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Tome IV
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foins de l'Archevêque Turnebulus. Cette ville qui est assezforte par fa situation , a été très-souvent le théâtre de la guer-re , durant les malheurs de l’Ecosse , pendant le XVII. liécle.

* Boétius, biß. Scot. I. ig. Camden. Du Chêne . De Thou,&c.

GLASCON, maintenant GUfttnbury , petite ville du Com-té de Sommerset, dans la partie occidentale de l’Angleterre ,où il y avoir autre fois une Abbaye fort célèbre , qui fut dé-truite par le Roi Henri VIII . On dit que c’étoit le lieu oùaborda Joseph d’Arimathie avec les compagnons de son exil,quand il fut chassé de la Judée fous TEmpire de Néron ; &qu’en Tannée so. depuis J. C. Arvìrague , Roi des Bretons ,lui permit de bâtir en cet endroit une chapelle au Dieu du ciel.Gildas , Breton, Auteur Chrétien & surnommé le doíle , à cau-se de là science , Ta écrit ainsi il y a plus de douze cens ans,& toutes les annales d’Angleterre le confirment ; mais les plusseavans Critiques de nos Modernes ont peine à convenir de cefait destitué du secours des preuves. Lucius , Roi des Bretons,après avoir reçu le batême , embellit ce lieu. Inas, Roi desAnglois occidentaux, qui rendit son Royaume tributaire au saintSiège en 740. y fit construire un magnifique Monastère , que lesRois d’Angleterre dotèrent ensuite de grands revenus : ils ap-pellèrent ce lieu la prémière terre des Saints. * Sandere, bi-ßoire du schisme d Angleterre.

t GLASER , ( Christophle ) Apoticaire du Roi à Paris . II amis au jour un livre intitulé Traité de la Chymie enseignant parune bricve fr facile méthode toutes les Plut nécessaires prépara-tions. à Paris 166;. II en donna peu âpres une seconde édition.Ce livre a été encore imprimé en 1672. peu après la mort dePAuteur. * Bibliothèque du Ricbelet de 1728.

t GLASER ( Jean Henri ) Docteur & Professeur en Méde-cine à Baie où il naquit le 6 . Octobre 1629. Après avoir pris ledegré de Maître ès Arts en 1648. il s’appliqua à la Médecine &alla pour cet effet à Heydelberg & de là à Paris, à Sedan , àLyon . Après son retour à BsAe, il se fit créer Docteur en 1661.En 1665. il fut fait Professeur en Grec & en 1667. il obtint lachaire d’Anatomie & de Botanique, qu’il remplit avec autantd’asiìduïté que de fruit, jusques à fa mort. En 1672. il futRecteur de l’Université & dans la même année il set député au-près de Jean Conrad, Evêque de Baie. 11 mourut en 1675.& laissa divers ouvrages prêts à être mis fous la presse : mais onn’a publié jusques à présent que son Tr aß atm de cerebro , quehques dissertations & Oratio in obitum Hioronymi Bauhini.

* Franc. Pariz . de Papa , Oratio in Obitum Job. Honrici Gla-ßri Dictionaire Allemand de Bâte.

GLASSEMBURY , en latin Glafionia ou Avalonia , ainsinommée de TIsle d’Avalon, dans lequel ce lieu est situé. C’estun bourg d’Angleterre avec marché, au milieu du Comté deSommerset , situé fur la rive septentrionale de la rivière dekarret. II étoit célèbre avant le règne d’Henri VIII . pour larichesse & la beauté de son Abbaye ; c'étoit une retraite pourles Bretons Chrétiens, quand ils étoient harassez & persécutez

Ê ar les Saxons Païens. Et selon le scavant Stillingtìeet, ceeu étoit d’autant plus estimé, que le célèbre Roi Breton Ar-thur y étoit enterré. On en trouva le corps fort avant dans laterre fous le r cane d’Henri II. avec une inscription latine lutune croix de plomb , qui marquoit que le Roi Arthur étoitenterré dans cet endroit-là, dans TIsle d’Avalon. * Dißion.anglois.

