,v tenoient place, le premier en qualité de Conseiller lai ; & lesecond en qualité de Conseiller clerc, lequel mourut avant l’an1460. La branche du prémier passa par mariage dans l’anciennefamille des Malenfans , & delà vient que ceux de ce nom por-tent dans leurs armes une bande d’azur flcurdeliiée d’or. * LaFaille, annales de Tolofe , année 1443.

GENTILE DA FABRIANO , Peintre célèbre, vivoit dans leXV. siècle, & s’acquit beaucoup de réputation. Le Pape Mar-tin V. le fit travailler à saint Jean de Latran. Michel Ange di-soit, de ce Peintre, que les ouvrages de fa main convenoientfort bien au nom qu’il portoit. II devint paralytique fur la finde ses jours, & mourut âgé de 80. ans. * Vasari. Felibien , &c.

GENTILE, (Deodatus) natif de Gènes, d’une illustre fa-mille , se distingua par fa piété & par sa doctrine dans l’Ordrede*seint Dominique, où il gouverna successivement diverses mai-sons , & fut reçu Docteur en Théologie. Le Pape Clément VIII .l’ayant appellé à Rome , le fit Commissaire général de l’Inquili-tion, & en 1604. lui donna l’Evéché de Caserte dans la terre deLabour. Paul V. le fit aussi Nonce apostolique dans h Royaumede Naples. Ce Prélat mourut à Naples en 1616. étant âgé deS8- ans, & laiflà deux ouvrages imprimez : Aurea catena in m-vem annulas difitnBa, Boulogne 1383- Aima urbú myftìca de-Jcrìptiq , Gènes 1389- Rovetta dit qu’on gardoit aussi dans la bi-bliothèque Borghese , trois traitez de Gentile, 1. de divints auxi-liù ; 2. de poteflate fúmmi Pontifias ; 3. de immunst ate eccle-fiafiicd. *Echard , script. Ord. Prad. tom. 1.

GEN nu , (Luc) Cardinal, Evêque de Luceria , étoit deCamerino dans l’Ombrie , & se rendit habile dans le Droit. IIiut fait Cardinal par le Pape Urbain VI . en 1378. fut Gouverneur

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de l’Ombrie , & mourut vers l’année r;8y. à Camerino. Quel-ques Auteurs assurent, qu’il en avoit été Evêque . On y voit sonepitaphe dans l’Eglise cathédrale, qui témoigne que Luc Gen-tili áoit sqavant. * Onuphre . Ciaconius. Contelorio. Aube-ry, &c.

GENTILIS , ou GENTILIS DE GENTILIBUS , dit deFoligno, parce qu’il étoit natif de cette ville en Italie , étoit unsqavant Médecin . disciple de Thadée de Florence , qui vivoitdans le XIV. siècle. 11 étoit fils d’un autre Médecin de ce nom, 'de Boulogne, & laissa divers enfans , dont l’un s’établit à Pe-rouse , où sa famille subsiste encore. Gentilis compose diverscommentaires fur Avicenne , qui font encore fort estimez par lesgens de lettres : Commentât la super opéra Avicenn*. Commets-t aria in arte Galen't , (fie. Ce sqavant homme mourut àYoligno,le 12. Juin 1348. * Tnthême, de script, ecclef. Jacobilli, biblioth.Ambr. Léandre Alberti, defiript. Ital. p. 90. Genebrard & Gau-tier, en la chron.

