GOL
& îe ventre de (anse sont presque égaux ; & il diffère de la baye,parce que la bouche ou l’entrée de la baye a plus de largeur que«(enfoncement. Ces observations ne font pas toûjours exacte-ment observées par les Pilotes , qui confondent souvent sous lenom de golfe, Panse & la baye. Chaque golfe prend ordinaire-ment son nom du pays principal qu’il borne. Jusques à présent,on ignore le nom des golfes, que l’Océan septentrional formele long des côtes de la partie septentrionale de la Tartarie, lesterres v étant encore inconnues pour la plupart. Le principalgolfe de l’Océan oriental est celui de Nankin . 11 est à l’Orientde la Chine. On met auílì au Midi de ce Royaume le golfe deCochinchine . Les golfes les plus remarquables de l’Océan mé-ridional , ou de la mer des Indes, font ceux de Bengala, de Per-se, & d’Arabie. Le golfe de Bengala est au Midi de (Inde , celui
GOL
307
de Professeur Pan 1614. & sçavoit aussi les Mathématiques, qu’ilenseigna avec les langues orientales. Golius voyagea en Orienten 1622. II lit le voyage de Maroc avec un Ambassadeur desEtats, & présenta au Roi Mulei-Zidam, le grand Atlas, & le nou-veau Testament en arabe, que le même Erpenius lui envoyoit.Quelque tems après, il présenta au Roi une requête, qu’il écriviten arabe & en stvle chrétien nui 0 r..:» 1:—— —
plutôt
golfes les plus remarquables
tal, font la mer Baltique ou Oostzée, qui est un golfe, ou pliune mer entiî la Suede, la Pologne , P Allemagne & le Dane-marck. La mer Blanche , ou le golfe de saint Nicolas, est ungolfe très-conírdérable de la mer de Moscovie. Le golfe le plusconsidérable de l’Amériqite, est celui de Mexique en l’Amérique ,septentrionale. Quelques Auteurs ont mis entre les golfes la merMéditerranée . * Magin. Linfcot. Pirard. Tavernier, Rélation.GOLFE ARABIQUE. Cherchez MER ROUGE .
GOLFE DE VENISE, cherchez ADRIATIQUE (Mer ) .GOLFE DE MEXIQUE , partie de la mer du Nord, dansî’Amérique septentrionale, entre les Isles Antilles, la Floride &le Mexique , ou la nouvelle Espagne. II y a cinq pêcheries deperles dans ce golfe, qui se suivent d’Orient en Occident . La
Í irémière est le long de l’Isle de Cubagua , qui n’a que troisieuës de circuit, & est éloignée d’environ cinq lieues de la Ter-re-Ferme. La seconde est à l’Isle de la Marguerite, àunelieuéde Cubagua. Les perles que l'on y trouve, surpassent les autresen perfection, tant pour Peau , que pour la grosseur. La troi-sième pêcherie est à Comogote, astèz proche de la Terre-Ferme.La quatrième est au Rio de la Hacha. La dernière est à Sainte-Marthe, à soixante lieues du Rio de la Hacha. * Tavernier, voya-.ges des Indes.
*í GOLGOTHA : mot hébreu , qui signifie Calvaire, nomdu lieu où Jésus-Christ fi.it crucifié, proche de Jérusalem . (Quel-ques Anciens ont crû que c’étoit l’endroit où Adam avoit été en-terré, & qu’il étoit appelle Calvaire, parce que le crâne duprémier pere y étoit. 11s ont imaginé là-delfus une allégorieassez spirituelle, que le sang du nouvel Adam étoit coulé sur lesossemens du vieil Adam, pour expier le crime de celui-ci ; maisfeint Jérôme se mocque avec raison de cette crédulité, & croitavec vrai semblance, que ce lieu étoit appelle Calvaire , parceque c’étoit une place où se faisoient les exécutions, ct ou fe-stoient les crânes des suppliciez. * Joan.cbap. 19. vers 17. Gol-gotha étoit au Nord-Oùest de Jérusalem. Les Syriens & lesArabes appellent cette montagne Cranion & Acranion , à causedu crâne d’A dam qu’ils croient y être enseveli. Les Mahomé-tans ont un livre dans lequel on lit un dialogue entre J. C. & lecrâne d’Adam. * D. Calmer, dtíì. l r oyez CALVAIRE.
