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Tome IV
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GEN

près de lui, lors même qu’il eut été proscrit par Sévère qui s’em-para de l’Empire. * Julian, Fit.

GENIALIS i premier Duc de Vasconie. Théodoric , Roi deBourgogne , rétablit en 602. & pour rendre son établissement plusferme, outre les terres recouvrées en Espagne , sqavoir, Pampe-lune, & les contrées adjacentes, les vallées de Soûle, la basse Na-varre, Bassan & Labour, il lui donna k étendue de cinq citez enla Novempopuíanie, qui composèrent le Duché de Genialis, Ducdes Vascons. Ces citez étoient Oleron , Baïone, Acqs, Aire , &Béam. Aighinan succéda à Genialis en 626. Amond fut le troisiè-me Duc en 6;o. Loup fut le quatrième, & il acrut le Duché desautres citez de la Novempopuíanie. Les annales d’Eginhartparlent d’un autre Loup, Duc des Vascons l’an 769. vers le-quel se retira Hunaut, Duc d’Aquitaine, après avoir été vaincupar Charlemagne . * Marca, htfioire de B Tarn. liv. 1 . chap. 24.

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GENIE, être spirituel, que les anciens Païens croy oient avoirfoin de la personne, de la chose, ou du lieu où il s’étoit attaché.Selon la superstition des Idolâtres, non-feulement chaque hom-me avoit son génie, mais aussi les arbres, les fontaines, les mai-sons, les villes & les Royaumes. II étoit appellé génie (de fan-den mot latin Gern, qui signifie engendrer) parce qu’il commen-coit ses foins dès la naissance de celui qui étoit fous fa prote-ction ; ou parce qu’il naissoit avec lui ; ou parce qu’U présidoit àla naissance de toutes les choses du monde. Plutarque dit queces génies étoient des Démons ou esprits, qui tendent le milieuentre les Dieux & les hommes. Plusieurs ont cru que chaquehomme en avoit deux ; l’un bon, qui l’excitoit à la vertu ; &l’autre mauvais, qui le portoit au vice. D’autres n’ont donnédeux génies q; faux maisons où il y avoit des gens mariez.

Les Historiens rapportent que Socrate avoit un génie familier.Us assurent la même chose de Pythagore , & dc plusieurs autresgrands hommes. Plutarque dit dans le traité, dont le titre est,Pourquoi les oracles ont ceffí, que ce silence des oracles venoit,de ce que les génies de ces lieux ay oient changé de demeure.On réprésentoit le génie sous différentes figures ; quelquefoiscomme un vieillard ; mais le plus souvent sous la forme d’un ser-pent. On le couronnoit de feuilles de plane. Dans les sacrificesqu'on lui faisoit, on ne lui offroit ordinairement que du vin, desfleurs, & de l’encens, parce que les Anciens faisant des sacrificesà ce Dieu le jour de leur naissance, ne vouloient pas répandredu sang, en immolant des victimes, le même jour qu’ils avoientreçu la vie. Quelquefois néanmoins on secrifioit au génie unjeune porc. Les Auteurs font mention de deux Temples fortmagnifiques, qu’on avoit bâtis aux génies, à Rome, & a Alexan-drie . Au reste la coutume des Romains étoit de jurer par le gé-nie de leurs Empereurs, ce qu’ils faisoient avec tant de respect &de vénération, qu’ils n’osoient violer ce serment D’aillcurs ceuxqui se parjuroient, étoient condamnez au fouet : c’est pourquoiplusieurs faisoient difficulté de jurer par le génie du Prince. Onremarque que l'Empereur Caligula fit mourir quelques Romains,qui refusoient de faire ce serment. * Plutarque , lit. de orac. des.C. Tacite, liv. y. hiß. Censorin , liv. de Die Hatali , c. Sèr-vius, in 1. Georg. Amm. Marcellin, /. 21.

