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Tome IV
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ches le rendirent méprisable , & l’empêchèrent d’acquérîrni biens, ni réputation. On dit qu’il mourut en i« 4 - âge de7ç. ans dans l’hopital de Sienne . * Vafari. Fehbien, &c.

GIOVENAZZO, ville du Royaume de Naples en Italie ,dans la terre de Bari, avec Evêché suffragant de Bari . Les Au-teurs Latins la nomment Juvenacium. Elle est pente & peuconsidérable, à deux ou trois milles de Molsera. Leandre Al-bert!. Sanson.

GIR 5 ou GHIR, grande rivière d’Afrique . Elle a deuxsources, l’une dans le Daara, contrée du Biledulgerid ,, Lautredans le désert de Ghir. Elles se joignent dans celui de Zu en zi-ga. Cette rivière, ainsi formée, traverse le désert de Targa, &se jette dans le lac de même nom, d’où ressortant, selon quel-ques cartes, elle baigne le désert de Lernpta , le Royaume deBorne, & entre dans le lac de Nuba, elle en fort fous le nom deNubie, & va se décharger dans le Nil . * Carte de C AfriqueparWischer.

GIRAC , (Paul Thomas , Sieur de) étoit fils de Paul Tho-mas, Seigneur de Maisonnette , qui étant natif de Jarnac, vints’établir a Angoulême . II avoit une parfaite connoissance de lalangue hébraïque , & fàisoit fort bien des vers. Le fils nâquità Angoulême , & fut intime ami de Balíac. Une critique deVoiture, qu'il avoit faite en latin, lui attira fur les bras Costar,Archidiacre du Mans , qui entreprit la défense de son ami mortdepuis quelque tems. Ce fut un flux & reflux d’écrits & d’in-jures de part & d’autre ; car ces Messieurs n’eurent garde de dé-pouiller le caractère d’aigreur, trop ordinaire à quelques Sçavansde profession, pour se renfermer dans les bornes dc l’honnêteté.Girac paroít dans ses réponses plus docte L plus versé dans laconnoissance de l’antiquité que Costar ; mais il est moins poli &plus aigre que lui. 11 mourut le 2. Janvier 166;. * Balfac, damun discours joint au Socrate chrétien. Le P. Gandin, préface deson dìítionnaire. Bayle, d:tì. crit.

GIRACUNDA, ou CACAGIONI, petite ville de Tartarie.Elle est fur la côte de la Crimée , au Couchant du cap Carosqui,ou Imkermen. Quelques Géographes la prennent pour l’ancien-ne Cbarax, petite ville de la Chersonèlè Taurique, laquelle d’au-tres croient être entièrement ruinée. * Baudrand.

GIRALDI, (Jean-Batiste) né à Ferrare en 1Ç04. étoit filsde Chriflopble Giraldi, homme de lettres, qui le fit élever avecfoin, & parent du célébré Lilio Gregorio Giraldi . 11 étudia fousCalcagnmi ; & après avoir fait de grands progrès dans les Let-tres , ü s’attacha à la Médecine, & prit le bonnet de Docteuren cette Faculté. Depuis il fut Sécrétaire d'Hercule d’Est , Ducde Ferrare, & il exerqa cet emploi durant seize années, jusqu ala mort de ce Prince. II y fut continué deux ans fous ÁlfonfeII. fils d’Hercule ; mais quelques envieux le mirent si mal dansl’efprit de ce Prince, qu’il fut comme contraint de sortir de saCour. II vint à Mondovi en Piémont, puis à Turin , où il s’ar-réta quelque tems , jusques à ce qu’on l’engagea à aller ensei-gner la Rhétorique à Pavie. Son érudition le fit considérer danscette ville, où il fut reçu dans l’Académie de gli Aspdati, & oùil publia divers ouvrages en prose & en vers. II fut cruellementtourmenté de la goutte, maladie qui étoit une espèce d’héritagedans fa famille. S’imaginant que Pair de fa patrie contribueroità lui faire recouvrer la lanté, il se fit porter à Ferrare , où il mou-rut deux ou trois mois après, Pan 1575. âgé de 69. ans. * Ghi-lini, theat. d’huom. lester.

