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Tome IV
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a publiez. Sur la vanité de dogmatizer , où il prouve la briè-veté & l’incertitude de nos connoissances, & ses causes , avecquelques réflexions fur le Péripatetisme. Lux orientalis, ourecherche de l’opinion des sages d’Orient fur la préexiítencedes âmes, qui sert de clef pour pénétrer dans les grands my-stères de la providence. Scepfìs Scient ìfica , ou l’ignoranceavouée servant de chemin à la Icience, &c. Réponse aux ob-jections du sçavant Tho. Alb s us ; ou la défense de l’Auteur suría vanité de dogmatiser. Quelques réflexions philosophiquesfur l’e.xistence des Sorciers , & du sortilège, dans une lettre àRobert Hunt Chevalier. La vanité du Sadducéisme moderne ,dans quelques discours fur la sorcelerie. Relation du fameuxdésordre de la maison de M. Mumpesson. Réflexions fur la rail-lerie & fur l’Athéisme. Plus ultra , ou les progrès ou l’avan-cement des sciences, depuis le tems d’Aristote . Divers sermons,un fur le martyre de Charles I. la charité universelle recom-mandée dans un sermon prêché devant le Maire de Londres .Recommandation de saison & la défense de la raison dans lesmatières de Religion, contre l’incrédulit-:, le scepticisme , &toutes sortes de fanatismes. Phìlofophìa pia , où l’on fàit voirle but pieux & religieux de la Philosophie expérimentale ,dont la Société royale fait profeilion. Réponse préliminaire àAI. Henri Stubb , où l’on découvre la malignité , l’hypocriiie,& la fausseté de fa conduite, de ses prétentions Sc de ce qu’ila avancé dans ses remarques fur le Plus ultra ; découverte plusétendue de l’ésprit de M. Stubb. Réflexions & discours de sai-son , pour convaincre & guérir l’esprit moqueur Sc l’incrédulitéde ce siècle corrompu. Invitation sérieuse à la communion. Unessai sur l’art de prêcher. Sadducismus triumpbatus , publiépar le Docteur Henri More avec des additions. * Athen. Oxo-n'tens.

GLAPHYRE, Glapbyra , femme cPArchéláûs grand Prêtrede Besonne à Comane en Cappadoce , se rendit célèbre par sabeauté & par ses amours avec Alarc-Antoine. Ce Romain , enconsidération de Glaphyra , couronna ses deux fils Sifinna &Archelaus , qui régnèrent tous deux en Cappadoce . [Soyez AR-CHELAUS. * Appian , l. 5. de bell. civil. Dion , l. 49. Bayle,d'ttl. crit.

GLAPHYRE , fille d’Archelaiis, Roi de Cappadoce, &petite-tìlle de la précédente , fut mariée en prémières nocesau Prince Alexandre fils d’Hérode & de Mariamne. Cette Prin-cesse naturellement hautaine , en usoit très-fièrement avec lesfemmes & la sœur d’Hérode , & contribua beaucoup par sesdiscours vains & méprisons, à la disgrâce du Prince ion époux.Lorsqu’il eut été accusé d’avoir conspiré contre Hérode , ellefut interrogée avec lui, comme complice de son crime , quine confistoit pourtant que dans le dessein qu’ils avoient pris dese sauver en Cappadoce . Après la mort d’Alexandre , qu’Hé-rode sacrifia à ses soupçons, elle fut renvoyée à son père Ar-chelaus , & laissa auprès d’Hérode ses deux fils qui furent de-

Î iuis élevez à la Cour de leur aïeul Archelaüs . . Glaphyre, se-on Josephe, épousa en secondes noces juba Roi de Libye :ce qui est manifestement faux, si on l’entend de Juba Roi deMauritanie , qui vivoit encore après que Glaphyre se fut ma-riée à Archelaüs autre fils d’Hérode : quoi que Josephe dilè po-sitivement que Juba, deuxième époux de Glaphyre, étoit mort,lorsqu’elle contracta un troisième engagement avec Archelaüs .Elle mourut peu de tems après être retournée en Judée , & unpeu après le commencement de l’Ere chrétienne. * Josephe,de bell. Juda'ic. I. 17. t. 1. fr iç /. 18. c. 7. Bayle, di£l.critique.