GOLIATH,, géant Philistin, natif de Geth, étoit bâtard,il avoit six coudées & une paulme de haut, ce qui peut faireenviron 12. pieds six pouces. Ses armes répondoient à la gran-deur de fa taille. L’Ecriture nous en fait la description, & nousdit que son casque étoit d’airain, & que fa cuirasse du même mé-tail, pésoit 5000. freies, ce qui seit plus de r;6. livres de nôtrepoids. 11 avoit aussi des bottes d’airain, & un bouclier du mê-me métail, qui lui couvroit les épaules. Le fût de se halebarde,étoit de la grosseur de l’enfuble cl’un Tiíseran, & le fer dont elleétoit garnie, pesait 600. fioles de fer, c’est-à-dire , près de 20.livres. Hostius, qui a seit le calcul de toutes les armures de Go-liath , trouve qu’elles dévoient peser au moins 272. liv. de nôtrepoids ; quoiqu'il en soit, il paroit que c’étoit quelque chose d’ex-traordinaire, puisque le saint Esprit nous en a fait un íi grand dé-tail ; & que l’Ecriture -làinte remarque que cet homme étoit fifort, que toute l’armée des Israélites trembloit & fùyoit en sejrésence. Goliath enflé de cette terreur qu’il avoit jettee parmies Israélites , continua à les insulter pendant 40. jours consécu-tifs , & défia le plus brave d’entr’eux de combattre seul à seulcontre lui. David étant allé au camp de Saùl pour voir ses frè-res , & ayant vû la fierté de Goliath contre lui , l’attaqua avecle bâton & la fronde ; & d’un coup de pierre qui (atteignit aufront, il le jetta par terre ; puis se jettant fur lui, il lui coupala tête de fa propre épée, la porta à Jérusalem , la présenta àSaiil , & fit mettre les armes ae ce géant dans se tente. Cela ar-riva l’an 2972. du monde, & 106;. avant J. C. On croit quece fut dans cette occasion, que David composa le cent quarante-troisième pseaume : Béni foi t le Seigneur mon Dieu , qui dressemes brat à la guerre , fr forme mes doigts au combat. Et enestet, le titre est; Pfíaume de David contre Goliath. 11 est en-core seit mention d’un autre Goliath , frère du précédent, quifut tue par Adeodat II . Reg. 21. 19. 1. Paraltp. 20. 5, * I. desRois,r<*/'. 17. fr 18. Torniel, A. M. 2971. ». 1,
GOLISANO ou GOLLISANO, petite ville ou bourg avecun vieux château. 11 est en Sicile , dans la vallée de Demona,à trois lieues de celle de Mazara, de la mer de Toscane , & dela ville de Termini . v Maty, diplion.
GOLIUS » (Jacques) Professeur en Arabe dans l’Univerfitéde Leyde, nâquit à la Haye en 1596. II étoit disciple du célè-bre Thomas d Erpe, ou Erpenius , auquel il succéda en sa chaire
_ — ... »„Uni», ut v.cu.c ecncure, qu u ìa nt voir
à ses plus habiles Talips ou Ecrivains , & voulut s'entretenir avecGolius, qui ne lui répondoit qu’en espagnol , que ce Prince en-tendoit. II ne pouvoit pas bien prononcer l’arabe. Golius ob-tint permission fur la fin de (année 162;. de passer au Levant:il s’arrêta plus d’un anàAlep, d’où ìl fit quelques courses dansl’Arabie & vers la Mésopotamie, & d’où il alla par terre à Con-stantinople , où il sc fit des amis: il y trouva des Turcs qui lelailserent fouiller dans de belles bibliothèques, & qui l’y voulo-ient retenir en lui procurant de grands avantages. Pendant sonabsence il fut seit Professeur des Mathématiques, & il revint en1629. en feire les fonctions à Leyde. ( Ce fut dans cet emploiqu’il mourut le 2g. Septembre 1667. âgé de 71. ans, laissant deuxfils qui furent, Theodore Golius Conseiller de Leyde, qui exerqaune fois la charge de grand Bailli, qui est la première des villesde Hollande: II fut avili député au Collège del’Amirauté d'Am-sterdam, & mourut Bourguemestre de Leyde pour la troisième foisl'an 1679. & Mathieu Golius, qui fut Doyen des Conseillers dela Cour de Hollande. Jacques Golius leur père publia en ió;6.Tbißoire de T amer lan , composée en arabe par un Ecrivain degrand nom. II donna aussi thifloìre des Sarrasins par Elmacimles élémens astronomiques d’Alferganus, ausqucls il joignit unenouvelle version & de sqavans commentaires. Son Lexicon Ara-bicum vit le jour en 1659. il compose aussi un très-ample di-Elìonnaire Persan : la langue chinoise ne lui fut pas inconnue. *Bayle, Di£ì tonn aire critique.