GIRALDI, (Lilio Gregorio) l’un des plus sçavans hommesque l’Italie ait produit dans les derniers siècles, nâquit le 14.Juin 1478. & consacra toute sa vie à P étude. II composa diversouvrages, que nous avons en deux volumes in folio , de l’im-preísson de Bále . Son histoire des Dieux des Gentils en XVII.livres; celle des Poètes Grecs & Latins en dix; & celle des Poè-tes de l’on tems, qui en contient deux, font les plus estimez. M.de Thon parle ainsi de lui dans l’onzième livre de son histoire.,, 11„ fçavoit très-bien la langue grecque & latine, & connoissoit par-,, faitement les belles Lettres & l’antiquité, qu’il a éclaircie dans„ divers de lès écrits. 11 est vrai qu’il eut le malheur de beau-,, coup souffrir, par les caprices de la fortune, qui ne lui fut ja-„ mais favorable, & par le chagrin que lui donnoit son peu de„ santé. Son mérite le rendoit digne d’une plus heureuse desti-„ née. II étoit domestique du Cardinal Rangoni, lorsque Rome „fut prise par l’armée de P Empereur Charles V. en 1^27. & il„ perdit tout son bien dans le pillage, même fa bibliothèque : ce„qui lui fut le plus sensible. Quelque tems après, il so retira„ auprès de François Pic de la Mirandole qui l’aimoit beaucoup ,„ & ce nouveau protecteur lui fut enlevé par la trahison de Ga-„leoti. Alors Giraldi revint dans son pays, où il vivoit avec„ douceur, par P uni on qu’il eut avec Jean Menard, & avec Ce-„ lio Calcagnini. La goutte l’incommoda si fort qu’il ne pouvoit„ ni marcher, ni même tourner le feuillet d’un livre. U vécut„ jusques à une extrême vieillesse ; mais dans une grande pau-„ vreté, quoique Renée de France, Duchesse de Ferrare , lui eùt„ fait quelquefois du bien. Ce fut lui qui inventa les trentenombres épactaux, commençant à trente, au prémier jour de Jan-vier, & allant toujours en diminuant jusques à un pour suppléerle nombre d’or, & designer exactement les nouvelles lunes. 11 fitaussi un traité pour la réforme du calendrier, que son frère LilioAntonio Giraldi présenta au Pape Grégoire XIII . & qui fut suivi,après savoir communiqué à tous les Princes Chrétiens, & aux

f lus fçavantes Univerlitez de l’Europe . Lilio mourut au mois deévrier 1^2. Voyez CALENDRIER GREGORIEN. * GregorioLeti , vie de Sixte F. De Thou, h st or. /.n.

GIRALDO, Prêtre Espagnol , fut Auteur de l’histoire de

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Compostelle, qu’il entreprit, à la sollicitation de l’Archevêque Di-dace. * Vasieus, in chron. Hisp. c. 4.

GIRAPETRA, GERAPETRA, G 1 ERAPETRA, petite villefur un cap & un golfe de même nom. Elle est fur la côte méri-dionale de l’Isle de Candie, à huit lieues de la ville de Setia, versle Couchant méridional. * Maty, diSlion.

GIRARD, ou GIRAUD, ( Silvestre ) Anglois, du Comté dePembrok, vivoit dans le XII. siècle, & a été l’un des plus doctespersonnages de son tems. II apprit dans son pays les belles Let-tres , la Philosophie & les Mathématiques ; & ensuite ayant visitéles plus célèbres Université/, de l’Europe , il s’arrêta dans celle deParis , où il étudia en Théologie, & ou il professa. Henri II. Roid’Angleterre, Pappella à fa Cour, où il lui donna le soin del’édu*cation du Prince Jean son fils, & le fit son Sécrétaire. SilvestreGirard professa à Oxford ; & ensuite ayant accompagné le Princeen Irlande , il publia une description de ce Royaume. Sa scien-ce lui fit des admirateurs ; & fa faveur des envieux. On lui sus-cita diverses affaires, & un Moine de Cîteaux l’accufa même ducrime de leze-Majesté. II se tira de ce pas dangereux, & prit learti de s’éloigner de la Cour. On lui donna l’Archidiaconé derechin, puis celle de saint David, d’où il fut élevé sur le siègeépiscopal de cette Eglise. II mourut en l’an 1210. ou 1214. fé-lon d’autres, laissant un très-grand nombre d’ouvrages fur toutessortes de sujets ; comme des commentaires fur divers livres del’Ecriture ; des traitez théojogiques ; des vies des Saints , &c. Le-land & Pitseus, de iUust. script. Angl . Balée, de script. Britan.* Voisins, de hiß. Lat. fy c.