GLAPION , ( Jean ) François , de la Ferté-Bernard, dansle Maine, entra parmi les Religieux de saint François , se di-stingua dans son Ordre , & y exerça les prémiers emplois dansle Fays-bas. Erasme , qui l’estimoit beaucoup & lui écrivoitsouvent, fut depuis brouillé avec lui. Glapion fut Confesseurde ('Empereur Alaximilien I. & l’on dit même qu'ayant été en-voyé en Espagne , il y fut si considéré, qu’il fut nommé àl’Archevéche de Tolède ; mais avant que d’être inhalé., il mou-rut à Valiadolid en 1522. * Le Courvaiíier, histoire des Evê-ques du Mans . La Croix du Alaine , bibliotb. francisé , frc.GLAREANUS - Cherchez LORIT.t CLARIS , en Latin Glarona , est le huitième parmi lesCantons quilles. 11 porte le nom de son bourg capital. Ses an-ciens habitans etoient des Rhetiens Sc selon toutes les apparencesauíli en partie des Romains, qui avoient leurs quartiers aux en-virons du Lac de Wallestadt. Ce Canton est environné de mon-tagnes fort hautes & escarpées, de forte que le pais n’est ouvertque du côte du Nord. Vers l’F.rt il touche Sargans ; vers l’Occi-dent il a pour confins les Cantons de Schwytz & d’Ury & versle Midi il a les Grisons . On ne sauroit presque dire au justequelle est 1 etendue de ce pais à cause des montagnes qui s’ytrouvent. Mais la longueur de la vallée , qui va du Sud au Nordest de 4. lieues de Suisse . Au dessus de Schwanden , cette val-lée se divise en deux, dont l’une s’appelle la grande & l’autre lapetite vallee. Ce Canton a plusieurs lacs outre celui de Wal-lestadt qui est fur ses frontières ; on y voit les Lacs de Cloen-thal, d Ober-Blegi, 1 Übersee , le Haselsee &c. les trois derniersie trouvent fur des montagnes. Les rivières qui arrosent cepavs sont la Sernsst , la Cœntscb , & la Lintb ; On y trouveautti plusieurs bains , conìmé 1 e Wihlerbad. le Niederbad ,lUrnerbad, le Luchsingerbad , le Moiliserbad, le Alattlaner-Dati « les bains froids qui font fur la montagne de Krauchthal .

; 1 °,vw ^^ c ? tte Çontree est assez froide, auíli-bien que son terrain,y croît point de vin & très-peu de bled ; en échange lesmontagnes & les vallees sont fort fertiles en pâturages pour les