GENISCHECHER , ou, GEN 1 SAR, anciennement Nea-folis, c’étoit autrefois une ville de Bithynie ; ce n’elt maintenantu’un petit bourg, situé dans la Natolie propre, fur la rivière deangar, au Levant de Nicée. * BaudrancL

GENNADE, (Gennadius) I. Patriarche de Constantinople,succéda l’an 458- » Anatolius. II signala les commencemens deson Episcopat par la convocation d’un Synode, où soixante &treize Evêques se trouvèrent avec les Légats du siège apostoli-que, pour y terminer les disputes qui divifoient l’Eglise d’Urient,au sujet du Concile de Chalcédoine. Gennade travailla austi avacune assiduité incroyable, pour réformer les abus qui s’étoient glis-sez dans le Clergé. A fa prière, Dieu punit un mauvais Prêtre,qui ne sc vouloit pas soumettre à son devoir. Ce saint Prélatmourut l’an 471. Les Grecs en font mémoire dans leur meno-loge, le 2$. jour du mois d’Août, comme d’un saint Evêque .Gennade de Marseille , le met entre les Ecrivains écclésiastiques,& dit, qu’outre beaucoup d’homelies prononcées devant son peu-ple, il avoit fait un commentaire littéral fur le Prophète Daniel.Nous n’avons plus ses ouvrages ; il nous reste seulement deuxfragmens de ses écrits, l’un rapporté par Facundus, & l’autre parLeontius ; le prémier tiré d’un livre fait contre les douze cha-pitres de saint Cyrille, & le second d’un traité adressé à Parthe-nius ; & il y a encore une lettre synodique de cet Evêque contreles simoniaques. * Théodore le Lecteur , colleíl. 1. Nicéphore,en la c brou. (J l. i<;. c. 25. Suidas, F. Gennad. Gennade , c.95. Baronius , A. C. 4^8. 71. &c. Du Pin, hilliotb. des Au-teurs eccléfiafiiqucs F. ficelé.

GENNADE N. Foyez SCHOLARIUS. (Georges)

GENNADE, Prêtre, & non Evêque dc Marseille , commequelques Auteurs Pont écrit, florissoit fur la fin du V. siècle. IIcomposa un livre des hommes illustres, où l’on croit que quel-ques chapitres ont été ajoutez ; & fur tout ceux où il fait men-tion de saint Césaire comme d’un homme dé j a mort, & d’Honoréde Marseille, ce qui est plus véritable, si Gennade est mort, com-me on le suppose l’an 492. ou 49p Le Père Martianay dans lapréface du V. tome des œuvres de S. Jérôme, prétend que lelivre des hommes illustres de Gennade , a été altéré par quelquePélagien, & il veut qu’on s’en tienne à un manuscrit dont il donneles différences; mais il n’a pas persuadé tout le monde. Pource qui concerne la vie de S. Jérôme, qu’il a donnée après D. Ma-billon, il paroît certain qu’elle n’est pas de cet Auteur. On croit

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que le livre des dogmes ecclésiastiques, qûi se trouve dans lesOeuvres de saint Augustin & de saint Isidore de 8e vil le, est deGennade, outre quelques autres qu'on lui attribue, selon quelquesAuteurs. On a accuse ce scavant Prêtre,d’avoir adhéré quelque temsauX erreurs des Pélagiens, qu’il abjura depuis. II est certain que selivre des dogmes cccléfiafiìques , q u i se trouve parmi les œuvres desaint Augustin, est de Gennade . II avoit encore compose huit si-xtes contre toutes les hérésies, six livres contre Nestorius , troislivres contre Pelage , & un traité du règne de mille ans & del'Apocalypse de saint Jean . 11 n’a jamais été Pélagien ; mais iln’etoit pas dans les sentimens de saint Augustin , sur la grâce &sur le libre arbitre, & il soivoit les sentiment de Fauste de Riez ,que quelques Modernes traitent fans raison de semi-Pélagien. IIa ajouté au traité des hérésies de saint Augustin , quatre nouvel-les hérésies ; scavoir, celles des Prédestinatiens, des Nestoriens,des Eutychiens & des Timothéens. * Cassiodore , divin. in(ì. c .17. Walafridus Strabo,. t. 20. de divin, ojfic. Sixte de Sienne ,bibliotb. Jan£l. Besiarmin, au cat. Baronius , in annal. Vossius ,biß. pelag. I. 1. c. 10. de biß. lat. I. 2. c. 18. Suarez, opèretrip.de grat. prol. s - c. 9. ». 55. Guesnay, Cajpan. illufl. I. 1. c. 6?.Le Mire, bibliotb. ecclef. Du Pin, btbliotb. des Auteurs eceléfìafli-ques F. fiècle.

GENNADES :, nom que les Romains donnoient aux filles dequalité, qui se mésallioient en épousent des hommes de baisecondition ; comme Virginie, qui étant de famille patricienne, de-vint Plébéienne par un mariage inégal. * Tite-Live , liv. 10.

GENNEAS, père d’ Apollonius. , grand ennemi des Juifs. *II. Macb ab. XII. 2.

GENNIM-, grande plaine dans 1* Tribu d’Ephraïm , qui sejoint à celle d’Esdrelon. II y a un fort beau bourg appellé dece nom.