Un de ses frères Pierre Golius, se fit Carme déchaussé , & futnommé le P. C.élesiin de sainte Lùduvine. II sçavoit aussi leslangues orientales, & demeura long-tems en Levant fur le montLiban : il fut aulliàRome Professeur des langues orientales, &traduisit le livre de Limitation de J. C. en arabe. Les amis queson frère s’étoit fait en Asie lorsqu’il y passa, forent d’une grandeutilité à ce bon Religieux dans ses voyages, lequel à l’áge de 74.ans entreprit de parcourir les côtes de Malabar, pour y travaillerà la conversion des Infidèles. Ces deux frères étoient neveuxde Jacques Hetnelar, Chanoine d" Anvers , dont nous parleronsailleurs. *ValèreAndr é,biblioth. Belg. Hallervordius , bib/éotb .cur. mi lang. biß. Bayle, diílionnaire critiques deuxième édi-tion.
GOLNW , ville anséatique d’Allemagne , dans la basse Po-meranie, a été presque ruinée par divers incendies, & par lesguerres d’Allemagne . * Sanson. Baudrand.
GOLO, c’est une des principales rivières de l’Isle de Corse.
]a tìrpnrl ÍÒ ÍAUfTí» /In«»» I“ — - * rt
GOLTSIUS ou GOLTS, (Henri) célèbre Graveur, nâquiten l’an i;;8>a Mulbracht, petit bourg dans le Duché dejufiersen Allemagne . Son père, nommé Jean Golts, étoit habile à pein-dre fur le verre. Henri peignoir aussi fort bien, & a fait de be-aux portraits ; niais il s’est encore plus distingué par les chosesqu’il a destinées à la plume, & qu’il a gravées au burin. L’an 1 y 9 r.il alla en Italie, & pendant son séjour à Venise & à Naples , iidestina quantité des plus excellons ouvrages de peinture, quil gra-va lors qu'il fut de retour en son pays. II mourut en 16x7. âgéde $9. ans. * Félibien, Entretiens fier les vies des Peintres.
«J GOLTZIUS, (Hubert) excellent Antiquaire, né à Yen-loo dans k Duché de Gueldres, le 50. Octobre i;2ó. étoit filsde Roger Goltz ou Goltzíus , Peintre de Wirtzbourg, qui demeu-roit alors à Venloo, & qui (éleva avec beaucoup de loin. Hu-bert, qui avoit une grande inclination pour les Lettres , pour lesinscriptions anciennes , pour les tableaux & pour les médaillés,se rendit extrêmement habile dans cette sorte de science. II s’ar-rêta dix ou douze ans a Anvers, & en iy<jg. il alla à Bruges , oùil trouva deux amis fidèles, Marc & Gui Laurin frères, qui luirendirent de bons services. Goltzius continua à chercher les preu-ves de (histoire par les médailles, & mit ia dernière main a unepartie des ouvrages que nous avons de lui. Ensuite il voyageaen France, en Allemagne, ct en Italie , où son mérite lui ouvrittous les cabinets des Curieux, & où la ville de Rome (honorade la quasité de Citoyen . A son retour dans les Pays-bas , ilcontinua à travailler avec une grande application , ct mourut àBruges le 14. Mars 198?- en la s7- année de son á'ge. Goltzius n’étoit pas seulement Antiquaire, mais outre cela Graveur, Pein-tre , & Imprimeur. Comme il craignoit qu’on ne lailset jglisserdans ses ouvrages des sentes qu’on eût pû lui imputer, il établitdans se maison une Imprimerie , où il seifoit imprimer ses livres,les corrigeant lui-même avec beaucoup de soin. On (a acculéd’avoir publié fous son nom les inscriptions antiques de Marii-nim Smetim. On a aussi soupçonné Goltzius d avoir imposé auPublic sur quantité de médailles ; mais M. Vaillant après un exa-men exact, assure qu’il n’en a pas trouve une seule, dont onpuisse douter avec raison. Le livre de Goltzius intitulé vit a frres gell * Augufti , fut imprime a Bruges cn 1577. & depuis à An-vers cn 1644. avec des Commentaires de Lquh Nomus. Le mé-me Nonius a seit des commentaires fur (ouvrage de Goltzius quia pour titre : Sicilia fr magna Gracia numismata. Outre cesTorrn IIC Q-st » deux