t GLASSIUS, (Salomon) nâquit à Sonderkäufen le 20.Mai IÇ9?. son père fut Balthasar Glasse , Régistrateur auprès duComte de Schwartzenbourg à Sondershaufen & se retira enfinà Am statt pour y vivre tranquillement le reste de ses jours. Aprèsqu’U eut été instruit, pendant quelque teins , par un Précepteurdomestique , ses parens Tenvoïèrent dans T Ecole d’Amstatt &ensuite au Collège de Gotha. En 1612. il alla à Jène munid’une lettre de recommandation du Recteur Wilckius, àWolff-sang Heider , & s’y poussa pendant 5. ans , dans la Philosophie.Comme il avoit fait dessein d’étudier le Droit, il entendit enmême tems le Docteur Gryphiander. Mais dans la fuite il passaà Wittenberg , s’appliqua à la Théologie & entendit les Leqonsde Hutterus, de Balduinus , de Franzius & de Meinerus. Oneut toutes les peines du monde à lui inspirer assez de couragepour prononcer un Sermon ; enfin il le fit dans un village &d’une voix tremblante & timide. De retour à Jène, il fut reqúà la table de Jean Gerhard à la recommandation du Comte deSchwartzenbourg ; il y demeura ç. ans profitant toujours des in-structions & de la Bibliothèque de Gerhard. II set le prémierentre $0. Maîtres és Arts qu on créa dans le Jubilé de 1617.Deux ans après il eut le caractère d’Adjoint de la Faculté Philo-sophique & enfin il prit aussi le degré de Docteur en Théologie,par ordre du Comte son Maître qui fit les fraix de la promotion.Quelque tems après il fut nommé Professeur en Hébreu & enGrec a Jène ; & en 162;. il set fait Surintendant à Sondershau-sen. Après la mort du célèbre Gerhard à Jène, on appella Glaf-fius pour remplir fa chaire, mais il n’y demeura que deux ans,puisque le Duc Erneste lui offrit la Surintendance de Gotha. IIfut auíli Glossateur & Directeur de la Bible de Weymar. Mai-gre ses disputes avec les Weigeliens & les Stifeliens quelquesuns 1 accusèrent de Wcigelianiline. II s’étoit marié trois fois &mourut le 27. Juillet 1656. Voici le catalogue de ses écrits »Pbiio/ogia Sacra ; Onomatologia Méfia prophetica ; CbrißologiaDavidicafr Mofaïca ; Pojlilla prophetica frc. * Freher. Theat.f. 590. Witte memor. thtol. Zeumer vita Theolog. Jenen/.’

g GLASTENB U R Y, petite ville d’Angleterre. Voyez

GLATZ ou GLADSCO , Glatmm, ville d’Ailemagne dansla Bohème , Capitale d’une Préfecture ou Comté de ce nom.Elle est située fur la rivière de Miza , & est très-bien fortifiée,avec un bon château. Haberswerd est un bourg de la Pré-fecture de Glatz. * Sanson.

GLAUCE'» ou selon d’autres , CREUSE , fille de CréostRoi de Corinthe. Cherchez CREUSE .

GLAUCUS , fils d’Hippolochus , & père de Bellerophdn,changea au siège de Troie ses armes d’or, avec celles de Dia*mède, qui n’étoient que de cuivre. C’est d’où est venu le pro-verbe de Glauci fr Diomedis permutatio . C’est lé troc deGlaucus & de Diomède.

GLAUCUS , fils de Sisyphe, natif de Botnie, ville daBéotie. La fable dit de lui, qu’ayant voulu empêcher que sescavales ne fussent couvertes, ann qu’elles fussent legères à lacourse , Vénus leur inspira une telle fureur, qu’elles le déchi-rèrent : ce que Virgile exprime d’une manière noble dans cesvers , Georg. I. 3. vers 266.

Seilte et ante omnes furor eß inßgms tquarum,

Et mentem Venus ipj'í dédit , euo tempore Glaucii

Potniades malts membra ab/ûmp/êre Quadriga.

Voyez Strabon , /. 9. Palephate rapporte Texplication, de cet-te fable, en disant que Glaucus ayant fait trop de dépense poufnourrir quantité de cavales, set réduit à mourir de faim. IIa donné occasion à ce proverbe, Gfaucus alter , contre ceuxqui se ruinent pour entretenir des chevaux.