GIRARD, (Pierre) Cardinal Evêque du Puy, natif de Saint-Saphorin-le-Chastel dans la Province de Forez, fut fait Evêquedu Puy en i;84- & s’attacha à Clément VII . qui l’employa dansdiverses affaires importantes, & lui donna le chapeau à Beaucaire ,le 29. Octobre de l’an 1590. Girard, fi l’on en croit quelques Au-teurs, avoit été Evêque de Lodeve avant que de l’être au Puy ;mais il n’ya pas d’apparence. On seait seulement qu'il abandon-na Benoît XIII. pour se retirer à Pise , où le Concile assemblédans cette ville, le confirma dans ses dignitez. II fut grand Pé-nitencier de l’Eglise romaine, & mourut vers l’an 141$. quoiqueContelorio croie qu’il vivoit encore en 1417. On dit que son corpsfut enterré dans l’Eglise cathédrale d'Avignon. * Consultez lavie de Clément Vil. publiée par Bosquet. Contelorio. Frison.Aubery. Baluze , vit* Pap. aven.

GIRARD DE VILLETHIERRY, (Jean) Prêtre de Paris , éga-lement recommandable par l’a piété & par fa science , a donnéfur la fin du XVII. siècle plusieurs ouvrages de morale & de pié-té ; le véritable pénitent ; le chemin du ciel ; la vie des vierges,des gens mariez, des veuves, fy des Religieux fy Religieuses, desriches fy des pauvres la vie des Saints ; la vie des Clercs ; untraité de la vocation ; le Chrétien étranger fur la terre ; un traitéde la fat er ie, & un de la médisance ; la vie de Jésùs-Chrisl dansl’Eucharistie ; le Chrétien dans la tribulation ; un traité desEglises fy des Temples , fy un du respecl qui leur esl dû ; la viede saint Jean de Dieu ; fy un traité des vertus théologales.Tous ces traitez étant ramassez peuvent faire un corps de mo-rale pratique pour toutes les conditions & tous les états, tiréede l’Ecriture sainte, des canons, des Conciles & des Pères del’Eglise . * Du Pin, hiblioth. des Auteurs eccléf. XVII. siècle.

t GIRARD, Etienne, étoit Avocat au Parlement sous le règnede Louis XIII. & a vécu quelque tems fous celui de Louis XIV .II donna, conjointément avec Jaques Jfoly aussi Avocat, son grandouvrage des Parlemens & offices de France &c. en deux volu-mes in folio à Paris 1Ó4Ç. * Bibliothèque du Richelet de 1728.

GIRARD, (Bernard de) Seigneur du Haillan. CherchezHAILLAN (du)

GIRARD BIANGHI, Cardinal. Cherchez BIANCHI.

GIRARD, OU GERARD, surnommé Tbom. Cherchez GERARD.

GIRARDIN D’AMIENS , ancien Auteur, qui composa envers un roman , qui a pour titre , Meladius. II vivoit vers l’an1260. * La Croix du Maine & du Verdict Vauprivas, hiblioth.

GIRAUD OU GEROLD, que d’autres nomment Geraud &C er onde , Patriarche de Jérusalem, vivoit dans le XIH. siècle.Quelques-uns ont crû que c’étoit l’Evêque de Valence, qui avoitété Abbé de Molefme, & dont Alberic fait mention. Ce derniersuccéda à Humbert de Mirebelpn 12 ;o. * Alberic, en la chron.S’ponde, an. chr. 1227. ». 7.

GIRCONA-. OU MARTIANI , petite ville de la Natolie pro-pre. C’est l’ancienne Myrina , ville de l’Eolide . On la trouvesur le golfe de Smirne , entre Smirne & l’emboûchure du Giè-masti ; & elle a encore un Evêché suffragant d’Ephèse. * Bau-drand.

tGIREFT, ville de Perse, capitale de la Province deKer-man. Les tables Arabiques qui l’apellent Sir a ft & Sir est luidonnent88- degrés de longitude, & 29. de latitude. II s'yfaitun grand commerce des marchandises du Korafan & du Sageltan,& elle n’eft éloignée d'Ormus que de quatre journées. Le terroirde cette ville est fertile en palmiers , en citroniers & en oran-gers. * Herbelot Bibl. Orient. Tavernier qui dit que cette villeest une des plus grandes de la Province du Kerman, nous aprendque les Géographes Persiens lui donnent 7;. degrés 40. minutesde longitude, & ; 1. degrés 10. minutes de latitude, & que les Ar-meniens qui sont les seuls qui cultivent la terre, y recueillent quan-tité de froment, ce qui fait leur grand trafic. * TÉ. Corn. difl.géogr.

ï GIRGIÜ , Ville d’Afrique dans la haute Egypte , Capitale

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