S GENTILIS, (Jean Valentin) Calabrois, natif de Cosence,vivoit dans le XVI. siècle. II fe réfugia à Genève , pour éviterla peine du feu, dont il étoit menacé en son pays , pour faitd’herésie. II y trouva quelques Italiens que le même sujet yavoit amenez , & entr’autres Georges Blandrata & Jean-Paul Ai-dât. Ces derniers avoient donné dans un nouvel Arianisine, envoulant subtiliser sur le mystère de la Trinité. Gentilis entradans leurs erreurs, & fut mis en prison. Calvin disputa avec luien prison, & Gentilis donna ses défenses par écrit. Les Ministresy répondirent de même ; mais en termes si forts que Gentilisvouloir s’en plaindre au Magistrat Cependant comprenant quece procède rendroit se cause plus mauvaise, il prit le parti depresenter une requête le 3. Août 1338. par laquelle il déclaraitqu’il avoit entièrement changé de sentiment, estimant qu’il de-voit croire que les Ministres raisonnoient plus juste, même endormant & ey songeant, que lui en veillant. Cette rétractationparut peu sérieuse ; aussi le Magistrat consulta-t-il cinq Avocatsiùr la nature du crime de Gentilis, qui décidèrent que selon lesConstitutions impériales il devoit être brûlé. Le Magistrat lecondamna le 13. Août à avoir la tête tranchée. Alors les Avo-cats, qui fe repentirent d’avoir jugé fi rigoureusement, prièrentle Magistrat de suspendre l’éxécution de la sentence pour Rassu-rer mieux de la sincérité de se repentance. Le Conseil le fit doncinterroger de nouveau, & en conséquence de ses protestations,on fe contenta de lui faire faire amende honorable. L’on voitpar ses interrogations qu’il avoit soutenu que les termes de Tri-nité, d’Pffènce , d'hypofiafi, étoient de l’imentio.i des Théolo-giens ; que pour parler juste fur la Divinité de J. C. il faloit direque le Dieu d’ifraí! , qui restesseul vrai Dieu , & le Père denôtre Seigneur J. C. avoit versé dans celui-ci se Divinité. IIavancoit que Calvin seiíoit une cfiuaternité , savoir, l’eslènce Di-vine & les trois personnes. Gentuis à qui il étoit défendu dequitter la ville s’évada & fe retira chez Matthieu Gribaldi, Sei-gneur de larges dans le Pais de Gex & qui étoit à peu prèsdans les idees de Gentilis. Ce dernier écrivit là une confessionde foi pleine d’invectives contre S. Athanase, & contre Calvin ,& il la dédia au Baillis de Gex. Ensuite il passa à Lion pour lafaire imprimer; on le mit en prison , mais on l’élargit dès qu’oneut sceu qu’il étoit ennemi de Calvin . Après cela il se retira enPologne où étoient déja Blandrata & Alciat. Chassé de Po-logne, il alla en Moravie ; & après la mort de Calvin , il revinten Savoye où il croioit de retrouver Matthieu Gribaldi , mais ilétoit mort depuis peu. II fe rendit chez le Baillis de Gex, pourlui offrir de disputer publiquement contre tous les Ministres duvoisinage. Le Baillis le fit mettre en prison ; & en ayant donnéavis aux Seigneurs de Berne , il reçut ordre de conduire Gen-tilis à Berne , où se cause fut examinée pendant plus d’un mois.Dans tous les interrogatoires, il soutint ses sentimens'avec beau-coup de fermeté. Enfin il fut condamné en 1366. à perdre latête, pour avoir opiniâtrement, L contre son ferment, attaquéle Mystère de la Trinité. 11 fe vanta avec une extrême impiété,que les Martyrs n’etosent morts que pour la gloire du Fils; maisqu’il etoit le prémier à perdre la vie pour celle du Père. flene-dictus Aretius, Ministre de Berne, publia l’hiitoire de ce qui s’é-toit passé contre Valentin Gentilis. * Sponde , aux atm. Pra-teole, Falent. Melchior Adam, in vita Calv. Baylc, diílion. eri-tìq. ílist. de Genève de l'éditìon de 1730. pag. 301. fie.

GENTILIS, (Matthieu) Médecin Italien, issu d’une noblefemille dans la Marche d’Ancone, qui quitta se femme & sonpays , pour embrasser les opinions des Novateurs, fur la fin duXVI. siècle. 11 emmena avee lui Alberic son fils aine, & Sci-pion , le pénultième de sept enfans qu’il avoit, & lé retira dansla Carniole , où on lui donna le titre de Médecin de la Provin-ce, avec de bons appointemens. II passa depuis en Angleterre,où il avoit envoyé son fils aine.

GENTILIS, (Alberic) fils du précédent, avoit été reçu Do-cteur en Droit à Perouse dès l’âge de 2 r. ans, & avoit même étéJuge d’Ascoli avant que de sortir d’Italie avec son père. Depuisil s’établit en Angleterre, où il obtint l’an 1382. une chaire deProfesseur en Droit, & mourut à Londres le 19, Juin 1608. àPage de 38- ans. 11 a laissé plusieurs écrits, dans lesquels il nes’attacha pas toûjours aux sentimens reçus chez les Protestons.Ses principaux ouvrages sont trois livres de jure belli ; trois delegatsonibuá ; d’autres de juris interpretibus ; de advocatione Hi-Jjtanica, qu’il compose parce qu’il avoit été établi P Avocat per-pétuel de toutes les causes que les sujets du Roi d’Espagne au-roient en Angleterre. * Bayle, di£l. crit.

GENTILIS » (Scipion) frère à’ Alberic, & fils de Matthieu ,

naquit