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bestiaux , en quoi consiste presque tout le négoce des habitans.'Les Schahziguer ou les fromages verds ; qui se font dans le Can-ton de Claris, sont renommés par tout à cause de leur bonté &de leur vertu médécinale , que leur donne une certaine herbequ’on y met & qui produit aussi la couleur verte de ces froma-ges. Chaque montagne du Canton est taxée pour la quantité debœufs ou de vaches qu’on y peut entretenir, & ceux qui yen mettent d’avantage font mis à une amende ; il y a de cesmontagnes qui nourrissent jusques à 800. bêtes. On remarqueencore ça & là dans ce pays certaines cavernes profondes, d’ouil sort toujours un peu de vent, qui sert à fondre la neige desenvirons. Tout le Canton de Claris est divisé en iç. parties oudistricts, dont chacun est obligé de faire & d’entretenir, a sesdépens, les ponts & les chemins qui s’y trouvent. L’endroitprincipal du Canton est Glarts qui est assez grand & bien bâti &qui a fa maison de ville , où le Landamman , la Justice & leConseil s’assembleRt. On y voit aussi un Hôpital considérable.Les habitans de tout le Canton sont les trois quarts Réformés &l’autre quart Catholique . Le pays, qu’occupent les Reformés estencore divisé en trois parties, la supérieure , la moyenne , oucelle du milieu, & l’inferieure. Les Chefs du Canton font leLandamman & le Lieutenant, qui se tirent alternativement desdeux communions , avec cette différence que le Landamman Re-formé demeure trois ans en Charge & le Catholique deux ans.Lorsque le Landamman est Catholique le Lieutenant est Refor-mé; de même lorsque les Réformés fournissent le Landamman ,les Catholiques donnent le Lieutenant, qui préside dans les as-semblées qui sont purement dc fa communion. Chaque com-munion a aussi ses Capitaines , ses Thrésoriers , ses Commissai-res de guerre & des arsenaux &c. Le pouvoir suprême est entreles mains de l’assemblée générale à laquelle assissent tous leshommes qui ont passe 16. ans. Le Landamman convoque ordi-nairement cette assemblée souveraine pour le premier Dimanche,du mois de May. On y délibère & décide fur toutes les affai-res qui regardent le Canton en commun, comme la guerre,la paix , les alliances, les loix , les impôts &c. Huit joursavant l’assemblée générale chaque communion tient uneassemblée particulière ; les Réformes la tiennent à Schwanden& les Catholiques fur un pre entre Naffèls Sc Nettstall. On yfait sélection des charges qui sont à remplir dans les deux com-munions. Après l’alsemblee générale, leConfiil du Canton tientle premier rang qui est composé de 62. Conseillers Sc des autresOfficiers, comme Capitaines, Thrésoriers &c. Chacun des 15.districts du Canton fournit 4. Conseillers, mais le district de Cla-ris a le privilège d’en fournir Jix, ce qui fait 1e nombre des 62.Conseillers. Les Capitaines qui servent en France ou ailleurs ,ont avili la liberté d’aslister à ce Conseil, lorsqu'ils sont au pays.Ce Conseil s’assemble à Claris, toutes les fois que le Landam-man trouve à propos de le convoquer. Les Conseillers de cha-que communion s’assemblent auíli auparavant. Les criminels dcchaque communion sont jugés par ceux de leur Religion. Lesarmes du Canton sont un écu de gueule , chargé de St. Frido-lin en habit de Pèlerin , marchant fur un gazon vert. Du temsde St. Felix Sc Régulé (voyez l’Artide de Felix & Régulé) leCanton de Claris etoit une Province Rhétique sous un Gouver-neur Romain. L’Empire Romain étant tombé en décadence enOccident , les Rois de Franconie s’emparèrent de ces contrées& ce fut sous eux que s’élevèrent les Comtes & autres Seigneurs.La Légende de St. Fridolin fait mention de deux de ces Comtesà'Vrsús Sc de Landaise , qui possédoient chacun la moitié du paisde Claris ; elle ajoute qu’Ursos donna fa moitié , par son Testa-ment , à St. Fridolin Sc que Landolfe ne voulut point reconnoì-tre ce Testament. Après bien des miracles , li l'on en veutcroire la Légende, St. Fridolin ne gagna pas seulement son pro-cès, mais même Landolfe lui céda encore là part, desorte que depèlerin qu’il étoit, St. Fridolin devint tout a’un coup Seigneurde Claris , qu’il assujettit ensuite à l’Abbaye de Seckingeu, quis’en fit payer les dîmes & autres impôts. Les habitans du paysde Claris jouirent néanmoins d une grande liberté & d’un pou-vois considérable Sc leurs assemblées générales avoyent le pou-voir législatif, auíli-bien que celui de délibérer fur la guerreSc la paix. L’Avocatie du pays de Claris apartenoit alors auxEmpereurs. Mais les manières impérieuses d’Albert I. dégoûtè-rent tellement ceux de Claris que plusieurs sc retirèrent dans leCanton de Schwytz en 152;. & y firent une alliance défensiveavec ce Canton , pour trois ans, & en i;y i. le Canton de Cla-ris fut reçu dans la ligue éternelle des Suisses . Le Canton deClaris envoye tous les ;. ans un Baillis dans la Seigneurie dc'Werdenberg. 11 envoye alternativement, avec les Cantons deZuric Sc de Berne , des Baillifs dans le Comte de Baden & dansle Bailliage libre inférieur, & il partage le droit d’envoyer unBaillis dans 1 e Bailliage libre supérieur avec les 6. anciens Can-tons. 11 envoye des Baillifs dans la Turgovie , dans le Rhein -thal & à Sargans , avec les 7. anciens Cantons, Sc avec les 11.anciens il alterne pour les quatre Bailliages d’Italie. * Joh.Henr. Tfchudy Cbron. Glaronens. Joh. Simler Edit. Novisfim.Stumpf. Itb. 6. p. i?2. séqq. Steiner, p. 198. dich AUemandde Baie.

GLASCO ou GLAOSQUOW , Glasquum , & Glascovium ,ville d’Ecossc dans la Province de Clydsdale , avec Archevê-ché & Université. C’est la seconde ville du Royaume, situéesur une colline , qui s’étend doucement fur le bord de la ri-vière de Clyde, qui y entretient le commerce , parce qu’ell*est navigable. Les rues y sont grandes Sc belles, Sc les mai-sons sont de bois enduit de massonnerie. II y a dc jolies pla-ces , de bons marchez. une Eglise qui est très-belle , Sc diversCollèges. L’Univerlité de Glasoo lut fondée en 14*4. par ses

soins