GLAUCUS , fils d’HippoJyte, duquel font descendus lesRois Ioniens, dont plusieurs ont pris ce nom , & entr’autres lefils de Minos , qui rut étouffé dans une tonne de miel, & res-suscité par Esculape. Palephate dit que la fable porte que ceset par le moyen d’un dragon qu’il fut rappellé à la vie ; maisque la vérité est que Glaucus étant tombe en pâmoison, pouravoir trop mangé de miel , entre plusieurs Médecins , iln’y en eut qu’un , nommé Dracon , qui eut un .spécifique quile pût faire revenir. * Palaephatus .

GLAUCUS , de Caryste , ville de TIsle Eubée, autrementde Negrepont , fils de Demyle, tiroit son origine de ce Dieumarin nommé Glaucus, & s’adonna dans fa jeunesse à labou-#rer la terre. Son père ayant un jout éprouvé fa force en lsvoyant redresser le foc de fa charrue avec son poing, & leraccommoder aussi-bien qu’il auroit fait avec un marteau, lsmena aux jeux olympiques pour y combattre ; mais comme iln’etoit pas bien expérimente dans ces sortes d’exercices, il eutd’abord du désavantage. Demyle le voyant presque vaincu parle dernier qui le combattoit , lui cria tout haut de faire valoircette force, dont il s’étoit servi à fa charrue. Cette voix Texcitasi fort au combat, qu’il remporta la victoire sor son adversaire.11 fut ensuite deux fois victorieux dans les jeux Pythiens , &huit fois dans les Néméens, & les Iithmiens : en mémoire dequoi on lui érigea une statue , faite par Glaucias de TIsle d’E-gine , qui le répréscntoit en état de combattant & de Gla-diateur , à cause qu’il avoit montré cet art avec succès, àceux de son tems. Après fa mort les Carystiens T enterrèrentdans leur Isle , qui fut ensuite appellée, de son nom , Y Islede Glaucus . * Pausanias , /. 6.

GLAUCUS , natif de TIsle de Scio, est celui qui trouvale moyen de souder le fer , comme Eusebe le marque deux foisdans ta chronique. On ne seait pas bien en quel tems il avécu. C’est de ce Glaucus qu’eít venu lc mot Glauci ars.* Eusebe , in chron. MCC.CXL.

GLAUCUS LE PONTIQUE, Pêcheur de la ville d’Anthe-don, lequel ayant un jour pris force poissons, & les ayant éten-dus sor le rivage, .s’apperqut que ces poissons ayant touché àune certaine herbe qui étoit fur le fable , reprenoient une nou-velle vigueur, & ressautoient dans la mer. 11 s’avisa de man-ger de cette herbe, & il se sentit ausli-tôt porté à sc jetter dansla mer, où il sc vit transformé en triton, & admis au rangdes Dieux-marinis. C’est après cette avanture que les Latinsont dit en proverbe, Gl.-ucus comefà berbâ habitat in mari.Pausanias appelle Glaucus, le génie de la mer. Palephate rap-porte la chose autrement ; il fait Glaucus Pécheur & excellentplongeon , lequel, pour se faire admirer comme une Divinité ,se jettoit souvent à la vûë de tout un peuple dans la mer duhaut d’un rocher, & alloit reparaître plus loin ; puis sc déro-boit tout-à-fait à la vûë des hommes, se retirant dans quelquerivage écarté , d’où il revenoit à quelques jours delà, Tassantaccroire qu'il avoit conversé avec les Dicux-marins, dont il leurracontoit des choses extraordinaires,- mais ayant enfin péri dansles eaux de la mer, le peuple se persuada aisément qu’il étoitdevenu Dieu . On dit qu’il fut changé en poisson ; d’autres enmonstre marin ; Sc quelques-uns assurent , comme Philos träte ,dans le tableau de Glaucus le Pontique, qu’il fut demi homme& demi poisson. Hyginus raconte qu’il fut fort aime de Circé ;mais que la méprisant, il etoit devenu amoureux de Scylla.Circé devenue jalouse transforma Scylla en un monstre , ayantempoisonné les eaux où elle avoit accoutumé de se baigner ;ainti qu’Homère Ta décrit dans le douzième livre de sonOdyssée.

GLAUCUS , de Rhegio, a été, suivant Diogène Laêrce ,contemporain de Démocrite . On avoit autrefois sous son nomun livre des Poètes -, mais la plupart le croient plutôt d’Anti-phon, comme il est remarqué dans le livre de Plutarque desdix Rhéteurs : le même Auteur en fait mention dans son livreTome IV. P P de