GENOSA, bourg du Royaume de Naples . II est dans laterre d'Otrante, près de la rivière de Brandano, & de la Basilicate ,entre la ville de Matera , & le golfe de latente, à trois sieuës del’une & de l’autre. * Maty, diìlion.

GENOUILLAC. voyez GOURDON.

GENS-D’ARMES DE LA GARDE DU ROI : Compagniede cavalerie de deux cens Maîtres, qui servent par quartier.Après le Roi, qui est le Capitaine, il y a un Capitaine-Lieute-nant, deux fous-Lieutenans & autres Officiers. A l’armée, leRoi a encore des Compagnies de gens-d’armes, dont il est austiCapitaine ; mais ceux-ci ne sont pas pour la garde de fa person-ne. Les gens-d’armes de la garde portent une enseigne & unguidon, où sont peints des foudres qui tombent du ciel , avecces mots, Què jubet iratus Jupiter. Les places des gens-d’ar-mes , sont des charges dont ils peuvent disposer, & se démet-tre en faveur d’un autre ; ce que les chevaux-legers ne peuventpas faire.

GENSERIC , Roi des Vandales en Esoagne, étoit fils de Go-degifile & d’une concubine. II vainquit Hermongairc ou Hcr-snenric Roi des Sueves, & passa au mois de Mai de l’an 428- enAfrique , à la tête de quatre-vingt mille hommes, pour donnerdu secours au Comte Boniface qui l’y avoit appelle. Ce Générals’étant réconcilié avec l’Empereur, combattit contre Genscrìc, Stfut vaincu. L’Empereur Théodosc le Jeune , qui prévit lesmaux que sonffriroit l'Afrique par cette irruption, envova con-tre les Vandales une grande armée composée de toutes les for-ces de l’Empire, sous la conduite d’Aspar , qui sot encore dé.fait. La plupart des Chefs furent même faits prisonniers ; &Genscric resta maître de presque toute l’Afrique . Comme ilfaisoit profession de l'Arianiline, il entreprit de rétablir dans sonnouveau Royaume, & se porta à d’extremes cruautez contre lesOrthodoxes. Cependant, Carthage qui s’étoit défendue contreles armes de ce Prince, fut emportée par surprise le 19. ou 21.Octobre de l’an 4,9. pendant que l’Empereur Valentinien III .n’appréhendoit rien de semblable, & qu’Aètius étoit occupé dansles Gaules contre les rebelles. Genscric en saisit les dépouilles,après avoir fait souffrir à íès citoyens, des tourmens inconceva-bles , pour y établir son autorité. II pilla les Eglises , en con-vertit la plupart en lieux profanes, & choisit la Cathédrale, poury tenir des assemblées de ceux de se secte : de sorte que, selonla pensée de Paul Diacre , il eût été nial-aisé de reconnoitre s’ilavoit plutôt fait la guerre aux hommes qu’à Dieu . Non contentde ces progrès, il le mit fur mer en 440. & passa en Sicile , oùil fit des désordres épouvantables. Cette Isle eût été entièrementdésolée par ce Barbare, s’il n’eût reqû la nouvelle que Séba-stien, gendre du Comte Boniface, étoit entré dans l’Aftique avecune armée. Cette nouvelle l'obligea d’y retourner ; il s’accordad’abord avec ce Capitaine, puis le fit mourir en trahison , irritéde ce qu’il n’avoit pû lui persuader de se faire Arien . Valertti-nien sut obligé de faire la paix avec ce Prince Vandale, qui con-tinua de persécuter les fidèles. Théodosc fit partir une arméenavale contre lui, fous la conduite d’Areobinde, d’Anaxile &de Germain ; mais elle fut inutile par le long séjour qu’elle fitsur les côtes de Sicile. Cependant Valentinien ayant été tuéle 17. Mars de l’an 49c- par Maxime, qui se rendit maître del’Empire , & qui épousa par force se veuve ; cette Princesse ap-pella Genscric en Italie , pour venger la mort de cet Empereurallié des Vandales, & pour la délivrer de la servitude, où Ma-xime la tenoit réduite, sous le nom de son mari. Le Barbare mit aussi-tôt une grande armée fur pied, passa en Italie, prit Ro-me & pilla durant quatorze jours cette grande ville, n’épargnantpas merne les Eglises, dont on emporta les richesses en Afrique ,& fur tout les valès d’or & d’argent, que l’Empereur Tite avoitTome IF. K k 2 appor-